Essai : Rev’It Defender Pro GTX


Si vous avez eu le numéro 1 de notre magazine entre les mains, vous connaissez déjà Baptiste… Pendant son périple qui le mène en Mongolie, l’aventurier Viking teste pour Motoblouz une série de produits « adventure », parmi lesquels cet ensemble veste et pantalon Rev’It. Chutes, pluies d’orage, chaleurs du désert, il n’a rien épargné cet équipement haut de gamme et il vous dit tout ici !

REV’IT Defender Pro Gore-Tex : testée sur le terrain et approuvée !

Le premier feeling est le plus important à mon goût, dans de nombreux domaines. Même si je ressemblais un peu a un cosmonaute la première fois que j’ai enfilé l’ensemble REV’IT Defender Pro Gore-Tex, je m’y suis tout de suite senti chez moi ! Il était super bien adapté à ma morphologie, avec toutes ses possibilités de réglages. Après avoir essayé plusieurs vestes milieu de gamme, je peux dire que j’ai été plus qu’heureux avec celle-là et c’est un point important quand on se prépare à faire des milliers de kilomètres.

Ça fait maintenant près de trois mois que je porte cet ensemble à longueur de journée, et j’ai rencontré presque toutes les conditions météorologiques. J’ai adoré le côté près du corps de cette veste, ne laissant aucun espace au courant d’air (tant que les écoutilles sont fermées). La fermeture permettant de connecter la veste et le pantalon termine le travail. Je n’ai jamais eu froid, certes je n’ai pas roulé l’hiver, seulement à haute altitude avec parfois un temps désastreux, par exemple sous de beaux grêlons en Turquie.

La doublure Gore-Tex se fixe rapidement, même si en ce qui concerne le pantalon, ça demande un peu plus de temps. Du coup, je me suis souvent retrouvé en caleçon à l’abri d’une station-service pour la mettre en place ! Un jour, j’ai essayé de rouler sans la doublure sous un beau petit orage, et j’ai eu l’entrejambe trempé en cinq minutes, donc elle n’est vraiment pas superflue, cette membrane anti-pluie ! Par chance, il a séché tout aussi vite une fois l’averse finie… En bref, si tout est bien fermé en configuration grosse pluie, la veste s’en sort très bien, et mise à part la transpiration, aucune goutte d’eau ne passe à travers. Et puis celle-ci sèche assez vite (sauf les parties en cuir).

La ventilation représente un des points forts de cette veste : j’ai roulé sous 50 °C sur les routes désastreuses du Kazakhstan (entre Aktaou et la frontière ouzbèke) avec une moyenne de 60 km/h et j’étais bien content d’être si bien équipé. Le vent circule bien, la peau est protégée, la veste est assez légère pour ne pas faire transpirer et il est même possible de changer de configuration en roulant (si la route est bien droite). S’il se met à pleuvoir, c’est assez facile de refermer les ouvertures, il suffit d’y penser avant de sentir un courant d’air. Pratique !

Les protections sont bien placées, je ne m’y connais pas plus que ça, mais je peux dire que je les ai bien testées et qu’elles m’ont sûrement sauvé la mise. En effet pour ceux qui suivent mon aventure depuis le début, j’ai eu un grave accident à Zagreb en Croatie. Les aléas d’un manque d’expérience, d’une moto qui n’a pas un freinage hyper efficace m’ont fait percuter l’arrière d’une belle Fiat bleu. J’ai volé, j’ai pleuré, j’ai rien eu et la veste et les protections y sont forcément pour quelque chose. Le pantalon a eu un petit trou à la jambe et une pression abîmée, la veste rien si ce n’est quelque petites rayures. Je ne conterai pas mon aventure de Zagreb en détail ici, mais sachez qu’elle s’est terminée merveilleusement bien et malgré une certaine perte de confiance au début, j’ai continué ma route plus sereinement.

Les poches et autres emplacements « secrets » sont bien pensés et multiples. C’est essentiel quand on traverse le monde, parce qu’elles constituent un peu « le sac à main du motard » ! Ma caméra d’un côté prête à être positionnée sur mon casque Shoei Hornet ADV, le GPS de l’autre pour éviter d’attirer les curieux quand je vais faire des courses, les papiers les plus importants bien au chaud près de mon coeur, tout est là ! Il ne faut juste pas oublier de déplacer les papiers quand il pleut… J’ai même découvert une poche il y a deux semaines, soit presque deux mois après mon départ. Elle est parfaite pour mettre des billets, histoire d’éviter d’avoir le portefeuille trop rempli quand un policier corrompu vous tient compagnie.

Le réglage du pantalon est plus délicat à mon avis : il manque quelques poches dont une poche secrète, car c’est bête, mais j’enlève plus facilement ma veste que mon pantalon et je préférais savoir mon argent sous ma taille. Bon après je n’ai peut-être toujours pas trouvé la poche secrète, mais ça serait une bonne idée. Les tissus des poches ne sont pas assez solides, j’ai perdu de nombreuses fois ma clé qui a glissé jusqu’en bas du pantalon. Heureusement, le bas du pantalon est troué aussi, à cause du pot d’échappement donc j’ai pu les récupérer aisément.

Avoir foi en son équipement est un point majeur quand on est seul sur la route à des milliers de kilomètres de son lieu de confort, encore plus après son premier accident. L’ensemble REV’IT Defender Pro Gore-Tex m’a toujours inspiré confiance. Comme un bon duvet, on a plus à y penser et les inquiétudes s’en vont ailleurs. Je n’ai pas l’expérience d’un motard qui a voyagé toute sa vie, mais je peux vous dire qu’après plus de 15 000 km de bons et loyaux services je suis plus que satisfait de celle-ci… Et c’est un plaisir de partager mon expérience avec vous !

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L'aventurier viking

Parfois webdesigner, parfois aventurier, j'aime communiquer, enseigner, apprendre, entreprendre, découvrir. C'est cette multiplicité qui m'anime quand je voyage, travaille, photographie, écris, mange ou bois. Je crois au hasard et je souhaite lui donner un maximum de chance de pointer son nez, pour le meilleur ou pour le pire !