Quelques questions à Baptiste après son périple


Baptiste, que nous avons suivi tout au long de son périple, est arrivé après moultes péripéties à Oulan Bator, capitale de la Mongolie, sa destination ! Il a pris un peu de son temps pour répondre à nos questions

Baptiste, Quel bilan tires-tu de tes 17 500 km ?
Dix kilos de moins, zéro crevaison, six indigestions, sept chutes en roulant, d’innombrables à l’arrêt, des tonnes de rencontres et de souvenirs aussi magnifique les uns que les autres !

Justement, quel est ton meilleur souvenir pendant ces quatre mois de moto ?
Au milieu des montagnes du Kirghizistan, en haut d’une colline, à admirer le coucher du soleil au milieu des troupeaux et des yourtes, après une superbe journée sur des pistes abruptes et perdues…

Au contraire, quelle expérience te fait encore trembler tant elle était délicate ?
C’est un épisode que j’ai vécu à la fin de mon périple. Je décide de m’arrêter pour faire une photo, le dernier jour de mon périple. Au moment de repartir, quand j’appuie sur le démarreur, un silence de plomb ! Je n’avais plus assez d’eau ce jour là et je puisais déjà dans les maigres réserves de secours. Après une heure, je finis par démarrer sans savoir comment. Je stresse à l’idée de devoir traverser la rivière que je longe depuis longtemps. Après 120 km de piste, je vois enfin une ville, et surtout un pont !

T’es-tu senti en danger ?
Oui, bien entendu. Une fois sous un bel orages à 3000 mètres d’altitude, sur une piste boueuse bordée de vide. Une autre en dormant dans le désert entouré de serpents et de scorpions que je n’ai vu qu’à mon réveil. Par contre, je ne me suis jamais senti en danger à cause des gens dans tous les pays traversés.

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué : les rencontres, les paysages, la route ?
Les rencontres, sans aucun doute ! Elles sont le plus souvent instantanées, intenses, équivoques, fréquentes et donnent du sens au voyage. J’ai passé une nuit dans une ger avec une famille pour mon premier jour au Kyrgyzstan. J’y ai trouvé des enfants pleins d’entrain de curiosité et une générosité au-delà de toute espérance.

Partir avec une moto qui a vécu, bonne ou mauvaise idée ?
La simplicité des vieilles motos est, selon moi, un de leur point fort quand on part à l’aventure. Blue flame, comme je l’ai baptisée, a été exceptionnelle : elle a brisé une fiat bleu, mis la pâtée à beaucoup de jeunes gros calibres et il a été difficile de m’en séparer !

Quels conseils donnerais-tu aux débutants qui réfléchissent à se lancer dans un périple comme le tien ?
Gaz ! Lancez-vous, c’est fabuleux, enrichissant, dépaysant et ce n’est qu’en le vivant qu’on le réalise vraiment. Préparez le bien, moins vous avez d’inquiétudes, plus vous laisserez de place au plaisir. N’ayez pas peur de faire des erreurs, mais évitez à tout prix celles qui peuvent vous coûter la vie. Dans tous les cas, le plus dur c’est de partir !

Si ces quelques mots ont creusé votre curiosité et que vous voulez vous en mettre plein les yeux, jetez un œil au site de Baptiste !

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L'aventurier viking

Parfois webdesigner, parfois aventurier, j'aime communiquer, enseigner, apprendre, entreprendre, découvrir. C'est cette multiplicité qui m'anime quand je voyage, travaille, photographie, écris, mange ou bois. Je crois au hasard et je souhaite lui donner un maximum de chance de pointer son nez, pour le meilleur ou pour le pire !

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