Essai du casque Shoei Glamster


Après une année 2020  »étrange », le Père Noël doit souhaiter nous remonter le moral en ce mois de décembre… Ayant fait des efforts tout au long des 12 derniers mois, le sympathique barbu a décidé de me livrer un cadeau très spécial un peu en avance. C’est ainsi que, peu avant la fin du mois de novembre, un traîneau venu du pôle Nord (pour ceux qui l’ignorent : le pôle Nord et la région des Hauts de France sont en réalité le même endroit !) s’est immobilisé au pied de ma maison et m’a déposé un colis estampillé Motoblouz. En grand enfant, je me suis rué sur le carton afin d’en découvrir le contenu… Et c’est avec une joie immense que j’ai découvert le casque qui m’a tant fait rêver ces dernières semaines : le casque Shoei Glamster. Avant même de pouvoir le remercier, l’Homme en Rouge avait déjà repris sa route s’écriant, alors que son attelage prenait de l’altitude :  »N’oublie pas de tester ton cadeau et de partager ton avis avec les motards du Monde entier ! Oh Oh Oh ! »

Personne ne souhaitant contrarier le Père Noël, j’ai décidé de m’exécuter… Sitôt déballé, sitôt essayé !

Shoei : la rigueur Made in Japan!

Lancée au Japon en 1958, Shoei s’est directement intéressée à la compétition. C’est sûrement pour cette raison que les produits du fabricant nippon ont rapidement bénéficié d’une belle notoriété auprès des motards des quatre coins du globe. Dès les années 80, la marque s’est attachée les services des meilleurs pilotes afin de promouvoir ses produits. D’Eddie Lawson à Wayne Gardner en passant par Wayne Rainey, tous sont devenus Champion du Monde 500 avec des casques de la marque.

style vintage affirmé pour le casque Shoei Glamster

Le style vintage est affirmé ! La finition est comme toujours chez Shoei : bluffante !

Comme Arai, l’un de ses concurrents historiques, Shoei a choisi de conserver l’ensemble de sa production sur le sol japonais. L’entreprise assure que ce choix permet de garantir un niveau de qualité supérieur à ses produits, mettant en avant le dévouement total de ses salariés dans la lutte contre les défauts de fabrication.

Née sur les circuits, la marque continue d’être impliquée au plus haut niveau de la compétition. Ainsi, elle compte parmi ses égéries Marc Marquez et son frère Alex, le multiple vainqueur du Tourist Trophy John McGuinness ainsi que notre Frenchie, Jules Cluzel qui truste les podiums du Championnat du Monde Supersport !

Côté finition, le casque Shoei Glamster frappe fort

Si les Japonais nous ont habitués à soigner leur production, chez Shoei, cela commence dès l’emballage. Ainsi, le casque Shoei Glamster arrive parfaitement calé dans un carton au design simpliste. Pas de fioriture, c’est l’efficacité de la protection qui prime. Une fois ouverte, la boîte révèle ses premiers secrets et on se retrouve face à la traditionnelle housse grise dont l’épaisseur fait référence dans le domaine.

Côté équipement, Shoei soigne encore sa partition. La marque fournit une lentille Pinlock EVO de dernière génération et un filet anti-remous. Libre à vous de les monter ou pas, mais on apprécie toujours le geste. Enfin, le fabriquant livre tous ses casques avec une petite réserve d’huile permettant d’entretenir les pièces mobiles de l’écran.

casque shoei Glamster livré avec lentille Pinlock

Shoei livre son casque Shoei Glamster avec une lentille Pinlock. La buée qui l’entoure sur cette photo atteste de son efficacité !

Alors que l’emballage et la dotation de départ ont de quoi satisfaire les motards les plus exigeants, que dire de la qualité de finition du casque Shoei Glamster ?

Si le dessin de la coque est d’une pureté absolue, la qualité de la peinture est tout simplement bluffante. Le saut dans le passé est total, et l’intégration des éléments de ventilation n’appelle aucune critique. Les prises d’air grillagées situées sur la partie basse du casque sont tout simplement sublimes. De son côté, l’entrée d’air mobile qui surplombe la visière se fait presque totalement oublier tellement elle est discrète.

ventilation haute du casque Shoei Glamster

Parfaitement intégrée, la ventilation haute se manipule aisément, même avec des gants !

L’intérieur du casque Shoei Glamster est superbe. Comme toujours chez Shoei, l’assemblage des mousses ne souffre d’aucune critique. Tout est parfaitement ajusté, et l’alliance du cuir et du tissu renforce la sensation de qualité perçue.

Look vintage mais confort actuel

Bon, après avoir passé un bon moment à détailler ce casque Shoei sous toutes ses coutures, place à l’action ! Avoir un beau casque c’est bien, mais avoir un casque qui répond à ses attentes, c’est mieux. Enfiler un casque Shoei, c’est un peu comme retrouver un vieil ami. Qu’il s’agisse d’un modèle sportif, Touring ou comme c’est le cas ici, d’un produit vintage, on se sent immédiatement à l’aise. Pour le coup, ce doit être une sorte de volonté très japonaise. En effet, nombreux sont les essayeurs qui mettent en avant la facilité de prise en main des motos Made in Japan.

