Essai gants chauffants VQuattro Vulcan 18


Moi qui pensais atteindre le nirvana en installant des poignées chauffantes sur ma toute nouvelle Honda NC achetée en décembre, j’ai vite déchanté. Les poignées chauffantes sont bien agréables, c’est clair, mais elles ne chauffent que l’intérieur de la main. Et donc, j’avais encore le dessus des doigts qui prenaient le vent, malgré les pare-mains. Le vent me refroidissait les doigts plus vite que les poignées n’arrivaient à les réchauffer. Sur ce, j’ai testé la nouvelle version des gants chauffants VQuattro Vulcan 18, saison 2018-2019, et ils sont à la hauteur de leurs prédécesseurs testés par mon confrère Loïc.

Taille et confort des gants chauffants VQuattro Vulcan 18

J’ai suivi les indications de la marque VQuattro, j’ai pris du 9 et c’était parfait. Je précise que ce sont des gants pour hommes. Oui, j’ai de grandes mains. Et alors ? Ben alors… Les gants chauffants VQuattro Vulcan 18 sont un peu larges, forcément, mais au moins niveau longueur des doigts, c’est parfait.

En cuir de chèvre, qui est un cuir très souple, ces gants ne sont pas du tout rigides comme peuvent l’être certains gants d’hiver. Aucun problème pour les commandes. Vous devriez pouvoir sentir largement vos bouts de doigts pour ne pas klaxonner quand vous voulez mettre le clignotant. Ou ne pas trop galérer pour ouvrir les aérations du casque en roulant. Très confortables, les doigts s’enroulent sans résister autour des poignées.

La zone de chauffe est située sur tout le dessus de la main, jusqu’au bout des doigts. Mais la sensation de chaleur se diffuse très bien, et c’est surtout l’extérieur qui a besoin d’être réchauffé avec la vitesse. Les résistances ne se font pas du tout sentir. Je vous dis ça parce que j’ai déjà testé d’autres gants chauffants dont on sentait les fils des résistances à travers le tissu au bout des doigts, et ce n’était pas très agréable.

La sécurité au rendez-vous

Ces gants chauffants sont bien sûr homologués, avec la petite étiquette qui va bien, et toutes les sécurités attendues sont présentes : serrage au poignet, coque de protection, renfort rigide et fils en Kevlar sur la paume. Petit plus : il y a une petite zone réfléchissante sur l’index des doigts. Je dis « petite » parce que bon… Mes index à moi, quand ils sont autour des poignées, et bien, ils sont orientés vers le bas. Donc voilà.

Chauffage et étanchéité

J’ai beaucoup roulé avec par temps (très) froid cet hiver, avec des averses ponctuelles plus ou moins fortes. Pour ce qui est de l’étanchéité, je n’ai eu aucun souci. Mais je n’ai pas eu l’occasion de rouler des heures sous la pluie non plus. L’isolant en PrimaLoft® m’a gardée bien au sec, mais tous les gants ont leurs limites. Si vous prenez une bonne drache, arrêtez-vous ou sortez les sur-gants. Mieux vaut prévenir que rouler avec des gants humides. Enfin, c’est mon conseil.

J’ai particulièrement apprécié la manchette extra-longue des gants chauffants VQuattro Vulcan 18. Pas de souci de courant d’air entre le gant et la manche, pas d’eau qui vient s’infiltrer quand il pleut grâce au serrage de bout de manchette. Le serrage est censé être « rapide », mais je trouve qu’il est difficile à faire de l’autre main quand vous avez déjà enfilé le premier gant. Un vrai serrage/desserrage d’une main comme sur certaines moufles de ski aurait été apprécié.

Pour ce qui est de la chaleur, comme j’explique dans ma vidéo, on a plutôt trop chaud que pas assez… Les températures données par le fabriquant sont :

  • rouge : 52°C
  • jaune : 45°C
  • vert : 38°C

J’ai traversé janvier et février sans jamais me servir du rouge. Trop chaud ! J’ai beaucoup utilisé le vert, en complément de mes poignées chauffantes, et un peu le jaune quand vraiment ça caillait sévère. Petit défaut technique tout de même, la zone de la coque de protection qui appuie sur les phalanges quand on ferme la main (normal), ce qui fait qu’on sent plus le chauffage ici qu’ailleurs, et parfois ça peut chauffer tellement que ça en devient gênant. Donc il faut parfois baisser un peu la température, quitte à avoir un peu moins chaud aux doigts.

Autonomie (en option)

Les gants chauffants VQuattro Vulcan 18 sont vendus avec 2 câbles, et sont prévus pour être alimentés par la batterie de votre moto. Néanmoins, vous pouvez acheter des batteries 12V en option qui viennent s’insérer dans la manchette de vos gants. Elles sont assez volumineuses (en tout cas nettement plus que les 7V de mes autres gants), mais comme les manchettes sont vraiment grandes et que l’emplacement est sous la manche, elles ne sont pas gênantes. Je vous rassure, vous n’aurez pas l’impression d’avoir deux boulets aux poignets en roulant ^^. On ne les sent franchement pas du tout.

Ces batteries sont vendues avec un chargeur secteur. Le temps de charge indiqué est de 5-6 h, ce qui me laisse perplexe parce qu’en pratique c’est bien moins.

J’ai fait le même test que pour la veste chauffante Escape, à savoir, j’ai mis les gants en chauffe, je les ai posés et j’ai commencé à compter jusqu’à ce que les batteries lâchent. J’ai été scotchée par le résultat. En mode chauffe max, les gants chauffants VQuattro Vulcan 18 ont tenu 5 h de plus que le temps donné par le fabricant, soit un peu plus de 8 h. Elles coûtent quand même dans les 70 €, soit pas loin de la moitié du prix du gant, mais elles font vraiment bien le job. A vous de voir.

