Essai du blouson Icon1000 Squalborn


Avec l’avènement du néo-rétro dans le monde du deux-roues, les fabricants d’équipement ont dû apporter une réponse vestimentaire pour que chaque motard trouve une tenue adaptée à son style. La marque Icon l’a bien compris en créant son département Icon 1000, et en ajoutant un nouveau blouson textile, le blouson Icon 1000 Squalborn.

Du style tout en sobriété

Au premier coup d’œil, on se demande si l’on a bien affaire à un blouson moto. Ce qui trahit le blouson Icon 1000 Squalborn, c’est la matière waterproof, le dessin de la dorsale et l’armada de fermetures à glissières.

Le design se veut plutôt classe. Le look global sent bon l’automne, le feu qui crépite dans l’âtre de la cheminée après une balade, les plats de gibier et j’en passe. Une couleur expresso pour poser en terrasse avec son Café racer, des épaulettes en cuir gaufré assez discret pour rester dans l’esprit Old school, une doublure hiver en satin doré pour frimer au bar avec son bobber, des surpiqûres d’une précision à faire envier votre tatoueur et enfin une finition nickel afin d’aller viroler sur son brat.

Quand je vous dis que ce blouson est clairement néo-rétro. Ici, il n’est point question d’hideux dispositif rétro réfléchissant. On ne sacrifie pas le style ! Sa souplesse et son poids léger (1,5 kg) couplé à la finesse des protections D30 de niveau 1 le rendent très agréable à porter au quotidien. L’intérieur du col est composé d’une matière douce très agréable au toucher. Et il se veut assez large pour vous permettre de porter une écharpe.

Le blouson Icon 1000 Squalborn est tellement passe-partout que désormais, je l’utilise même pour sortir à pied ou en voiture. Seule la dorsale peut-être gênante mais elle se retire avec une facilité déconcertante.

Une coupe à l’américaine

Le design étant made in USA, la coupe se veut plutôt large. Faisant 1,80 m pour un physique oscillant entre le Mikado et le coton-tige, j’ai hésité à délaisser ma taille L pour prendre un M. La longueur du blouson et des manches étant tip top, j’ai laissé tomber cette possibilité. Rassurez-vous, les personnes avec un IMC normal ou supérieur ne rencontreront pas du tout ce problème.

Deux boutons pression vous permettront de régler la taille à votre convenance. Les manches sont déjà très larges voire même trop (gare à celui qui laissera un interstice entre son gant hiver et la manche). Cependant, si vous avez des poignets aussi larges qu’une bûche, une fermeture à glissière permet d’élargir le diamètre de la manche.

Le blouson Icon 1000 Squalborn se veut pratique

Icon 1000 a choisi d’utiliser des fermetures à glissière YKK Aquagard®. La glissière principale étant à grande dents, elle promet ainsi une bonne durée de vie malgré les manipulations quotidiennes. J’adhère à 100 % !

Le blouson Icon 1000 Squalborn dispose de deux poches plutôt profondes à l’extérieur. À l’intérieur, on trouve une poche zippée suffisamment grande pour y glisser un portefeuille, un smartphone, la carte grise de votre deux-roues. Ou les trois en même temps ! Ladite poche renferme une médaille de Saint Christophe (patron des voyageurs) pour nous protéger des radars, des automobilistes étourdis et des freinages tardifs. Deux grandes poches en mesh font office de fourre-tout. J’ai réussi à y mettre mon GPS dans sa sacoche GIVI ! Bon j’avoue, ça génère cependant une proéminence toute moche lorsqu’on ferme le blouson.

Enfin, trois petites poches de la largeur d’une carte bancaire mais de profondeurs différentes permettent d’y glisser cartes, permis de conduire nouveau format, stylo, pince multifonction, etc.

Une sécurité minimale

Étant un adepte du cuir et des protections de niveau maximum, ça m’a fait bizarre de réenfiler un blouson textile. D’autant plus que par rapport à d’autres, le blouson Icon 1000 Squalborn est léger, souple et fin. Très fin… Je reste sceptique sur la résistance à l’abrasion. Et ça ne donne vraiment pas envie d’essayer.

Le blouson Icon 1000 Squalborn est équipé d’une dorsale, de protections d’épaules et de coudes en D3o. Protections qui répondent aux normes EN 1621-1. Il s’agit là des modèles T5 Evo de niveau 1. Pour les addicts de la protection qui voudraient palier à cette carence, j’ai facilement su glisser mes D3o T5 Evo Pro de Niveau 2 made in Furygan. Enfin, il est possible de régler les coudières sur 3 niveaux pour plus de sécurité et un confort optimal.