Côté confort, comme je m’y attendais, le casque Shoei Glamster impressionne. Attention, il est important de nuancer en précisant qu’en fonction de la forme de votre crâne, certaines marques vous correspondront plus ou moins. En revanche, il est certain que les mousses offrent une densité optimale. Ces dernières sont très proches de celles de mon NXR. Après 5 ans et des dizaines de milliers de kilomètres parcourus, celles-ci ne se sont pas tassées abusivement et ont conservé leur confort des débuts.

ultra confortable, le casque Shoei Glamster

Côté confort, le casque Shoei Glamster sort le grand jeu ! Il est aussi douillet que possible… Le top au quotidien.

Le seul bémol vient du bruit de l’air. Si à 80 km/h, il reste supportable, lorsque le rythme s’accélère le Glamster avoue ses faiblesses. Rien de grave, surtout pour les amateurs de bouchons auditifs, mais sur des longs trajets comportant des portions de voie rapide, cela pourrait s’avérer fatiguant. L’origine de ce mal réside dans le système de maintien de la visière. En effet, le vent vient « s’écraser » contre les deux douilles en alliage, provoquant cette nuisance.

Un casque néo-rétro utilisable au quotidien

Bien qu’importants dans l’univers de la moto, style et côtés pratiques ne font pas toujours bon ménage. Ainsi, nombreux sont les produits dits  »vintage » à sacrifier l’ergonomie au profit du look. Shoei n’est pas tombée dans le piège et propose son Glamster, utilisable au quotidien.

système de démontage de visière Shoei

Système de démontage de la visière « à l’ancienne ». Il nécessite un tournevis mais les éléments sont de bonne facture.

Commençons par la visière. Comme la majeure partie des casques du segment néo-rétro, celle-ci ne dispose pas d’un système de démontage rapide. En revanche, les deux ergots verrouillés par deux vis se démontent sans effort. Aucune autre pièce ne vient vous sauter à la figure lors des opérations de maintenance, et l’ensemble respire la solidité ! Toujours au sujet de la visière, cette dernière est pourvue d’un mécanisme de blocage facilement manipulable, même avec gants. La ventilation supérieure dispose d’un système équivalent et s’avère tout aussi évidente à actionner que l’écran. Toujours au chapitre des aspects pratiques, Shoei a conçu un intérieur totalement démontable et lavable. Si cela parait courant en 2020, tous les modèles concurrents ne permettent pas cette opération.

Cependant, pour s’apprécier en toutes circonstances, un casque doit aussi disposer d’une bonne gestion de l’air. Là encore, le casque Shoei Glamster fait le job et s’en tire avec les honneurs. Les deux entrées d’air basses se chargent d’alimenter la bouche de manière directe. La prise d’air haute permet de gérer le refroidissement grâce à sa mobilité. Elle est complétée par deux extracteurs d’air chaud, situés de part et d’autre de la nuque. Notez que le filet anti-remous situé au niveau du menton remplit parfaitement sa fonction, en évitant les turbulences si désagréables…

Puisque nul n’est parfait…

Au moment de lister les défauts de ce casque intégral, force est de constater que Shoei ne me facilite pas la tâche. Effectivement, son prix peut être perçu comme un frein à l’achat. Moyennant plus de 400 €, il fait payer le prix fort sa qualité de finition irréprochable. À titre de comparaison, le Nexx X.G 100 que j’avais essayé par le passé s’affiche sous la barre des 300 € alors que le Dexter Tannen est vendu à moins de 200 €.

Bien sûr, quelques-uns lui reprocheront son système de verrouillage qui nécessite un minimum de dextérité. Il existera toujours des réfractaires à l’antique boucle Double-D. Pourtant, cette solution est la plus sécurisante et trouve totalement sa place sur ce modèle vintage.

intérieur du casque intégral Shoei Glamster

L’intérieur est parfaitement bien fini et confortable. Certains lui reprocheront sa boucle Double-D.

Enfin, un détail m’a dérangé. En effet, Shoei ne propose pas de visière fumée dans sa gamme d’accessoires. Personnellement, je trouve ça dommage tellement cet accessoire me parait indispensable au quotidien, notamment par temps clair. Si je comprends que le Glamster n’intègre pas d’écran solaire escamotable vu son caractère rétro, je pense que la marque aurait pu faire l’effort de proposer une solution alternative.

Voir la fiche produit

Poids4.5
Ergonomie 4.5
Confort intérieur4.5
Ventilation4
Silence 3.5
Finition 5

Mon avis : polyvalence et look vintage

Shoei n'a pas fait les choses à moitié à l'heure de rejoindre le marché des casques ''vintage''. Affiché à plus de 400 €, le casque Shoei Glamster fait payer le prix fort sa finition soignée et son look rétro. Cependant, le japonais livre une nouvelle fois une copie quasi-parfaite. Silencieux, bien ventilé et confortable, ce casque intégral pèche uniquement par l'absence (même optionnel) d'un écran fumé. Quoi qu'il en soit, ce bel objet fait preuve d'une grande polyvalence : idéal pour briller sur la terrasse d'un café avec son look très 80's, il est capable de vous accompagner sur toutes les distances que vous souhaiterez parcourir.
4.4

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JBuzZzLightyear

Motard dans l'âme depuis l'enfance, j'ai longtemps rêvé de pouvoir prendre la route au guidon de ma propre machine! Après avoir possédé des roadsters, des sportives ou encore des trails, c'est au guidon d'un café racer bien rétro que je navigue pour des trajets professionnels ou lors de balades plus ou moins longues. Passionné de compétition motocycliste, je m'éclate à photographier mes pilotes favoris sur les circuits de France et d'Europe...