Produit offert par Motoblouz dans le cadre d’un test.
Il y a des jours où l’on part rouler pour se vider la tête. Et puis, il y a ceux où l’on part rouler avec une mission : tester une paire de gants. Ce matin-là, casque bouclé, moteur qui ronronne, me voilà avec les gants DXR Lexar Lady aux mains, prête à voir s’ils tiennent la route… Au sens propre comme au figuré.
Entre cuir et denim, mon coeur balance
Premier contact : le look. Mi-cuir de chèvre, mi-denim, ces gants DXR ont clairement décidé de jouer sur deux tableaux. Le côté cuir inspire confiance, un peu comme un pote qui te dit « t’inquiète, je gère« , tandis que le denim apporte une touche casual. Un style globalement simple, décontracté et du quotidien.
Petit aparté : avec ma veste moto DXR Toscane en jean, l’ensemble fonctionne à merveille. Comme quoi, sécurité et style peuvent vraiment faire bon ménage.
Et bonus non négligeable : chaque paire est unique grâce aux finitions du denim faites à la main. Autrement dit, personne n’a exactement les mêmes gants que moi et oui, c’est important !
Le gant qui se mérite (un peu)
Moment de vérité : l’enfilage. Et là… petit bras de fer. Les gants DXR Lexar Lady sont un peu étroits à l’entrée, ce qui donne l’impression qu’ils testent votre détermination avant de vous accepter. Il faut insister légèrement, tirer un peu sur la languette (heureusement bien pensée) et hop, ça finit par passer. Une fois en place, revanche immédiate : ils deviennent franchement confortables, comme s’ils s’excusaient presque de vous avoir fait galérer 10 secondes plus tôt.
Main légère, esprit libre
Une fois en selle, je remarque rapidement le confort. La doublure 100 % coton fait le job. Pas de sensation de sauna portatif, même quand le soleil commence à taper. Les zones ventilées sur le dessus des doigts sont discrètes et efficaces. On respire, littéralement.
Bien dans ses gants (et dans ses commandes)
Côté ergonomie, les soufflets d’aisance sur les doigts et les empiècements élastiques sur la manchette courte permettent une bonne liberté de mouvement. Résultat : je manipule les commandes sans avoir l’impression de piloter avec des moufles. Le serrage au poignet par scratch (auto-agrippant pour les puristes) est simple et efficace, avec une petite languette embossée bien pratique à attraper, même avec l’autre gant déjà en place. On sent que quelqu’un a réfléchi à l’usage réel.
Tactile sous contrôle… ou presque
Je teste aussi l’index tactile. Verdict : ça fonctionne… mais uniquement avec l’index. Avec les autres doigts, inutile d’insister, l’écran reste désespérément indifférent. Ce n’est pas toujours ultra précis, surtout quand on essaie de répondre vite à un message (évidemment à l’arrêt, jamais en roulant !). Disons que pour déverrouiller l’écran ou lancer une appli, ça passe. Pour écrire un roman, c’est plus compliqué.
Sécurité en mode discret mais sérieux
Niveau sécurité, les gants DXR Lexar Lady sont équipés de protections de phalanges en plastique effet carbone qui rassurent, sans être envahissantes. Elles se font oublier en roulant mais je suis contente de les savoir là.
Ces gants ont un niveau de certification de 1KP, c’est-à-dire qu’ils sont destinés à un usage normal, routier. Pour tout savoir, n’hésitez pas à lire cet article sur l’homologation des gants moto, très intéressant.
Le renfort en polyester Chamude sur la paume apporte un vrai plus en résistance, tout en conservant une bonne sensibilité. Un équilibre pas toujours évident, ici plutôt réussi. Le Chamude justement, qu’est-ce donc ? C’est une microfibre synthétique qui imite le daim, souvent utilisée en alternative au cuir. Souple, résistante à l’abrasion et offrant un bon grip, elle se montre particulièrement adaptée à un usage moto estival.
Petit détail appréciable : l’imprimé rétro-réfléchissant sur le côté du poignet. De jour, on l’oublie. De nuit, il pourrait bien faire la différence. Ce genre de touche discrète mais intelligente, cela mérite d’être souligné.
Option parapluie non incluse
Autre point à garder en tête, les gants DXR Lexar Lady ne sont pas étanches. Petite mise en situation réelle : je me suis faite surprendre par une bonne averse en roulant. Rien de dramatique au début, la pluie perle sur les gants, on se dit que ça va le faire. Puis, elle s’installe. Et là, on sent progressivement l’humidité s’infiltrer, notamment par les zones d’aération et les coutures. Sans surprise, ils montrent vite leurs limites sous l’eau : le textile finit par se gorger d’humidité et le confort baisse nettement. Clairement, ce sont des gants pensés pour rouler par temps sec et pas pour affronter une pluie prolongée.
Le verdict au bout des doigts
Là où ces gants été marquent franchement des points, c’est sur le tarif. À 29,90 €, difficile de faire la fine bouche. On est clairement sur un rapport qualité / prix très convaincant. Au final, les gants DXR Lexar Lady sont un peu comme une balade improvisée : pas parfaits mais franchement plaisants. Stylés, confortables, bien pensés, ils accompagnent sans broncher une sortie estivale. Et même s’ils ne révolutionnent pas le monde du gant moto, ils font largement le job… avec une petite touche de personnalité en prime.
En résumé
On aime
- Le look original et facile à porter
- Le confort une fois les gants en place
- La bonne respirabilité pour un usage estival
- Les protections discrètes et rassurantes
- Le prix très accessible
On aime moins
- L’enfilage un peu serré au départ
- le tactile perfectible
- Exclusivement pour un temps sec car non étanches au bout d’un moment
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