#16 – En route vers la ville des chercheurs d’opale…


Aujourd’hui, nous décidons de partir « à la fraîche » pour une étape de plus de 460 km. Mais il fait déjà 26°C à 7 h du matin. Nous avons rendez-vous ce soir dans la ville des chercheurs d’opale, Coober Pedy. L’opale est cette jolie pierre rare et très lumineuse. Coober Pedy est la seule ville au milieu de cette terre rouge et inhabitée. Elle est aussi connue pour ses habitations troglodytes.

Lors du brief du matin, Eric nous précise que la première et seule station essence est à 226 km. Avec nos GSA, pas de problème. Le plein a été fait hier, et nous pourrons faire route sans refaire le plein jusqu’au soir. Pour les GS, cela va faire un peu juste… Un appoint sera nécessaire. Et comme c’est la seule station, alors halte obligatoire !

Perdus dans le « désert »

La route est toujours aussi monotone et sous 37°C ce matin, c’est long. Il n’est pas facile de ne pas s’endormir sur la moto. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour boire un café et surtout, pas mal d’eau. Nous partageons notre eau fraîche grâce à notre glacière souple et nos pains de glace. Et nous faisons quelques heureux ! Nous déjeunons à Cadney Homestead au kilomètre 305. Puis reprenons cette même route… La température monte à 39°C.

Depuis plusieurs kilomètres, le paysage change : nous voyons quelques trous et bosses. Eric nous avait dit ce matin « Attention, une butte égale un trou, tout juste derrière ! Soyez vigilants ! » Quelques panneaux annoncent d’ailleurs le danger.

Plus loin, nous voyons apparaître les mines, des exploitations gigantesques avec de gros engins pour creuser. Depuis plusieurs kilomètres, le paysage est vraiment déformé par toutes ces buttes blanches.

Nous arrivons à Coober Pedy à 16 h, il fait 41°C.

A la découverte de l’hôtel troglodyte de Coober Pedy

Nous logeons dans un hôtel troglodyte d’une fraîcheur régénératrice et vivifiante. L’accueil des propriétaires est très familial, les chambres sont magnifiques.

Comme il n’y a aucune fenêtre, il y a des bouches d’aération au plafond. Sous chaque bouche d’aération, il y a un parapluie à l’envers pour récupérer les petits cailloux qui tombent du conduit d’aération. C’est sympa ! Bruyant mais sympa. Surtout quand le vent s’engouffre dans le conduit.

Après une bonne douche, nous faisons la visite de l’hôtel, et nous découvrons avec étonnement les couloirs creusés qui desservent toutes les chambres ainsi que l’espace détente et le restaurant. C’est magnifique !

Certains retournent faire un saut à Coober Pedy, il fait pourtant 40°C. D’autres, comme moi, restons au frais… Attirés aussi, bien entendu, par le magasin d’opales. Elles sont blanches, vertes ou roses. Leurs reflets sont d’une incroyable finesse.

Je rentre dans la chambre pour découvrir avec plaisir que j’ai enfin du Wi-Fi. Vite un Skype avec la famille… ça fait du bien ! Cela faisait longtemps que je ne leur avais pas parlé. Je vois avec plaisir qu’Hubert va bien, et que les enfants s’en occupent bien. Merci à eux pour tout ce qu’ils font !

19 h arrivent très vite, le repas est servi. Nous nous régalons d’un buffet préparé par les propriétaires. Certains goûtent pour la première fois de la viande de kangourou, c’est très bon et très local ! Mais nous ne traînons pas ce soir, la chaleur nous a tous éprouvés aujourd’hui. Nous sommes tous usés.

Demain, petite étape : 180 km de piste piégeuse. On peut donc partir plus tard. Moi, je ferai le voyage en 4×4, car sans mon pilote de mari, c’est plus compliqué de voyager par la piste en moto. Il y a trop de responsabilités et de risques pour un autre motard.

Et à la découverte des mines…

Le réveil dans une chambre troglodyte est particulier. On ne peut compter ni sur le chant des oiseaux, ni sur la lumière du jour pour nous réveiller. Mon réveil sonne donc à 7 h, il n’y a pas urgence. Petit déj’ à partir de 7 h 30, pour un départ vers 11  h 30, c’est large.

Après le petit-déjeuner, nous partons visiter la mine voisine. Nous découvrons avec étonnement la méthode utilisée pour percer les galeries dans la roche, la descente des mineurs, leur travail de recherche d’opale, leur lieu de vie et d’habitation sous terre et près de la mine… Moi qui suis du Nord, tout cela n’est pas sans me rappeler nos mines et nos méthodes de forage. La seule différence tient en la couleur des mineurs lorsqu’ils sortent du boulot : ils sont blanc rosé de poussière ici en Australie? alors que nos mineurs Ch’ti étaient eux tout noirs.

En Australie, un mineur peut trouver de façon complètement aléatoire une opale de 250 000 dollars. Nous n’avons pas cette opportunité dans le Nord, sinon comme en Australie, nous aurions des milliers de petits terrils.

Une fois la visite terminée, le départ est donné. Vite, on charge les sacs de tout le monde dans le camion et en route. Je monte dans Scout, le 4×4 d’assistance, et après un adieu aux chaleureux propriétaires, nous traversons la route pour aller voir des… Kangourous.

Et comme l’écrivait Hubert : la suite bientôt !

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Florence et Hubert

Tous deux, à la cinquantaine plus les intérêts, vivons la vie avec passion. Ce que nous recherchons dans nos voyages? L’émerveillement ! Vous savez : cette petite lumière qui s’allume dans les yeux à un moment ou un autre… et quand on peut en plus, la partager, n’est-elle pas encore plus belle ?