#9 – On the road again: le trip des dundee 2018 n’est pas (totalement) fini !


L’un retourne en France, l’autre reprend la route. Les Dundee 2018 se séparent mais l’aventure continue. On the road again!  On reprend donc la route, en avion et en moto, vers la France… Et vers l’Australie.

Assis dans le hall de l’hôpital, je suis en compagnie de Pepper, le robot français de l’hôpital. Bien que de conception française, il ne parle que l’anglais. Pepper accueille les enfants en leur demandant de se désinfecter les mains. Car ici en Australie, et dans cet hôpital particulièrement, il y a un produit désinfectant en libre-service tous les 5 mètres.

Le taxi arrive, et il faut trouver ma place… Dans ce véhicule, la position assise m’est difficile. Il faut pourtant m’y habituer car le retour en France va être long. A l’hôtel, la personne à l’accueil parle un peu le français. Il se propose pour nous réserver nos taxis respectifs du lendemain, sympa ! Il se propose aussi pour être présent le lendemain, et me descendre ainsi mes affaires.

De mon lit, j’ai vue sur la mer par la baie vitrée. Ça fait du bien, et j’entends le ressac de la grande bleue. Cela change de ma chambre d’hôpital…

L’un part, l’autre reste

6 h : le réveil sonne. Il faut que je me prépare seul pour prendre le taxi. La nuit a été difficile, et la jambe est douloureuse. J’arrive à prendre une douche. La douleur m’oblige à me rallonger et à souffler avant de me rhabiller…

Flo est déjà partie depuis 2 h pour un vol vers Alice Springs. Elle rejoint le groupe pour continuer notre aventure. Elle a hésité longtemps : revenir avec moi ou continuer seule notre trip. Et elle a fait le bon choix, même si elle a l’impression de m’abandonner. Je suis de mon côté très heureux qu’elle continue, et sa décision permet à notre team de continuer l’aventure.
Flo m’enverra des photos pour que je vive cette aventure par procuration.

J’apprécie d’autant plus son choix que son niveau d’anglais est proche de zéro, et sa décision implique plusieurs changements d’avions et d’aéroports avant de retrouver le groupe. Cela sera difficile pour elle. Son courage l’honore, et je suis fier d’elle !

De nouvelles retrouvailles…

Le taxi est à l’heure, et l’hôtelier me porte mes bagages comme prévu. J’arrive à l’aéroport de Townsville pour un vol vers Brisbane. Je suis pris en charge par le personnel d’assistance de l’aéroport. Spontanément, quelqu’un part chercher un fauteuil roulant, et me pousse jusqu’aux guichets d’embarquement…

Le service est nickel ! Mais rien d’étonnant, c’est une constante ici en Australie. Un Australien se proposera toujours spontanément pour vous fournir son aide. Je m’enregistre et on me pousse vers les contrôles aux frontières. Evidemment, je bip et sonne avec tout le métal que j’ai dans la jambe… Mais les contrôleurs sont sympas, et j’ai quelques sourires de compassion.

Dans le hall, je retrouve avec stupéfaction Flo qui devait être sur le vol de Cairns depuis plus de 2 h. C’est compliqué pour elle. Elle m’explique que son vol initial a été annulé pendant qu’elle était en salle d’embarquement. Elle devra en prendre un autre dans l’après-midi, mais comme elle a raté sa correspondance pour Alice Springs, elle sera logée à Cairns pour un vol le lendemain pour Alice Springs.

« Et t’as compris tout ça avec les explications en anglais ? » Je suis stupéfait ! Elle m’explique qu’elle ne comprenait rien à ce que lui disait l’hôtesse, alors elle s’est retournée et a demandé bien fort à la cantonade si quelqu’un parlait français. Et ça a marché… ! Deux jeunes filles, dans la même galère, ont tout traduit, et lui ont expliqué la suite des événements. Je suis super fier d’elle.

Et de nouveaux au revoir

Mais je dois malheureusement la quitter car je dois embarquer. Je l’embrasse une dernière fois, et monte dans mon avion.

