Il y a quelques semaines, j’ai eu l’opportunité de tester le casque Roof RO200 S Carbon, vous savez, le casque intégral le plus léger du monde… Alors, forcément, j’ai sauté sur l’occasion ! D’autant que j’avais déjà été agréablement surpris par Roof lors de l’essai du Desmo 3 Carbon.
Aussitôt reçu, j’ai monté tous les accessoires fournis, ainsi que la visière photochromique (en option) et enfourché le Z pour aller tester ça et accrochez-vous, ça vaut le détour…
“Ce produit est offert par Roof et Motoblouz dans le cadre d’un test en conditions réelles de circulation. Cependant, la rédaction de cet article est 100 % indépendante et reflète en toute transparence le ressenti que j’ai pu en avoir tout au long du test, sans parti pris ni influence.”
Faisons les présentations
Tout d’abord, faisons un petit tour d’horizon de ce casque intégral, aussi surprenant que fascinant.
Pour tout vous dire, j’avais tellement d’interrogations sur ce casque que je me suis entretenu avec la marque française Roof afin d’avoir des réponses complètes avant de vous en parler.
La première chose qui m’a interpellé en sortant le casque Roof RO200 S Carbon, outre son élégance et son poids plume sur lesquels je reviendrai un peu plus tard, c’est une petite languette mobile, que l’on peut trouver au niveau du cache-nez à l’intérieur du casque, accompagnée des écritures « Visor » et « Face« .

Je comprends assez rapidement qu’il s’agit d’un système de ventilation évolutif que je n’avais encore jamais rencontré sur un casque… Et pour cause, il s’agit d’une technologie brevetée par Roof, permettant d’affiner la ventilation en fonction de la période de roulage. Je reviendrai sur ce point de manière plus complète afin de bien comprendre son fonctionnement lorsqu’on parlera de la ventilation.
Un pack d’accessoires premium
Ensuite, je me suis penché sur tous les accessoires fournis, vous trouverez donc lors de la réception de votre casque Roof RO200 S Carbon :
- Un écran cristal « 100 % transparent » anti-UV (filtre 99 % des UV), anti-rayures et prévu pour accueillir un Pinlock® 120
- Un écran 100 % solaire anti-rayures
- Un Pinlock® 120XLT (Max Vision)
- Une bavette coupe-vent
- Un cache-nez
- Une housse de protection
- Un spoiler arrière aérodynamique en carbone qui est désormais homologué pour un usage route et installé sur le casque à réception
- Ainsi qu’un porte-clés servant à changer l’écran

Comme tout bon casque qui se respecte, vous avez également la possibilité de l’agrémenter d’un écran iridium (Silver, Or ou Bleu), un écran Pinlock® Ready teinté à 50 % ou encore de l’écran photochromique Pinlock® Ready que j’ai utilisé pour ce test.
Un écran photochromique ? Quézaco ?
Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas les écrans photochromiques, il s’agit d’une technologie permettant d’avoir un écran évolutif en fonction des conditions de roulage. Je m’explique : vous avez probablement déjà croisé des personnes avec des lunettes qui se teintent en fonction des UV et de la luminosité extérieure puis qui redeviennent transparentes une fois qu’ils entrent dans un bâtiment. C’est exactement le même principe. On a un écran qui nous accompagne tout au long de l’année, peu importe la météo, et qui nous permet de rouler en toute sécurité et en toute légalité car il respecte la norme E22.06

Concrètement, comment ça fonctionne ?
L’écran se teinte au besoin lors des roulages pluvieux afin de nous permettre de conduire confortablement en limitant les éblouissements, sans pour autant nous retirer les indications essentielles à notre sécurité. Lorsque la pluie laisse place au soleil, l’écran se teinte jusqu’à 80 % afin de nous protéger du soleil tout en restant dans les normes d’homologation du casque et de l’écran. Enfin, à la nuit tombée, l’écran redevient 100 % cristal afin de nous offrir une lecture optimale de la route et des éventuels dangers que nous pourrions rencontrer.

Personnellement, je trouve ça incroyablement pratique et sécurisant. Avant de découvrir cette technologie, j’avais constamment mes deux écrans avec moi : l’un sur le casque, l’autre dans une sacoche afin de me protéger du soleil avec l’écran fumé, et de pouvoir conduire en sécurité à la nuit tombée.
Le problème avec cette manière de faire, c’est qu’il faut toujours prévoir les heures de coucher du soleil et les temps de trajet. Histoire de s’arrêter au bon moment pour faire l’échange, pour limiter tout risque de chute du casque lors de l’échange sur le bord de la route, de casse de l’écran au moment du changement ou dans la sacoche, et de se retrouver contraint de finir la route “comme on peut” (ça sent le vécu 😅).
Surtout quand on prend en compte que le coucher de soleil, souvent bas en hiver, vient littéralement nous éblouir juste avant de nous plonger dans la pénombre. Avec l’écran photochromique, plus de question à se poser, tu roules et te concentres sur la route.
Un chef d’œuvre
Roof a apporté un grand soin lors de la conception de son casque RO200 S Carbon en travaillant le moindre détail pour une harmonie parfaite entre élégance, confort et sécurité. On y trouve notamment des mousses de qualité, ventilées, respirantes avec un traitement antibactérien, très faciles à démonter et conçues pour un séchage rapide.

