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S’équiper à moto pour affronter TOUTES les conditions en voyage


river crossing en moto

Trouver le bon équipement pour un voyage à moto qui permet d’affronter des conditions extrêmes et plurielles… Tout en restant léger ? Voilà une triple problématique.

En voyage, cours ou long, on peut être amené à affronter des conditions météo extrêmes. « Extrêmes » ? Disons qui vont au-delà de la simple bruine matinale (à savoir neige, vents violents, fortes pluies). Manque de bol, elles peuvent aussi être multiples. Que la Bretagne en soit témoin : de la pluie, du soleil et du brouillard dans la même journée, c’est possible. Le fait est que, en voyage à moto, il y aura toujours cette volonté… De voyager léger ! (spoiler alert : en ce sens, on ne va pas vous conseiller ici de voyager avec 1 veste + 1 pantalon adaptés à chaque saison).

Après plus d’un an sur les routes, à traverser le continent latino américain, on revient sur nos meilleures astuces pour justement affronter des conditions extrêmes et plurielles, ou diversifiées, à moto, tout en restant léger. Quel est le bon équipement pour un voyage à moto, celui qui affronte toutes les saisons et qui reste léger / compact ?

L’équipement idéal pour le chaud

Dans le désert mexicain comme au cœur de la Provence en été, les températures peuvent vite atteindre les 40°C bien secs. Et la météo, on ne peut malheureusement pas la contrôler : parfois, on est quand même « obligé » de rouler sous ces températures. Du coup, quand il fait super chaud, on fait quoi côté équipement moto ?

On aère, on opte pour un équipement qui respire un maximum ! Pour ça, on favorise les aérations et on préfère les doublures amovibles. Mon pantalon par exemple, le pantalon Rev’it Tornado 3 Ladies, dispose d’une doublure amovible à ajouter quand les températures descendent… Quand elles remontent, et que j’enlève la doublure, mon pantalon n’est juste que de grands panneaux de Mesh (PWR|shell Mesh exactement) qui me permettent d’être en permanence aérée en roulant. Parfait.

Que fait-on de toutes les doublures en été ? On les compresse un maximum, et on les met dans des sacs compressibles étanches, dans une valise latérale ou un roll bag. Super compressées, elles prennent peu de place et ne pèsent pas énormément.

Concernant les gants, on voyage toujours avec deux paires. C’est d’ailleurs le seul équipement moto qu’on se permet d’avoir en double. Une paire hiver, étanche et isolante, une paire été, super aérée. On roule TOUJOURS avec des gants (d’ailleurs, c’est obligatoire en France), même sous de fortes températures. Il suffit d’opter pour une paire légère avec protections aux phalanges et cuir perforé ou matière textile respirante. Ces gants été et hiver, on les place dans le top case, dans un filet araignée… pour toujours rester à portée de main. Ainsi, si les températures changent : on s’arrête, on fait le tour de la moto et on les change en moins d’une minute.

Le seul élément avec lequel on ne peut pas faire grand chose, sous des températures extrêmes, ce sont malheureusement les bottes. Elles sont (pour nous qui aimons le off road) essentielles, et vous porteront toujours chaud. Entre être à l’aise et sécur, on favorise toujours notre sécurité… Par contre, on peut toujours changer ses chaussettes pour quelque chose de plus léger voire respirant !

L’équipement idéal pour affronter le froid

Il y a des régions dans le monde où on peut passer du très chaud au froid en un claquement de doigts (ou une centaine de bornes, soyons honnête). Je fais référence pour nous au Pérou, divisé entre les Andes à une altitude moyenne de 3500 mètres (6700 mètres max) et le désert. Ou encore à l’Equateur, divisé entre les volcans d’un côté et la région amazonienne de l’autre. Quand les températures refroidissent, et refroidissent vraiment, que fait-on ?

On fait confiance aux matériaux à forte R&D. Clairement, si rouler quand il fait trop chaud s’avère désagréable, je pense qu’il est impossible de rouler en ayant un froid glacial sur le dos. Ma veste peut ne disposer que de quelques aérations pour le chaud mais pour le froid, la doublure amovible notamment, je choisis le top du top. Le Thinsulate, Dupont Conformax et Cynix 3F sont autant de textiles (ou techniques, pour le Cynix) à forte isolation thermique.