Je recevrai ensuite de belles photos de son hôtel à Cairns, et d’autres de sa destination finale à Alice Springs. Bravo mon amour ! Elle pourra souffler et décompresser dans la belle piscine de l’hôtel d’Alice Springs sous 35°C.

De mon coté, le vol de Qantas est de 1 h 45 et se passe pas trop mal. A l’arrivée, je suis pris en charge dès la sortie de l’avion pour rejoindre l’aéroport international. Le relais des accompagnants se passe bien : aéroport, chauffeur du bus puis de nouveau, accompagnant pour l’enregistrement aux guichets de Thai Airways. Mondial Assistance m’a booké un vol de retour via Bangkok en first. 

En première, s’il vous plaît !

Après les contrôles douaniers, je patiente dans les salons réservés aux premières classes. C’est la classe ! Embarquement prioritaire et ultra rapide, j’arrive à mon siège et on me propose directement un rafraîchissement. Mon voisin commande une coupe de champagne, et je m’entends dire « the same, please« . Je m’installe confortablement et ma coupe de champagne arrive avec des petits gâteaux. Le temps de regarder la sélection de films sur nos écrans géants… Et oui, en business, la taille des écrans est impressionnante.

Le repas est servi comme dans un grand restaurant : nappe blanche, premier service, second service, fromage, dessert et café. Pour les plats, nous avons trois choix et deux de desserts. A volonté, champagne et vin en grand cru, servis dans de beaux verres à pieds. C’est un repas digne d’un restaurant gastronomique, je me suis régalé.

J’ai de la place, et j’ai même la possibilité d’allonger ma jambe et de la surélever. L’hôpital m’a laissé un oreiller et un pain de glace que je demande régulièrement à repasser au freezer. Ces neuf heures de vol sont rapidement avalées dans un tel confort.

A Bangkok, de nouveau, j’ai le droit au salon VIP et je peux m’allonger de tout mon long. Le personnel, autant à bord que lors de l’escale, est aux petits soins. Le fait d’être blessé et français, ou peut-être que (tout simplement !) j’ai une bonne tête… mais tous se mettent en quatre pour m’être agréable. Ils sont tous prévenants et aux petits soins. Et le second vol est du même acabit.

Les 11 h de vol passent vite, d’autant que dans cet avion, le siège se transforme en lit. Ma taille m’empêche d’être allongé correctement (le lit fait seulement 1,9 m !) mais je dors quelques heures sur le coté avant que la douleur ne me réveille… Je change de position difficilement, mais gagne encore quelques moments de sommeil supplémentaires.

On the road again! 

J’arrive à Paris relativement reposé. Et dès la sortie de l’aéroport, une ambulance m’attend pour me conduire à domicile. Je voyage couché et à peine deux heures plus tard, je suis à la maison.

Pendant le trajet, je reçois quelques photos de Flo qui est bien arrivée à Alice Springs… Elle profite de la piscine. Le groupe arrive le lendemain et notre trip va, avec elle, pouvoir continuer. Ce sera différent puisque notre équipe a été démantelée, mais cela ne s’arrête pas.

On the road again! Les prochains articles seront donc ceux de Flo. De mon côté, après avoir rencontré un chirurgien de SOS Mains Doigts, je sais que j’en aurai pour au moins 6 mois. Le scanner a en effet montré que le pilon tibial était aussi atteint…
Méchante fracture. Il faut m’armer de patience et de persévérance. Mais il y a une fin à toute difficulté, et c’est vers ça que je dois me focaliser.

Retrouvez bientôt le premier post de Flo ! A suivre. 

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Florence et Hubert

Tous deux, à la cinquantaine plus les intérêts, vivons la vie avec passion. Ce que nous recherchons dans nos voyages? L’émerveillement ! Vous savez : cette petite lumière qui s’allume dans les yeux à un moment ou un autre… et quand on peut en plus, la partager, n’est-elle pas encore plus belle ?