Branchement des gants chauffants VQuattro Vulcan 18

Vous avez plusieurs options pour réchauffer vos petits doigts glacés au cours de l’hiver.

  • Option 1 :

Vous êtes un malin qui avez regardé mon dernier article et vous vous êtes dit « need !« . Vous êtes donc l’heureux propriétaire d’une veste chauffante VQuattro Escape (existe pour homme et femme). Branchez la veste sur la batterie de votre bécane, ensuite vos gants aux câbles qui sont astucieusement rangés dans les manches de la veste chauffante.

Petit bémol, le câble est un peu court. Il faut le ressortir de votre blouson et le faire remonter pour le brancher dans les manchettes. Ça tire un peu. Si vous avez une fermeture éclair sur la manchette de votre blouson, aucun souci. Du coup, vous pouvez l’ouvrir (tout en fermant le bouton pression de la manche pour des raisons de sécurité). Vu la longueur de la manchette du gant, ça couvrira la partie restée ouverte et hop, le tour est joué.

  • Option 2 :

Vous voulez brancher les gants chauffants VQuattro Vulcan 18 sur votre moto. Il faudra au préalable installer le câble fourni sur votre batterie, et le faire ressortir par un endroit astucieusement placé. Pas de conseil ici, vu que ça dépend de votre bécane. Ensuite, à chaque fois que vous enfourchez votre bécane par temps froid, branchez le câble dédoubleur à l’embout de votre moto, faites passer le câble dans les manches de votre blouson. Ce qui implique éventuellement de retirer votre blouson si vous n’avez pas pris la peine de le faire avant de sortir de chez vous. On est en janvier. Il fait froid. Il pleut souvent. Voilà. Vous aurez compris mon opinion. Après, même topo, il faut le ressortir du blouson et le passer à l’extérieur des gants jusqu’en haut des manchettes des gants avant de pouvoir le brancher dans l’emplacement prévu dans la manchette.

  • Option 3 :

Vous ne souhaitez pas vous embêter avec tous ces fils ou installer un câble « qui pendouille » sur votre moto. Vous pouvez acquérir les batteries VQuattro vendues en option. Elles ne sont pas vraiment bon marché mais elles ont une autonomie qui dépote.

Côté pratique

Le tactile

Au niveau de l’index et du pouce, il y a une zone « tactile » pour smartphone et autres écrans. Mouais. Alors ça marche bien en termes de toucher mais les gants sont… épais, forcément ! Donc ne vous attendez pas à pouvoir taper un SMS avec. J’ai testé sur mon téléphone, ça marche. Par contre, à travers le plastique qui protège mon téléphone quand je roule, il n’y a rien qui passe… Un gadget peu utile selon moi, donc.

L’essuie-glace

Vous avez sur les DEUX gants un petit tissu au niveau de l’index pour essuyer votre visière en cas de pluie. On peut se dire « ah, c’est sympa d’avoir pensé aux gauchers » ou alors « mais ils sont bêtes, c’est le côté de la poignée« . Moi je me suis juste dit « Cool ! Un pour l’arrêt, un pour quand on roule, deux fois plus d’eau absorbée« .

Le mode d’emploi

Le mode d’emploi n’est pas très bien fait. Il est écrit vraiment petit, qu’en anglais et il y a des schémas qui n’ont pas de légende.

Je les trouve top, mais…

Mon seul regret pour ces gants chauffants VQuattro Vulcan 18, c’est que l’emplacement des branchements sur les gants rende aussi pénible l’installation des câbles. Il faut vraiment ouvrir le compartiment batterie qui se trouve dans la manchette (et qui ferme avec un scratch bien bien costaud), aller chercher la fiche qui est située au fond de l’emplacement, replacer la fiche au fond une fois le branchement fait, remettre le scratch et enfin enfiler les gants. Tout ça avec des mains engourdies par le froid et/ou mouillée par la pluie, et à chaque fois, vous avez besoin de vous arrêter et de retirer vos gants. C’est un peu relou… Mais c’est sûr, ça évite d’avoir à acheter des batteries qui ne sont quand même pas données ou de tomber en rade de chauffage lorsque vous partez rouler pour la journée ou plus.

Personnellement, je roule avec la veste Escape mais j’ai quand même opté pour les batteries des gants. Je trouve ça plus simple que les branchements. Au pire, si les batteries me lâchent malgré leur autonomie, je pourrais toujours les brancher à la veste.

Confort5
Sécurité4.5
Chauffage4
Côté pratique3
Etanchéité4.4

Mon avis : ils font le job !

Ces gants sont garantis 2 ans. Ils font très bien le job, ne sont pas à un prix excessif pour la qualité et le confort qu'ils vous offrent, et seront vos meilleurs amis par ces belles journées d'hiver où on a bien envie de partir rouler mais on redoute le froid. Super faciles à mettre en route et à régler en roulant. Vous allez avoir du mal à vous en passer après avoir connu le confort des doigts chauds en plein hiver.
4.2

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Sonya

Une 600XT, des pistes inondées, du sable, ni leçons ni permis et quelques bonnes chutes. Loin de mes débuts en Afrique il y a 15 ans, devenue citadine sur une très sage ER-6, j'attache une attention particulière à la sécurité et j'essaye autant que possible de concilier féminité et moto. Un gros challenge qui demande de la créativité !