Enduropale : Préparer sa moto pour les courses de sable


À quelques jours de l’Enduropale, découvrez les secrets techniques qui font d’une moto cross de série une bombe pour une course d’endurance sur sable telle que l’Enduropale grâce aux deux pilotes Motoblouz, Romain Maurez et Aymerick Dupont.

La Yamaha YZ125 d’Aymerick Dupont, l’un des deux pilotes Motoblouz à l’Enduropale, fait étape dans nos locaux avant de prendre la route pour la plage du Touquet Pas de Calais. L’occasion rêvée de détailler les modifications que réclame la célèbre course des sables sur une moto tout-terrain de série.

Une moto taillée pour l’Enduropale ? Optimisez le refroidissement

Une machine cross tout juste sortie des chaînes de montage n’assure pas un rendement optimal dans le sable sans une certaine préparation. La fluidité extrême du sable impose une charge constante du moteur, qui occasionne une hausse de température. L’un des axes d’amélioration consiste donc à renforcer le système de refroidissement.

Romain Maurez, l’autre pilote Motoblouz, nous a détaillé sa configuration : « j’utilise des durits silicones renforcées, un « Y » de jonction en alu (le plastique fond !), ainsi qu’un vase d’expansion fait maison ; c’est le minimum pour encaisser le choc thermique ! » Le constat est le même en ce qui concerne l’échappement, qui doit tenir les très hautes températures. Les garnitures en laine de roche s’avèrent donc idéales…

Trucs et astuces pour un meilleur chrono

Le ravitaillement joue également un rôle crucial susceptible de départager deux participants à l’Enduropale. L’autonomie de la moto doit donc être améliorée pour réduire le nombre d’arrêts à deux ou trois, par l’adoption d’un réservoir d’une plus grande contenance.

L’embrayage bénéficie quant à lui fréquemment d’un reconditionnement visant à le renforcer. Romain utilise des disques d’embrayage de quad, avec cloche et plateau Hinson taillés dans la masse, qui préviennent le cirage en fin de course. Citons également le filtre à air équipé d’une chaussette « sandstop » afin de prévenir l’incursion de grains de sable dans le moteur. À ce sujet , Aymerick, qui courra en catégorie Jeune samedi matin nous communique sa petite astuce pour faciliter la vie des mécaniciens : « Huilez le filtre à huile à l’intérieur : cela empêche la chaussette de coller au filtre… »

Traction et stabilité en ligne de mire

Du côté de la partie cycle, la préparation est essentielle, et la monte de pneus spéciaux pour le sable en vue d’améliorer la traction en sortie de courbe ne constitue que l’une des modifications.

Les réglages de suspension sont ainsi bien spécifiques : la précontrainte de l’amortisseur est diminuée pour alléger l’avant, et la fourche durcie. Les fourreaux de fourche sont descendus au maximum (au ras des pontets) afin d’allonger la moto pour une plus grande stabilité à haute vitesse. Le bras oscillant gagne 4 ou 5 cm de longueur également à cette fin. Mais bien sûr, toutes ces modifications sont vaines sans une bonne technique et pour ça, seul l’entraînement paie !

Préparation pour l’Enduropale : Et le pilote ?

Rouler dans le sable se révèle en effet extrêmement exigeant pour le pilote. Une excellente condition physique s’avère donc indispensable pour qui veut ne pas se contenter de faire de la figuration, à l’instar des deux pilotes Motoblouz. L’entraînement doit donc être continu, tout au long de l’année, alliant renforcement musculaire, et travail de l’endurance (en pratiquant régulièrement le vélo et la course à pied, par exemple).

Un peu avant le début de saison, les pilotes consciencieux se lancent dans une phase plus intense de travail fractionné destinée à améliorer leurs performances brutes. Et plus près encore de l’échéance, un régime alimentaire particulier apportera une plus grande efficacité le jour J : pâtes complètes pour faire le plein de sucres lents, boissons de préparation physique, etc.

Pendant la course, lors des arrêts pour ravitaillement, certains n’hésitent pas à grignoter un petit en-cas, susceptible de leur donner un coup de fouet sur la fin de la course. Pour s’hydrater en continu, une poche à eau type « Camelback » est une bonne piste.

Clichés Zoll Photographie

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Loïc

Rédacteur et testeur pour Motoblouz, je suis l'extra-terrestre qui attend impatiemment la pluie pour mettre à l'épreuve l'étanchéité d'une veste ou d'une paire de gants... Fan inconditionnel de routes à virages, la moto est pour moi un moyen d'évasion comme un moyen de transport.

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