Ensuite, on aime les petits équipements qui viennent s’ajouter à un équipement de base bon et bien pensé pour l’extrême. Je fais référence ici aux :

  • sous-vêtements techniques et thermiques* (certains sont même coupe-vents),
  • gants hiver,
  • poignées chauffantes (le meilleur investissement, elles ne changent rien en été mais changent clairement les sensations de conduite en hiver),
  • protège-mains qui dévient le flux d’air, et permettent de rouler dans sa propre zone de chaleur / confort.

*J’ai vu qu’il existait des sous-vêtements thermiques combinaison ! Cela paraît tentant mais pour un long voyage, imaginez la combinaison + l’équipement + la combi de pluie intégrale… J’en ai des sueurs froides quand je pense à la complexité de la pause toilettes. 

Conseil technique en cas de super froid

La technique de l’oignon, qui consiste à superposer les couches, reste pour nous la meilleure option quand il fait très froid. On s’est aussi rapidement rendu compte que lorsqu’il faisait super froid, le plus efficace était d’enfiler nos combinaisons de pluie au-dessus de tout notre équipement. Alors oui, il s’agit d’un équipement pour la pluie mais elles s’avèrent, en plus d’être étanches, parfaitement coupe-vents. On privilégie ici les combinaisons intégrales comme les Bering qui, en haut comme en bas, protègent alors de la pluie, du vent et du froid.

Arriver à Ushuaia jusqu’à moto, ok, avec le bon équipement !

Sous-vêtements techniques + doublure chaude + combinaison de pluie = notre tenue spéciale froid extrême, et honnêtement, c’est top. On a pu rouler 6 heures à des températures avoisinant les 0°C (+ vent) en arrivant à Ushuaïa, sous la neige qui plus est. Le bout du monde quoi.

Tips pour une valise légère : plutôt que d’embarquer 3 tee-shirts simples… On opte pour 1 tee-shirt technique, 1 tee-shirt à manches courtes et 1 tee-shirt à manches longues. Là encore, pour adopter la technique de l’oignon.

L’équipement idéal pour un voyage à moto en cas de pluie et/ou vent ?

Sans suspense, comme dit plus haut, l’équipement BONUS à toujours embarquer pour se protéger à la fois du froid, de la pluie ET du vent, ce sont les combinaisons de pluie intégrales. Je pense que « l’intégral » fait la différence (à préférer à la veste + le pantalon étanches) puisqu’elle ne laisse pas de place au courant d’air.

Notre astuce pour voyager léger : on prend toujours le temps de plier correctement nos combi. La technique du boudin : on les plie puis les enroule sur elles-mêmes, ce qui semble être la meilleure méthode pour gagner (ou ne pas perdre) de la place. On sécurise et serre bien le tout avec une ficelle, façon rôti, puis on les place elles aussi dans le top case. Ou du moins, à portée de main.

Au début du voyage, il nous fallait un bon quart d’heure pour nous équiper. On attendait d’ailleurs toujours la première goutte de pluie pour vraiment se décider. Avec le temps, et l’expérience, on s’arrête maintenant aux premiers nuages suspicieux et on met clairement 5 minutes pour les enfiler. Alors oui, on ressemble à des cosmonautes et votre conduite devra s’adapter. Mais elles apportent vraiment un plus, un bonus, en cas de froid, de vent et de pluie.

Autre astuce : prenez votre taille habituelle, et profitez du retour gratuit chez Motoblouz pour essayer la combi. Normalement, elles sont conçues « plus grandes » pour justement être portées au-dessus d’un équipement moto. Mais, par exemple, Max a opté pour du M (taille habituelle) et la sienne est un peu courte. La mienne en S (également taille habituelle) est un peu trop grande. A tester donc !

