Essai casque Shoei RYD


Lancé cette année par Shoei, le RYD est un casque intégral qui figure parmi les entrées de gamme de la marque. Le casque Shoei RYD se veut simple avec un soupçon de sportivité. Et surtout, taillé pour la route puisqu’il se rapproche de ce que l’on peut retrouver habituellement au rayon GT. Retour sur mes impressions, après l’avoir porté pendant presque 1 000 km sur mes trajets quotidiens maison-boulot.

Nul besoin de gadgets pour être efficace

Ce qui surprend avec le casque Shoei RYD, c’est sa simplicité. En effet, pas d’écran solaire intégré, pas de cache-nez, point de réglages dans tous les sens et aucun gadget. A l’inverse, la sobriété du RYD se situe au niveau des prises d’air limitées au strict minimum, d’un choix en coloris réduit (mais superbes !) et d’un design simple, ce qui au quotidien facilite son nettoyage (finis les pièges à moucherons). Ce casque Shoei RYD se veut fonctionnel, et conviendra parfaitement aux motards qui recherchent un casque aux capacités élémentaires.

Cet aspect minimaliste lui permet d’économiser de précieux grammes. A la balance, il affiche 1 300 grammes, et 1 350 tout équipé (Pinlock et bavette). Un vrai bonheur pour les cervicales !

Casque Shoei RYD : la sécurité avant tout

Ce qu’on peut dire, c’est que les standards de sécurité sont très stricts chez Shoei. Le casque Shoei RYD est conçu avec une coque en AIM. Une superposition de couches de fibres multi-composites et de fibres organiques, qui permet d’obtenir une coque absorbante à la rigidité optimale. A l’intérieur, le calotin est fabriqué en polystyrène modulaire à densité multiple pour absorber les chocs.

Le casque est également doté d’un système d’extraction rapide des joues baptisé « E.Q.R.S » (Emergency Quick Release System). Deux languettes rouges permettent une extraction rapide et facile en cas d’accident. Comme vous pourrez le constater sur les photos, des stickers jaunes permettent d’indiquer leur présence aux équipes de secours. Cette technologie est la même que celle qui équipe la casque de Marc Marquez, la classe ! Dommage par contre, que les instructions soient en anglais.

Bien que ce casque ait été conçu pour le plus grand nombre, il reste doté d’une fermeture par sangle jugulaire double D, pas très simple à appréhender si vous n’en avez pas l’habitude. J’ai été gêné par la longueur réduite de la bande du côté des boucles, un peu trop courte à mon goût. Il faut forcer pour aller chercher la boucle, ce qui énerve au quotidien. Mais pour se rattraper, Shoei a pensé à l’entretien puisque la mousse de protection est démontable et lavable.

Aération : ventilé mais bruyant

Une fois sur la route, on est surpris par l’efficacité du système de ventilation. Notamment celui de la mentonnière. Avec le froid, je me suis même parfois senti gêné par le flux d’air situé au menton qui me faisait pleurer tant il est puissant.

Une ouverture au menton et deux ouvertures sur le front ; on comprend facilement comment les utiliser en route, même avec des gants d’hiver. La mentonnière imposante fait d’ailleurs complètement partie du design de ce casque Shoei RYD.

Mais le revers de la médaille, c’est qu’une fois les ventilations ouvertes, on est assourdi par le bruit surtout à haute vitesse. On ne peut pas tout avoir ! Ajoutons que la marque propose en option des tampons en mousse (Ear Pads) placés au niveau des oreilles pour atténuer le bruit. Pour ma part, cela m’a donné l’occasion de tester les très efficaces protections auditives Alvis Audio Mk4. Elles permettent une bonne atténuation des nuisances sonores (vent, sifflements, moteur, échappement) sans pour autant vous couper du monde extérieur.

Focus sur l’écran CWR-1

L’écran CWR-1 offre un champ de vision très large. On se sentirait presque dans un casque GT. Ce sentiment est renforcé par l’absence de cache-nez, auquel je suis habitué sur mon casque de tous les jours. De ce fait, plus besoin de baisser la tête pour lire mon compteur… Et pas besoin de trop forcer sur la nuque pour voir ce qu’il se passe sur les côtés.

L’ouverture de l’écran se dose assez difficilement. J’ai toujours eu du mal à trouver la bonne ouverture notamment quand je cherchais à entrouvrir le casque, arrêté au feu rouge par exemple. Cela dit, le verrouillage de l’écran en situation fermée, par un appui prononcé, est un vrai plus par rapport à ce qui peut se faire chez d’autres fabricants comme HJC.

Enfin, il est vraiment très facile d’enlever la visière pour la nettoyer. En un clic, c’est enlevé. Un bon point ! Shoei a même prévu un petit flacon de silicone à appliquer sur le joint de l’écran pour optimiser son étanchéité.

Un vrai chausson pour la tête

Le casque Shoei RYD s’enfile très facilement, bien que j’ai choisi la taille M pour un ajustement serré. L’intérieur en mousse polyuréthane et combinaison de tissus haute performance, lui donne deux qualités principales : un très bon confort de portage et d’enfilage, et un intérieur ultra absorbant offrant un séchage rapide. Toutes les mousses sont démontables et lavables. Enfin, les mousses de joues sont disponibles en option en 4 dimensions pour un maintien optimisé, en fonction de la forme de votre visage.

Si on descend plus bas, le casque Shoei RYD propose une bavette de menton amovible qui a la particularité de bien isoler du froid. Par les températures basses de ce mois de novembre, j’ai vraiment apprécié avoir le menton au chaud sur la route.

Le casque Shoei RYD est une très bonne surprise pour moi. Outre son coloris très sympa, son confort, sa légèreté et sa simplicité en font un très bon remplaçant du Qwest. En optant pour ce casque, vous ferez une croix sur un pare-soleil rétractable ou une jugulaire micrométrique… Mais cela se fera au profit d’un casque fonctionnel au quotidien.

Poids9
Ergonomie8.5
Confort9.5
Ventilation8.5
Silence7
Finition8

Mon avis : La simplicité à tous les étages

Malgré un prix assez élevé, le casque Shoei RYD est épuré et fonctionnel. Il garde le plus important au centre de sa conception : la protection. Sa simplicité passe aussi par un poids très faible, 1 350 grammes sur la balance. Un achat recommandé pour les motards qui cherchent un casque sans fioriture et confortable pour un usage de tous les jours.
8.4

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meuhsli

Créateur en 2013 du blog La poignée dans l'angle, j'ai enfourché ma première moto il y a une bonne dizaine d'années, de la 50cm³ au gros cube. Je roule aujourd'hui en S1000R, que ce soit pour des trajets moto-boulot-dodo ou de longues balades dominicales, seul ou en duo. Enjoy the ride !