J’ai eu un peu de mal à comprendre le fonctionnement des « clips » de mousse et, ayant toujours peur de les casser, je m’y suis un peu attardé. Mais, comme expliqué sur la notice, il suffit de faire glisser les mousses de joue vers le bas en tirant sur les languettes d’extraction pour les déclipser. Attention à ne pas tirer vers l’intérieur, et je ne suis pas persuadé (du fait de leur conception) que ça tienne le coup à long terme si vous tirez dessus comme des forcenés.
On y trouve également une intégration parfaite et élégante de l’écran sur la coque grâce à des plaques latérales en carbone ultra plates, ce qui nous permet de changer très simplement l’écran en glissant les parties latérales jusqu’au « clip » grâce au porte-clés fourni.

Attention, ne dévissez surtout pas les plaques et suivez les instruction du livret que je vous mets ici.
Démontage ultra rapide de l’écran
Si vous suivez ces étapes, ça passe tout seul :
- Entrouvrir légèrement l’écran afin de pouvoir glisser vos doigts entre l’écran et la mentonnière
- Enfoncer le porte-clés fourni dans le centre de la partie métallique
- Maintenir la pression et commencer à tirer l’écran vers l’avant du casque
- Tout en continuant à tirer, retirer le porte-clé de la partie métallique jusqu’à l’extraction
- Recommencer de l’autre côté
Ensuite, pour remettre l’écran :
- Glisser le côté de l’écran entre la coque et la plaque latérale en carbone (comme si l’écran était quasi fermé, rappelez-vous l’étape un du démontage)
- Pousser l’écran en direction de l’axe de rotation jusqu’à entendre le « clic »
- Faire la même chose de l’autre côté
- Ouvrir et fermer l’écran plusieurs fois pour vous assurer que c’est bien installé
Ça peut paraître un peu compliqué, comme à chaque changement d’écran pour un nouveau casque, mais c’est d’une simplicité déconcertante.
Un large choix de coloris
J’ai reçu ce casque intégral Roof dans sa finition Suzuka Blanc que je trouve vraiment sublime et très bien travaillée. Elle lui offre un aspect sportif élégant sans pour autant en faire trop, comme vous pouvez le découvrir sur ces photos, ce qui me permet de l’assortir assez facilement avec mes différentes tenues.

Et rassurez-vous, il y en a pour tous les goûts. Il est disponible dans cinq autres coloris dans sa version Suzuka (bleu métal, rouge métal, jaune métal, rose métal, vert métal) et même, pour les puristes, en 100 % Carbon brillant.
Tellement confortable qu’on l’oublierait presque !
On retrouve souvent dans les promesses marketing des informations édulcorées… Mais je me suis vite rendu compte en recevant le carton de ce casque Roof RO200 S Carbon que quelque chose était différent. Pour avoir testé un bon nombre de casques, le colis m’a semblé étonnamment léger, surtout au vu des équipements fournis que j’ai mentionnés plus haut. Je me suis donc empressé de le déballer et on peut dire que quand Roof parle du « casque intégral le plus léger du monde », ils ne rigolent pas : on ressent vraiment la différence une fois en main.
Et encore, le RO200 S Carbon que je teste pèse 1190 g une fois le cache-nez, la bavette anti-remous et le Pinlock® montés, le tout en taille M, ce qui correspond à la coque intermédiaire. Ce qui implique que la coque S sera encore plus légère.

Pour info, le casque est disponible en 3 tailles de coques, à savoir :
- S pour les tailles T54 -> T56
- M (coque que j’ai testée) pour les tailles T57 -> T 60
- L pour les tailles T61 -> T63
En main, c’est bien, et en circulation ça donne quoi ?
C’est à la fois agréable et surprenant. Outre le fait de sentir les mousses du casque sur le visage, qui sont très confortables au demeurant, le casque est tellement léger qu’on l’oublierait presque. Si on associe à sa légèreté le travail qui a été fait au niveau de sa forme, permettant une très bonne pénétration de l’air et une stabilité même à grande vitesse (grâce à son spoiler en fibre de carbone), il a clairement su préserver mes cervicales et limiter ma fatigue, même après de longs trajets.

Une ventilation optimisée et inédite
Cette année, nous avons eu des chaleurs impressionnantes et vous savez, comme moi, qu’on peut vite étouffer sous un intégral à moto. Ce n’était pas le cas ici, même avec des roulages à plus de 30°C sur des routes de campagne et en ville (à vitesses modérées ou faibles). Et pour cause…
Grâce à la ventilation à effet Venturi dotée de six entrées d’air (réparties en cinq mécanismes intuitifs, même avec des gants) et de deux extracteurs d’air vicié dissimulés sous le spoiler en fibre de carbone, le RO200 S Carbon a su m’apporter un confort thermique très agréable en ces périodes particulièrement chaudes.

