Après avoir testé les baskets DXR Flip Tex, je repars pour un nouvel essai avec une autre paire de baskets moto femme de chez DXR : les Firedrop Lady. Cette fois, on change un peu de registre avec un modèle aux lignes épurées, plutôt discret, qui ne cherche pas à en mettre plein la vue. Et finalement, c’est aussi ce que j’aime : un look passe-partout, un poids plume et un minimum de protection pour prendre la route sereinement, avec un prix très compétitif. Mais derrière cette apparence sage, qu’est-ce qu’elles ont vraiment dans le ventre, ces baskets DXR Firedrop Lady ? Allez, je vous emmène faire un tour !
La carte de la discrétion
Ce qui me plaît d’emblée, c’est leur finesse. Les baskets DXR Firedrop Lady ne donnent pas l’impression de porter des chaussures de randonnée renforcées pour partir à l’assaut de l’Everest. Elles restent légères (940 grammes), peu encombrantes et suffisamment discrètes pour se fondre dans une tenue de tous les jours.

La tige est en polyuréthane : résistance à l’abrasion et aux chocs, légèreté, souplesse et imperméabilité. La doublure et la semelle intérieure sont en textile, tandis que la semelle extérieure est en caoutchouc. La hauteur de la tige est d’environ 15 cm : on conserve ainsi un maintien autour de la cheville sans avoir une chaussure qui remonte trop haut.


Bref, elles sont fines, légères et discrètes. Pour une utilisation quotidienne, c’est déjà un bon point.
La molette « Atop » : le mode 4/4 pour être prête à rouler
S’il y a une chose qui m’a bien plu pendant cet essai, c’est le système de fermeture Atop. Quatre secondes pour serrer, quatre dixièmes de seconde pour desserrer.



Mais, qu’est-ce donc que ce système ATOP ? C’est un dispositif de serrage micrométrique qui remplace les lacets traditionnels (que l’on retrouve sur des chaussures de sport comme celles pour faire du vélo, des bottes de snowboard, des rollers, ou même sur des chaussures médicales). Il repose sur une molette rotative reliée à un câble de serrage qui permet de répartir la tension sur le dessus du pied et d’ajuster précisément le maintien de la chaussure. Le desserrage s’effectue par déverrouillage du mécanisme, permettant de libérer rapidement le pied. L’avantage : un serrage homogène, ajustable et rapide, sans avoir à manipuler de lacets.
Fini le serrage qui n’en finit plus, les lacets qui traînent ou le noeud qu’il faut refaire car il s’est défait au mauvais moment. Là, on glisse le pied dans la basket, on tourne la molette et le tour est joué ! Le réglage est rapide et permet d’ajuster le maintien sur le dessus du pied. Pour les enlever, c’est encore plus expéditif : un petit geste sur la molette et hop, le pied est libéré.
Autre détail bien pensé : la petite sangle située à l’arrière de la basket. Elle permet de tirer facilement pour enfiler le pied et aide à bien maintenir la chaussure en place. Associée à la molette, elle rend l’enfilage et le retrait particulièrement pratiques. Moi qui suis toujours pressée de partir, j’apprécie de ne pas devoir consacrer une cérémonie complète à mes chaussures.

Des protections présentes, sans sortir l’artillerie lourde
Même si ces baskets DXR ressemblent à des baskets de ville, elles sont bien conçues pour la pratique de la moto. Elles disposent d’un renfort de malléole en polyuréthane destiné à protéger la zone de la cheville.

Des inserts rétro-réfléchissants viennent également compléter l’ensemble, un petit plus pour la visibilité lorsque la luminosité baisse.



Côté homologation, elles sont annoncées certifiées EN 13634, niveau 1 1 2 1, avec IPA (Ankle Impact Protection, aucun rapport avec la bière). Cette norme concerne les chaussures de protection pour les motocyclistes. Il est donc toujours interessant de vérifier les marquages et les documents de conformité. Un petit coup d’oeil à cet article, qui évoque le port des chaussures à moto, et vous saurez tout.

Et puisque l’on parle de documents, on peut trouver sur la page d’achat des baskets deux documents téléchargeables :
- Le certificat de conformité
- une notice d’emploi : oui oui, une notice pour des chaussures. Cela peut faire sourire un instant en se demandant s’il faut un bac spécialité chaussures pour les utiliser. Mais plus sérieusement, c’est toujours utile de savoir dans quoi on met les pieds…
Légères comme une plume, discrètes, mais pas sans défaut
On vous emmène, mes baskets et moi, faire quelques balades, à travers les routes de campagne et la circulation en ville. Un beau programme ; de plus, la météo est plutôt clémente en ce moment.
Une fois aux pieds, le constat est simple : les baskets DXR Firedrop Lady sont légères ! Je n’ai pas cette sensation de porter des chaussures massives qui alourdissent les pieds à chaque pas. Leur finesse est également appréciable : aucune difficulté pour jouer avec le sélecteur de la moto et passer les vitesses. Ces baskets restent discrètes et peu encombrantes.