Quid des chaussettes imperméables ? Honnêtement, rouler tous les jours par tous les temps, vos bottes vont perdre de leur imperméabilité… C’est sûr, et pas surprenant ! Du coup, pour affronter la pluie jusqu’au bout des orteils, pourquoi ne pas investir dans des chaussettes imperméables ou des sur bottes. Honnêtement, j’aurais aussi très apprécié une cagoule… Pour couper le vent au niveau du cou (mais impossible d’en trouver une adaptée sur place).

Les gants eux seront toujours mouillés. Ne vous attendez clairement pas à des miracles… Sauf peut-être avec des sur-gants étanches (façon combinaison). C’est une des raisons pour lesquelles on a décidé de voyager avec deux paires : s’il y en a une mouillée, l’autre est sèche pour le lendemain, si besoin. A noter : on veille toujours à sécher sa paire de gants… loin du radiateur. Et encore plus si c’est du cuir.

Le mix gagnant : comment embarquer les trois (équipement froid, chaud, de pluie / vent) au cours d’un même voyage ?

Pour récapituler, nos meilleures astuces pour voyager sous des conditions extrêmes… tout en restant léger, c’est

  1. Donner de la polyvalence à notre équipement ; référence ici à la combinaison de pluie qui s’avère tout aussi utile en cas de vent que pour affronter le froid
  2. Préférer des équipements trop grands plutôt que trop serrés… Histoire de pleinement adopter la technique de l’oignon (sans entraver les mouvements)
  3. Préférer des équipements « polyvalents » qui ont notamment plusieurs doublures amovibles (doublures étanches, doublures thermiques)
  4. Tout garder à portée de main : dans les filets araignées du top case ou dans une sacoche réservoir
  5. Privilégier le confort à l’aspect esthétique ! Comme je le disais, lorsqu’on est sur du froid extrême, on ressemble à des astronautes ayant forcé sur le buffet libre brésilien… Mais on a chaud et on est protégé.

La Ruta 40 en Patagonie argentine connue pour ses rafales de vent !

Niveau bagagerie, existe-t-il une solution idéale pour affronter ces conditions ?

Là encore, on ne ferme pas les yeux sur la qualité des matériaux et de l’équipement pour un voyage à moto serein. Avec le temps (et les chutes), nos valises ont malheureusement perdu en étanchéité… Depuis quelques semaines, en cas de forte pluie, l’eau s’infiltre par les joints. Résultat, déjà que tu roules sous la pluie pendant des heures, arrivé à destination, tu te rends en plus compte que tes vêtements sont trempés… Pas cool. Du coup, on opte désormais pour la technique du sac poubelle. Toutes nos affaires sont disposées dans des sacs poubelles ensuite disposés dans nos valises latérales.

Si vous n’êtes pas trop sac poubelle, il existe aussi des sacs étanches à glisser dans vos valises rigides (de taille parfaitement adaptée aux valises justement). Ils n’amputent pas le volume de charge et vous aident à maintenir vos affaires sèches. Une option à envisager si on n’est pas fan des vêtements-odeur-sac-poubelle !

Mais le mieux, entre nous, pour un long voyage où on risque de fréquemment être sous la pluie, ce sont les roll bag étanches. Eux, ne nous ont jamais déçus. La valise souple étanche reste la meilleure option pour faire face aux intempéries et si vous aimez le off road (en cas de chute !).

Le meilleur de l’équipement pour un voyage à moto en cas de conditions extrêmes :
– super chaud : le MESH et les grands panneaux d’aération
– super froid : les matériaux à forte isolation thermique + la technique de l’oignon
– grosses pluies : les combinaisons de pluie intégrales
– grosses rafales : les combinaisons de pluie intégrales… coupe-vents !

Traverser des régions de glaciers à moto ? Il suffit de trouver le bon équipement !

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One Month One Ride

Max est un passionné-passionnant de motos. Moi, Mathilde, je suis passionnée par les voyages (et par la bouffe). C’est en duo (ou trio avec la Super 10) que nous avons décidé de partir vivre et rider sous le soleil de Californie. Histoire de découvrir le pays, la culture… et les merveilles culinaires américaines. Alors c’est en duo qu’on vous résume ici nos folles… ou plutôt nos terreuses, ensoleillées, et merveilleuses aventures. Suivez-nous aussi sur Insta.

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