Les zones protégées par l’airbag moto


Grâce à sa grande surface, à son épaisseur et aux propriété amortissantes de ses coussins gonflés, l'airbag moto offre une protection complémentaire à celle des renforts rigides traditionnels. On détaille ces facultés ici !

Les principales lésions du thorax limitées en intensité

Le but d’un airbag à moto est de protéger les zones qui le sont moins même en portant un équipement “conventionnel” complet : il s’agit du thorax, du rachis cervical et du dos. Les lésions dans ces zones, comprenant les organes vitaux, sont celles qui entraînent le plus souvent le décès ou de graves conséquences (tétraplégie, hémiplégie…) chez le motard accidenté.

En créant un coussin entre le casque et les épaules, l’airbag permet également de limiter les contraintes sur la zone cervicale, où le casque vient aggraver les efforts en cas de chute en raison de son poids. De plus, les clavicules sont également mieux protégées.

L'airbag évite aussi le coup du lapin et les fractures des clavicules - veste airbag Helite Touring 2

Protégé(e) mais pas invulnérable !

Entendons nous bien, le fait de porter un airbag moto ne doit absolument pas vous faire sentir “invulnérable”. Comme à chaque fois que le risque vous semble moins important, ce n’est pas nécessairement le cas en réalité comme j’avais eu l’occasion de l’expliquer dans un article concernant le risque réel et le risque perçu en moto.

De la même façon, l’efficacité maximale d’un gilet airbag se fera lors des chocs à vitesse peu ou moyennement élevée (jusqu’à environ 90 km/h) et essentiellement lors des chocs contre obstacles. Et gardez également en tête que l’airbag, aussi perfectionné et protecteur soit-il, ne protège en rien des lésions internes résultantes de la vitesse. A partir de quelques dizaines de kilomètres par heure, l’inertie subie par les organes lors d’un choc avec arrêt brutal (par exemple contre un muret) est extrêmement importante.

L’airbag n’est donc évidemment pas la “solution miracle”, mais un équipement supplémentaire capable de transformer un accident grave en accident léger, et un accident mortel en accident grave.
Dans les cas de traumatismes sévères suite à un accident de moto (à partir d’une gravité de 4 dans le système de classification AIS s'échelonnant de 1 à 6), les lésions dans la zone thoracique représentent la moitié de celles-ci (étude IFSTTAR de décembre 2012, dont je vous recommande la lecture). Vous voyez donc ici tout l'intérêt de se protéger le haut du corps en deux roues.

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Loïc

Rédacteur et testeur pour Motoblouz, je suis l'extra-terrestre qui attend impatiemment la pluie pour mettre à l'épreuve l'étanchéité d'une veste ou d'une paire de gants... Fan inconditionnel de routes à virages, la moto est pour moi un moyen d'évasion comme un moyen de transport.