Des forêts et des hommes : Extase au salar d’Uyuni


La Bolivie, ses sommets andins qui pointent irrémédiablement vers le ciel… et son salar d’Uyuni irrémédiablement plat ! Récit d’une rencontre avec ce lieu unique à l’occasion d’un réveillon du nouvel an pas comme les autres.

Impossible de manquer l’incontournable salar d’Uyuni. Qui plus est à moto. Le sentiment de liberté s’y impose instantanément à vous.

Imaginez une surface magnifiquement blanche de 100 km de diamètre, parsemée de cactus, entourée d’innombrables sommets lointains, et couronnée d’un ciel parfaitement bleu. Voilà, c’est la première chose que j’ai vu en ouvrant mes yeux après une nuit un peu trop courte. Il est 5h30 du matin. J’essaye de réveiller mes amis pour partager avec eux cet instant unique : premier échec de l’année !

Mais rien a faire c’est beaucoup trop beau. Le soleil n’est pas encore levé mais il renvoie une belle couleur rougeâtre sur le salar. Le vent s’est tu. Rien ne bouge. Comme si le temps s’était arrêté. Je suis tout frissonnant et bouleversé ! Il y a certains moments qui peuvent vous rendre heureux pour une éternité.

 

Le Salar d'Uyuni

Le salar d’Uyuni au lever du jour, un premier janvier

 

Subjugué par le spectacle offert par le salar d’Uyuni

Ce matin là, je le vivais les larmes au yeux et le sourire jusqu’aux oreilles. J’ai admiré non stop le paysage tout autour de moi. Trois cent soixante degrés d’un sol blanc pur, prêt à renvoyer les rayons du soleil. Impossible de se lasser !

Puis, un par un, mes amis se sont réveillés : avec un peu d’insistance, j’ai fini par leur faire ouvrir les yeux.

Il est temps de sortir la caméra et l’appareil photo. Puis Wout à préparé les feux d’artifices sur sa moto. Ceux qu’on n’avait pas allumés la veille. Ça n’a pas donné grand chose.

 

 

Il a fallu manger un petit peu, boire de l’eau, démonter le campement et ranger tout ça sur la moto. Le soleil tape déjà bien fort au moment où on est finalement repartis. Vingt kilomètres pour ramener nos deux amis backpackers sur nos sièges passagers. Puis une centaine pour rejoindre la ville d’Uyuni.

 

À moto sur le Salar d'Uyuni

Faire le zouave sur le salar d’Uyuni, ça n’a pas de prix !

 

Vite, laver la moto !

C’est bien beau les moments magiques, mais faut aussi savoir revenir sur terre.

Après la bénédiction du paysage, la malédiction du sel. Aussi beau soit-il, il se montre bien pire que le sable pour la mécanique. Ça colle partout et ça attaque la ferraille si vite que ma belle KLE avait pris un coup de rouille en moins de 24h. Par précaution, j’ai préféré la rincer deux fois pour être sûr que tout soit parti !

On a trouvé un hostel assez tard. On n’avait pas vraiment mangé depuis la veille. Complètement claqués !

Un dodo et on repart. Pas grand chose à faire dans ce repaire à touristes poussiéreux et cher… On décide alors de prendre la route pour Tupiza, ville un peu plus au sud. Normalement, on devrait bifurquer par les petits chemins après une cinquantaine de kilomètre de bitume. Mais, comme souvent en Bolivie, c’est une route en travaux qu’on trouvera.

Les pistes le long des routes en travaux sont souvent les plus cassantes et ennuyeuses. Heureusement le petit chemin raccourci qu’on a décidé de prendre n’est pas fréquenté. Il traverse la pampa puis laisse progressivement place à quelques collines qui finissent par se transformer en montagnes. Au détour de chaque colline, le paysage change. Je me croirais revenu en Mongolie. C’est magnifique.

 

Paysage de colline bolivienne

Au détour de chaque colline, le paysage change

 

Sur les traces du Dakar

Quelques heures plus tard, on arrive dans un petit village minier. Impossible de trouver l’enseigne du resto que les gens nous indiquent. Deux enfants nous sauveront en pointant du doigt ce qui semble être la cantine ouvrière du coin !

Après quelques lampées d’une merveilleuse soupe, la serveuse nous demande si on est pas du Dakar ! « Quoi ? Oui oui bien sûr ! Nan je rigole ! » Il s’avère que les pilotes du célèbre rallye passent par là tous les ans. Pfiou. Ça nous a tout de suite donné le sourire. Et ça explique aussi l’origine de ces traces qui traversent parfois la piste principale….

Allez, on remonte en selle ! Plus on avance, plus c’est sublime. On a même roulé dans le lit d’une rivière. Puis, sur la fin, la piste prend la forme d’une longue et belle descente remplie de multiples courbes qui nous attendaient sagement. Rien que ça c’était le pied ! Et je vous épargne la vue de dingue… On se serait cru en Utah, avec une petite touche de Grand Canyon.

Puis, juste après, Des pics rouge vif se présentent face à nous. À un moment, j’ai même reconnu un passage du Dakar que j’avais vu à la télé.

 

Le Dakar en KLE

Je me suis imaginé en pleine course. Ce serait fou, nan, un Dakar en KLE ?!

 

Un rêve de gosse

Les virages qui suivent grimpent bien. Le chemin n’est pas plus large qu’un camion. Je me suis imaginé en pleine course. Ce serait fou, nan, un Dakar en KLE ?!

Le bonheur, c’est fait de tout petit riens. Il peut vous faire signe quand vous traversez des lieux exceptionnels pour vous comme le salar d’Uyuni l’a été pour moi. D’autre fois, des rêves de gosse donnent une teinte spéciale au paysage qui vous entoure. Ces quelques moments partagés avec vous demeureront sans doute comme certains des plus beaux du voyage. Je vous souhaite à tous de vivre ça un jour !

 

Le Salar d'Uyuni

Imaginez une surface magnifiquement blanche de 100 km de diamètre, parsemée de cactus, entourée d’innombrables sommets lointains… Le salar d’Uyuni !

 

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L'aventurier viking

Parfois webdesigner, parfois aventurier, j'aime communiquer, enseigner, apprendre, entreprendre, découvrir. C'est cette multiplicité qui m'anime quand je voyage, travaille, photographie, écris, mange ou bois. Je crois au hasard et je souhaite lui donner un maximum de chance de pointer son nez, pour le meilleur ou pour le pire !

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