En revanche, tout n’est pas parfait. J’ai trouvé la tige assez raide. Elle manque de souplesse au premier abord et ne donne pas cette sensation de chaussure qui épouse naturellement le pied. Le confort sous la plante des pieds reste assez moyen. Pour améliorer cela, j’ai ajouté une semelle fine (une semelle trop épaisse devient vite trop volumineuse à l’intérieur et finira par gêner le pied).
Au fil du temps, après plusieurs sorties moto et plusieurs kilomètres à pied, elles ont commencé à s’assouplir. Elles sont devenues un peu moins rigides. Comme quoi, elles avaient simplement besoin de prendre un peu la route avec moi pour se détendre.
Mentionnées comme non étanches… Vraiment ?
Voilà un point intéressant. Les baskets DXR Firedrop Lady sont annoncées comme « non étanches ». Autrement dit, il ne faut pas les choisir en pensant pouvoir traverser des trombes d’eau sans la moindre inquiétude. Sauf que, pendant un autre essai volontairement réalisé sous la pluie, je n’ai pas eu les pieds mouillés.
Alors, miracle météorologique ou chaussures plus résistantes à l’eau que prévu ? Le résultat peut varier selon la durée d’exposition et les conditions extrêmes. Mais je tenais à partager cette expérience car elle mérite d’être signalée. Sous cette douche volontaire, mes pieds sont restés au sec. C’est toujours bon à prendre quand la météo décide de changer de programme sans nous demander notre avis.

Plutôt adaptées printemps ou automne, que canicule ou grand froid
Côté saisonnalité, je les placerais volontiers dans la catégorie chaussures d’automne ou de printemps. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elles ne disposent pas d’aérations particulières pour laisser circuler l’air (d’où leur étanchéité, peut-être). Lorsqu’il fait chaud, mes pieds risquent donc de manquer de ventilation. Pour les journées estivales où le thermomètre s’emballe, ce ne sera pas mon premier choix.
A l’inverse, leur matière relativement fine ne me semble pas suffisamment isolante pour affronter les grands froids de l’hiver.
Lors de mes essais, je n’ai pas eu la sensation de pieds en surchauffe ou rêvant d’une bouillotte arrivés à la maison. L’automne et le printemps me paraissent donc être leurs terrains de jeu les plus adaptés, avec des températures modérées.

Le portefeuille peut souffler
Côté budget, les baskets DXR Firedrop Lady affichent un prix de 89,90 € à l’heure où j’écris ces lignes. Un tarif attractif pour des chaussures de moto qui associent légèreté, discrétion, protections et système de serrage ATOP.
A ce prix là, on peut s’intéresser à une paire de chaussures moto sans avoir l’impression de devoir vendre un pied pour s’équiper. Bien sûr, le tarif ne fait pas tout ; mais pour les motardes qui recherchent des chaussures sobres et pratiques, ce prix a de quoi attirer l’attention.
Alors, on les adopte ou on passe son tour ?
Les baskets DXR Firedrop Lady misent sur la simplicité, la légèreté et la rapidité d’enfilage. Leur fermeture ATOP est franchement pratique, la sangle arrière facilite l’enfilage et leur silhouette fine permet de les porter sans avoir l’impression d’être équipée pour une expédition polaire.
J’apprécie leur discrétion, leur poids plume et le côté ultra-pratique de la molette. En revanche, la raideur de la tige et le confort moyen sous la plante des pieds sont venus tempérer au départ mon enthousiasme.
L’absence d’aération et leur finesse les orientent vers une utilisation par températures modérées, au printemps ou en automne.
Elles ont donc des arguments pour les motardes qui recherchent des chaussures moto à petit prix, sobres et faciles à enfiler, notamment pour les trajets du quotidien. Une semelle fine améliorera le confort, que ce soit pour la conduite de la moto ou la marche.

En résumé, les + et les – :
Les + :
- Prix attractif
- Légères et fines
- Look discret
- Système de serrage ATOP au top !
- Sangle arrière facilitant l’enfilage
- Bonne surprise d’étanchéité sous la pluie
- Renfort de malléoles et certification moto EN 13634
- Inserts rétro-réfléchissants
Les – :
- Tige raide au départ
- Confort moyen sous la plante des pieds qui mérite l’ajout d’une semelle fine
- Pas d’aérations spécifiques : risque de manquer de ventilation par forte chaleur
- Matière trop fine pour offrir une isolation suffisante en plein hiver

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