Klass GP–Motoblouz, enfin de retour à Alès !


klass GP-Motoblouz

Après six mois de pause forcée due aux mesures sanitaires liées au Covid-19, les pilotes du Klass GP-Motoblouz se sont enfin retrouvés le week-end du 16 août sur le petit circuit cévenol particulièrement adapté au déconfinement des 125.

Six mois. C’est le temps qu’aura duré la suspension du championnat Klass GP-Motoblouz à cause de la pandémie du Coronavirus. Après un premier rendez-vous à Valence fin février, les pilotes de 125 et 250 2-temps des années 1990 et 2000 avaient un 2ème rendez-vous début mai. C’était prévu au Castellet dans le cadre de la prestigieuse Sunday Ride Classic. Le confinement et les mesures sanitaires qui ont suivi, ont obligé les organisateurs à annuler purement et simplement les courses printanières, avant d’être en mesure de fixer une nouvelle épreuve à Alès, les 15 et 16 août dernier.

Pour l’occasion, le Klass GP accueillait hors classement la RG 500 de Marc-Antoine Scaccia. Il y avait aussi beaucoup de sang neuf avec la venue de nouveaux pilotes dont David Da Silva, Matthias Doyen, Emmanuel Moulin, Jonathan Lallemand, Stéphane Benetto ou encore Arnaud Aussaresses.

Retrouvailles attendues pour le Klass GP-Motoblouz

Apparemment, le sevrage fut difficile pour les pilotes. Pas moins de 38 engagés avaient fait le déplacement dans les Cévennes pour le plaisir de se retrouver sur la piste.

Pour cette reprise sur petit circuit, Jérôme Krebs en avait profité pour ouvrir l’épreuve à la catégorie des 125 SP (Aprilia RS, Cagiva Mito, Suzuki RG,…) aux côtés des 250 SP (Aprilia RS, Yamaha TZR, Suzuki RGV,…). Une ouverture vers des machines du commerce plus accessibles… Mais aussi moins performantes que les 125 et 250 compétition-client (Honda RS, Yamaha TZ, Aprilia RSW) qui composent l’essentiel du plateau.

Pari gagné puisque cette catégorie production rassemblait pas moins de six 250 et cinq 125, dont Jordan Levy, le dernier champion de France Open 125 en 2011. Pas mal pour une première ! D’autant que les 125 SP de 30 ch étaient loin d’être ridicules. Elles tournaient en effet en moins de 1’27, à seulement 7 secondes de la pôle réalisée par une ancienne 250 de Grand Prix dotée de plus de 90 ch.

Les 125 qui feront d’ailleurs parler d’elles tout le week-end…

Sur le petit circuit d’Alès, les petits monocylindres 125 ont quasiment fait jeu égal avec les bicylindres 250. Au terme des essais qualificatifs, Soheil Ayari plaçait l’ancienne Fantic 250 de GP d’Arnaud Vincent en pole (1’21 »309). Son dauphin Philippe Arnal (sur Honda RS 125) était dans son aspi à seulement 19/1000e suivi de près par Antoine Goyet (également sur RS 125) à 15/10e.

« Les moteurs de 250 GP sont trop violents pour ce type de circuit étriqué, on dessine des virgules sur le bitume à chaque virage » précise Jérôme Krebs, éliminé par un serrage aux essais. Confirmation en course au second départ, après qu’Adrien Leduc (Aprilia RS, 125 SP) ait confondu vitesse et précipitation, et heurte Jordan Levy au premier virage. Vincent Levieux ne pourra malheureusement pas repartir, embrayage grillé.

Guy Bertin parti en 4eposition a quant à lui profité de son expérience d’ancien pilote de GP pour s’emparer de la tête de la course au 3e tour et finir avec 6 »8 d’avance. Derrière, pas moins de trois 125 ont bataillé pour le podium (Philippe Arnal, Lancelot Unissart et Florian Doguet), loin devant les 250.

Une météo à laquelle s’adapter (ou non !)

La chaleur écrasante (35°C) de 17 h a mis les organismes à l’épreuve. Beaucoup de pilotes n’étaient pas loin de s’évanouir après le passage du drapeau à damier.

La pluie, tombée en abondance dans la nuit, a offert un tout autre décor à la seconde course du dimanche. Sur un circuit séchant, tous les pilotes ont joué la sécurité et sont partis en pneus pluie, ce qui a encore un peu plus gommé les différences de puissance entre les 125 et les 250.

Dix-sept pilotes ont déclaré forfait à cause des conditions météo. La grille n’accueillait ainsi que 20 machines pour cette manche. Dans ce contexte, Florian Doguet a épaté les spectateurs en cravachant sa 125 pour revenir dans le sillage de la 250 de Guy Bertin sans pour autant oser le dépasser… Les deux roulaient en 1’26 »8, soit seulement 5 secondes moins vite que sur le sec.

Épreuves finales du Klass GP-Motoblouz les 4, 5 et 6 septembre sur le circuit de Pau-Arnos.

© Photos : Jean-Noël Najastre.

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