Essai dorsale à bretelles Bering


Une semaine après la reprise du MotoGP au Qatar, me voilà sur le circuit de Losail pour tester les nouveaux Michelin Power RS. Une session de roulage incroyable que je vous raconte d’ailleurs sur mon blog. C’était aussi l’occasion pour moi de rouler avec la dorsale à bretelles Bering sur le dos… en condition de course (le talent de Viñales en moins) !

Dorsale à bretelles Bering : Premier contact

Au quotidien, je ne suis pas vraiment habitué à porter une dorsale collée aux vertèbres. Mon blouson de tous les jours, le Macna Redox, est doté d’une D3O intégrée. Je ne suis donc pas très familier avec les coques rigides fixées le long de la colonne vertébrale. Mais qui dit session sur piste, dit dorsale obligatoire ! J’ai donc fait de la place dans ma valise pour emporter cette dorsale à bretelles Bering, et pour compléter ma tenue de pistard.

Au premier contact, elle est plutôt imposante. Pour mon test, j’ai opté pour une taille L. Et elle est également dispo en M pour les plus petits gabarits (je mesure 1 m 80 pour 80 kg, et je ne suis pas très épais). Elle couvre le dos, des épaules jusqu’au coccyx, selon son positionnement. Je précise que cette dorsale Safe Tech est homologuée CE EPI niveau 2 (norme EN 1621-2/03). Ceci la rend apte pour une utilisation sur circuit. Un premier bon point pour la protection.

Sa coque d’une épaisseur d’environ 4 centimètres, et à priori rigide, peut tout de même s’écraser sous la pression des doigts. En main, on peut facilement la plier et la tordre de quelques degrés. Un point de plus gagné sur le terrain de la souplesse.

C’est donc en toute confiance que je me suis équipé pour passer une nuit sur le bitume encore brûlant de Losail, à piloter S1000RR, R1 ou ZX10R. Le pied !

Une dorsale qui sait se faire oublier

Une bonne dorsale doit rassembler plusieurs qualités : protection, souplesse et confort.

Pour avoir porté cette dorsale une bonne partie de la nuit, en condition de conduite sportive, je dois avouer l’avoir complètement oubliée sous ma combinaison en cuir. Son poids, moins de 700 g, la rend si discrète qu’on ne saurait dire si on la porte… ou non. Sa souplesse a été mise à rude épreuve sur la piste, et à aucun moment sa présence n’a pu gêner mes mouvements. Que ce soit pour me coucher sur la moto sur une longue ligne droite d’1 km, pour vérifier derrière moi à la sortie des stands ou pour sortir la fesse dans l’un des seize virages que compte le circuit.

Malgré la température élevée (entre 25 et 30°C), sa matière interne respirante et légèrement matelassée, ne m’a pas fait suer excessivement. Que ce soit sur piste ou dans le paddock. Petite précision : je portais un t-shirt technique en dessous qui a été un plus pour éviter les auréoles 😉 Cet été, je n’aurai aucune crainte à la porter, même en cas de pic de chaleur.

Des réglages simplistes

La dorsale à bretelles Bering dispose des réglages classiques pour épouser la forme de votre dos. Les bretelles peuvent être allongées ou resserrées pour la positionner à la verticale. Ajoutons que ces bretelles sont élastiques. Donc j’ai préféré ne pas trop les serrer, sinon la dorsale avait tendance à remonter d’elle-même un peu trop haut jusqu’aux épaules.

Une épaisse ceinture à velcro permet quant à elle de bien maintenir la dorsale, plaquée contre vous. Une partie est élastique, l’autre est rigide. Il faudra donc trouver le bon serrage avant d’enfiler votre blouson. Je sais que la durée de vie d’une dorsale dépend bien souvent de la résistance à l’usure de ses scratchs. Je manque de recul pour vous éclairer sur ce sujet mais leur qualité donne toute confiance.

Il m’a fallu quelques minutes pour trouver un réglage confortable en jouant avec les bretelles et la ceinture. Et pour être sûr d’avoir le maximum de dos couvert. Je vous recommande de ne pas trop serrer les bretelles. Quitte à laisser un peu de mou et à assurer le maintien avec la ceinture. Si je devais proposer une évolution à l’équipe de Bering : faire en sorte que la ceinture soit moins mobile à la taille pour éviter que la dorsale ne remonte trop facilement.

Un look animal

Coté design, même si elle sera la plupart du temps cachée sous vos vêtements, le noir couplé au jaune fluo lui donne un look d’enfer. Les stries de la coque, en plus de lui donner une meilleure souplesse, rajoutent un coté animal du plus bel effet.

En taille L, la dorsale à bretelles Bering dispose d’une couverture de 63 cm en hauteur et de 31 cm en largeur au niveau des omoplates. Pour la porter sous un blouson, l’étiquette indique une épaisseur de 520 mm. Décimètre à la main, vu qu’elle est légèrement bombée, je mesure plutôt de 3 à 4 centimètres. En tout cas, elle saura se faire discrète sous votre blouson. Pour rappel, elle descend assez bas. Donc si votre manteau est court, il est fort probable qu’elle dépasse. Vu son épaisseur dans la partie basse, vous devriez pouvoir la loger dans votre pantalon sans problème.

En termes de prix, la dorsale à bretelles Bering se positionne dans la fourchette basse des produits du genre. Ce qui la rend très accessible. Son petit prix n’étant pas synonyme de qualité négligée, je recommande la dorsale Bering à tous ceux qui souhaitent renforcer leur sécurité sans négliger leur confort, ni leur porte-monnaie 😉

Protection9
Ergonomie8
Confort9
Finesse8.5
Finition9
Articulation8

Mon avis : Besoin de vous équiper pour la piste, foncez !

Homologuée pour le circuit, cette dorsale mêle efficacement protection et confort. Sa large couverture lui permet de protéger l'ensemble du dos pour constituer une véritable carapace contre les chocs. Son textile intérieur respirant, vous permettra de résister aux températures extrêmes comme celles que j'ai pu vivre sur le circuit de Losail au Qatar.
8.6

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meuhsli

Créateur en 2013 du blog La poignée dans l'angle, j'ai enfourché ma première moto il y a une bonne dizaine d'années, de la 50cm³ au gros cube. Je roule aujourd'hui en S1000R, que ce soit pour des trajets moto-boulot-dodo ou de longues balades dominicales, seul ou en duo. Enjoy the ride !

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