Conditions d’essais

Pour réaliser ce test d’un mois, j’ai parcouru 488 kilomètres. Dont 143 km de ville, 285 km de nationale et enfin 60 km d’autoroute. Au niveau météo, j’ai utilisé le blouson Icon 1000 Squalborn par temps sec et pluvieux, dans une plage de température allant de -6°c à 10°c.

Léger, souple et par conséquent, froid

Ce que j’ai toujours aimé avec les blousons textiles, c’est l’excellent confort thermique qu’ils proposent. Quelle que soit la saison. Mais par rapport à d’autres, l’hiver n’est pas le point fort du blouson Icon 1000 Squalborn. Ce qui est assez étonnant vu qu’il a été conçu à Portland dans l’Oregon, ville qui se situe à une latitude similaire à la nôtre. Et que la marque Icon 1000 le recommande pour les températures moyennes à froides.

Le blouson Icon 1000 Squalborn est très souple et plutôt fin. Donc pour mes trajets quotidiens de 40 km aller/retour sur nationale, ce n’est pas le plus confortable. Sur autoroute à 5°c, ça devient limite. En ville cependant, cela reste agréable. Pour les longs trajets, je recommande l’utilisation d’un sous-vêtement technique. Ce que je fais même sur nationale, par température trop négative.

Je pense que ce sentiment de fraîcheur vient en partie de la doublure thermique qui se présente comme un gilet sans manche. C’est dommage car pour le coup, on a froid au bras… Vu la couleur satin doré de cette dernière, il ne manque plus que le dispositif rétro réfléchissant au revers pour ne plus avoir à se trimbaler le sempiternel gilet jaune !

Une gestion de la température (presque) à la carte

Par contre, je suis très impatient de l’essayer en été. En effet, vu la légèreté du textile, il va probablement être agréable à porter lors des chaleurs insoutenables. Histoire de vous refroidir les aisselles, le blouson Icon 1000 Squalborn présente une longue ouverture de 35 cm sur les flancs. Pour réguler la ventilation à votre guise, celle-ci s’ouvre par une fermeture à glissière équipée d’une tirette basse et d’une haute. Pratique ! Je sens que je vais l’adorer pour mes road trips estivaux.

La pluie ? C’est quoi ça ?

Icon 1000 nous présente le Squalborn comme LE waterproof de sa gamme (Note Icon 1000 de 3/3). Sentiment renforcé par la matière étanche, l’omniprésence de glissières YKK Aquagard® et le col qui remonte de 4,5 cm. Au moment où j’ai débuté l’essai, la moitié de la France a commencé sous l’eau pour finir sous la neige. J’ai donc pu tester la chose… Et franchement, je suis resté totalement sec.

Le blouson Icon 1000 Squalborn est totalement imperméable à l’eau. Et il se montre suffisamment long pour assurer une bonne étanchéité jusqu’à votre pantalon. La matière se veut déperlante. Il faudra voir son efficacité dans le temps.

Look et finition10
Confort10
Aspects Pratiques8
Imperméabilité9
Sécurité7
Confort thermique7.5

Mon avis : Un blouson multi-saisons !

Le blouson Icon 1000 Squalborn est un bon blouson qui trouvera sa place dans votre garde-robe quelle que soit la saison. Pour l’hiver, si vous voulez un confort optimal, prévoyez un sous-vêtement technique. Il se montre cependant très étanche. Si sa finesse peut rebuter les adeptes de la sécurité, ceux qui aiment se sentir libre avec une sécurité minimale vont l’adorer. Il présente de nombreux aspects pratiques au quotidien et une excellente finition. Le seul bémol vient de la coupe à l’américaine qui sera près du corps pour la majorité, mais qui se montrera "trop" large pour les personnes grandes et (très) fines. Cela ne m’empêchera pas de le porter, que ce soit à moto par temps pluvieux ou au quotidien.
8.6

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Gab

Gabriel, détenteur du permis moto depuis 2013. Depuis, je ne sais plus me passer d'une moto. Je roule quotidiennement sur Sportster, histoire d'aller bosser avec le sourire ou m'évader là où l'envie me mène, tout en ridant sereinement. N'étant pas du genre cloisonné sur un seul type de moto, je compte parallèlement découvrir l'univers du trail. Quoiqu'il en soit, je suis toujours à la recherche du matériel sachant allier style et efficacité.