Et ce n’est pas tout !
Vous vous souvenez de ce petit « loquet » évoqué au début d’article, celui situé au niveau du cache-nez, juste derrière la visière ? Je pense qu’il est temps de vous expliquer plus en détail ce que c’est, et comment ça fonctionne réellement. Il s’agit d’un dispositif de boîte à air à double fonction brevetée par Roof permettant d’affiner la ventilation en fonction de nos besoins. J’entends par là que ce système a été conçu afin de permettre une forte ventilation du visage lors des chaudes journées d’été et une ventilation orientée vers la visière pour les roulages plus frais et hivernaux.
Visor ou Face, à vous de choisir !
Mais alors, comment ça fonctionne exactement ? C’est très simple. Vous trouverez aux deux extrémités du « loquet » les indications « VISOR » ou « FACE ». Il vous suffira de choisir à quel endroit vous souhaitez rediriger la ventilation en fonction de la météo (visor ou face), et d’ouvrir l’aérateur situé en partie haute de la mentonnière.
Lors de ce test sous les températures estivales, j’ai utilisé le loquet en position « FACE » (visage) ce qui m’a offert toute la puissance de ventilation en direction du visage pour rendre ces températures beaucoup plus supportables.
Par contre, lorsque j’ai été confronté au froid et à la pluie, j’ai tout simplement tourné le « loquet » en position « VISOR » (visière) afin de rediriger la ventilation en direction de la visière pour venir seconder le Pinlock® et éviter la buée.
A noter : Ce dispositif est couplé à l’aérateur situé en partie haute de la mentonnière, donc lorsque vous le mettez en position « VISOR » en hiver, fermez l’aérateur situé en partie basse pour éviter les courants d’air frais.
Plutôt silencieux pour un casque carbone
Là encore, j’ai été relativement surpris car, malgré sa conception en carbone, le casque Roof RO200 S Carbon est loin d’être le plus bruyant que j’ai essayé. Surtout si vous pensez à enfiler la bavette anti-remous.
On ne va pas se mentir, on n’est pas non plus isolé du monde… Mais ce n’est pas ce qu’on demande en priorité sur un casque en carbone, il est solide, léger ; et on n’a rien sans rien ! Je trouve cependant que malgré sa conception en carbone, on peut facilement faire une balade d’une heure sans pour autant laisser nos tympans au bord de la route, même pour les plus sensibles comme moi. Je le couple donc à mes filtres auditifs sur autoroute pour encore plus de confort.
Prenez la route en musique
Sitôt reçu, j’ai immédiatement installé mon intercom sur ce casque afin de pouvoir profiter de la musique en balade ; et l’installation a été très rapide. J’ai démonté la mousse, inséré les haut-parleurs 40 mm qui sont parfaitement venus s’intégrer aux moulages prévus dans le casque, passé les connectiques sur la partie basse du casque afin qu’elles soient protégées par la mousse sans pour autant se retrouver entre le calotin et ma tête, j’ai installé le support clipsable… Et le tour était joué.
Je n’ai même pas eu besoin de retoucher à l’emplacement des haut-parleurs, le positionnement tombe juste en face de mes oreilles et m’offre un son idéal.
Un casque vraiment sécurisant
Pour augmenter notre sécurité, Roof a, là encore, fait preuve d’ingéniosité en brevetant un système permettant de diviser le système d’amortissement en cinq pièces distinctes afin de gérer la densité en fonction des besoins spécifiques à chaque partie du casque. Si on associe ce système EPS Multi-densité à une coque conçue en matériaux composites (fibre de verre et fibre de carbone de haute qualité pour plus de résistance à l’impact), un système d’attache Double D et un très large champ de vision, on peut dire qu’ils ont mis le paquet.

Je reviens très rapidement sur le point du large champ de vision : en effet, avec le casque Roof RO200 S Carbon, la marque française est allée chercher la vision la plus large possible en flirtant avec le maximum autorisé par la norme ECE 22.06. Elle nous offre par conséquent un champ de vision vraiment sécurisant et extra-large. Pour donner des chiffres, on a une vision horizontale à 210° et une vision verticale de 100°. C’est dingue comme on se sent ouvert sur le monde.
Dernier point que je souhaitais aborder avec vous car ça m’a un peu surpris, et je vous laisse tranquille. Lors de l’essai de ce casque, j’ai eu la chance de croiser un peu de pluie et je me suis rendu compte que l’eau perlait sur l’écran alors que je n’avais mis aucun produit. Je me suis donc renseigné auprès de Roof, et il s’avère que même s’il n’y a pas à proprement parler de traitement anti-pluie sur la visière, cela est probablement dû au traitement anti-rayures. Alors, même si ce n’est pas initialement lié à un traitement spécifique, je souhaitais vous en parler car j’ai trouvé ça très agréable et sécurisant.
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