Test du blouson Helstons Mustang cuir


Je ne vais pas vous mentir, je suis un grand fan de la marque Helstons : regardez cette gamme, et osez me dire que ça ne transpire pas la classe et le raffinement ma bonne dame !

Comme dirait un ami qui m’expliquait pourquoi il achetait un cover pour protéger sa tablette plus cher que la tablette elle même, ”c’est l’exception française”.

Du cuir bien épais, une doublure étanche, des poches partout, toutes les protections nécessaires, des finitions impeccables. Comment je vais bien pouvoir noter ça moi ?

Je me dois d’être dur mais juste : qui aime ben châtie bien !

Style du blouson Helstons  Mustang

Un cuir marron patiné vintage composant un blouson légèrement cintré, un col en mouton retourné amovible, il n’en fallait pas plus pour que je confonde Pippa et un P51.

Le tartan qui garnit la doublure amovible et l’intérieur du produit est du plus bel effet et le rend encore plus classe.

Je déclare officiellement mon amour inconditionnel et immodéré pour le style de ce blouson au look ravageur. Monsieur Marcin est resté trop modéré lors de son essai du blouson été Helstons, je me dois de rééquilibrer les choses tout en restant juste. Il met du 7/10, je mets du 13/10 en style.

Ça protège des chutes

Un cuir d’une épaisseur de 1.1 à 1.2 mm, une doublure en coton résistante à l’abrasion et aux brûlures, une doublure amovible aux mêmes caractéristiques de résistance, des coques aux épaules et aux coudes, une dorsale, le tout homologué et amovible de leurs poches respectives fermées avec des tirettes.

Le blouson est un vêtement moto des plus complets et il assurera votre sécurité, pas de doute la-dessus.

La dorsale, bien qu’homologuée, n’est pas la meilleure possible et il manque une attache pour relier le pantalon. On va donc très justement retirer deux demis points pour ces deux éléments. 9/10 en protection, donc.

Ça protège du froid

 C’est avec les mêmes arguments que le blouson convainc de sa capacité à nous maintenir au chaud et grâce à une membrane étanche et transpirante, au sec. Par 10 degrés, je roule sans problème juste habillé d’un t-shirt et de mon gilet airbag dessous.

« C’est un blouson d’hiver alors ? » demande quelqu’un au fond de la salle.

Oui, clairement, mais enlevez le col en mouton, ouvrez les pressions et les tirettes renfermant vos manches, et vous tiendrez parfaitement la route par températures plus élevées sans vous liquéfier. Mais ne vous leurrez pas : vous ne tiendrez pas 30 minutes dans des embouteillages sous 30 °c sans faire une petite syncope. Le Mustang, c’est du lourd.

Appel aux fabricants

Et la doublure thermique en thermo-alu alors ? Je l’ai enlevée. J’enlève toujours les doublures de mes blousons. Messieurs les équipementiers, je ne comprends pas l’intérêt des doublures amovibles. D’une part, je porte un airbag sous mes blousons et j’ai donc besoin de place. D’autre part, en cas de froid ou de grand froid, je porte un pull ou une veste chauffante que je suis très heureux de pouvoir garder ou pas selon les conditions à mon lieu d’arrivée. Avec la doublure de blouson équipée, c’est tout ou rien.

Tout comme il ne sert à rien de vouloir rendre un blouson léger et aéré étanche, il ne sert à rien de vouloir rendre un blouson destiné à vous protéger des intempéries plus aéré et moins chaud. A tout vouloir, on peut perdre l’essence du produit.

Vous avez déjà vu un motard pesant bien 100 kilos tout équipé perdre toute dignité au milieu d’un auditoire ? Alors je vais vous parler des manches et de leurs attaches.

Les manches des doublures amovibles sont souvent trop étroites aux poignets et rentrent dans le blouson quand je veux l’enlever, les pressions des attaches cèdent et je me retrouve comme un enfant de 5 ans ayant des problèmes de motricité qui essaie d’enlever ses manches dans de grands gestes hystériques et ridicules.

Quand la manche ne s’accroche pas à ma montre et m’empêche toute manoeuvre de désengagement sans aide extérieur.

On dirait alors un animal blessé et pris dans un filet qui supplie du coin de l’oeil le passant de l’aider. Bref, j’enlève toujours les doublures de mes blousons.

Dans ce cas-ci, l’intérieur en tartan du blouson est plus beau et plus doux que celui de la doublure, et les poches intérieures mieux intégrées, aucune raison de tergiverser.

Un demi point en moins pour la doublure moins belle que l’intérieur du blouson, et un autre demi point en moins pour la doublure tout court, insérez moi ce thermo-alu directement dans le blouson. Dur mais juste j’avais dit. 9/10 en confort.

Il a ce qu’il faut, là où il faut

Deux poches extérieures fermées par des pressions et des tirettes, peut-être un poil trop petites si vous avez des mains de forgeron.

Deux poches intérieures fermées par des tirettes, j’y glisse sans problème un smartphone de 6.5”.

Si vous portez la doublure, deux autres poches se superposent aux poches intérieures, une pour un smartphone fermée par un velcro et une autre fermée par une tirette.

Une poche intérieure près de la fermeture du blouson, à hauteur du cœur, pour y glisser cartes ou tickets, pas aussi pratique que la poche dans la manche du DXR Wilks.

Le cintrage du blouson se contrôle avec deux languettes ajustables sur deux niveaux avec des boutons pressions, même chose pour les poignets.

Le col en mouton peut se détacher, il est fixé par trois boutons pressions et une tirette. Cette dernière m’irrite parfois si je ne porte pas de tour de cou, c’est un détail mais il fait tâche à la vue de la qualité de l’ensemble du produit. 9/10 pour les détails.

Style10
Confort9
Protection9
Finition9
Il a le style, il protège bien du froid et très correctement des chutes, il est bien bâti, what else ? Un prix un peu plus tenu pour rendre élégant un peu plus de monde, ce serait génial.Helstons, la classe sans doublure.
9.3
Tags Helstons

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Etienne

Une gamelle avec la Wallaroo de mon grand frère il y a 20 ans a été le déclencheur d'une passion pour les déplacements rapides, depuis, vous nous croiserez Pippa et moi sur les routes de Belgique. Été comme hiver, qu’il pleuve ou qu’il fasse juste humide, par -10° ou +15°, rien ne nous arrête, nous sommes les navetteurs.