Mika prêt pour l’Enduropale : Histoire d’un pari osé !


Mika Giron à l'Enduropale 2019

Sur la ligne de départ de l’Enduropale, il y a toujours une poignée de gars qui ne savaient même pas un an plus tôt qu’ils seraient là, au milieu de la horde. C’est le cas de Mika, qu’un pari barré a poussé dans les sables du Touquet… Interview dans la file d’attente du contrôle technique, la veille du départ !

L’enduro, c’est pas du tout ton terrain de prédilection… Pourquoi te lancer dans ce projet complètement fou ?

Au départ, c’était un pari… On m’a dit : « Le Touquet, pas cap' », j’ai répondu « C’est ce qu’on va voir ! »… Et me voilà à faire la queue pour le contrôle technique, à un jour du grand départ ! L’univers de l’Enduropale est complètement différent de mon univers moto habituel. Je sors complètement de ma zone de confort. Mais le plus étonnant pour moi, c’est l’amplitude de l’événement. Quand je prends un départ en course de vitesse, on est une vingtaine ou une trentaine à prendre le départ au maximum. Ici, on sera quelques 1200 ! Cette dimension humaine me fait tout bonnement halluciner, ça va être une expérience de vie incroyable ! L’aura de l’événement me touche aussi : j’ai pris le départ du Bol d’Or en 2017, et j’avais envie de me lancer dans une autre course mythique. Attention, je sais que ça va être difficile, hein. Mais quoi qu’il arrive, ça sera une usine à bons souvenirs.

Tu as un objectif ?

C’est déjà de prendre le départ, et finir dans de bonnes conditions. J’ai pas envie de me contenter de faire un seul tour comme on peut le voir parfois. J’aimerais bien faire au moins 5 tours. Et puis j’aimerais que la moto tienne le choc.

Tu peux nous en dire plus sur la préparation de ta moto ?

Je me suis occupé de la préparer moi-même. La mécanique est beaucoup plus simple que celle d’une moto de vitesse, donc ce n’a pas été insurmontable. Il faut surveiller certains points, comme le radiateur, parce que ça chauffe vite dans le sable. J’ai contrôlé tout ce que je pouvais contrôler, histoire d’avoir mis toutes les chances de mon côté. Maintenant, le destin a son mot à dire au Touquet, et il y a un risque qu’il me fasse une blague avec la moto… Si ça casse, tant pis, je n’aurai aucun regret. Moi je ne lâcherai pas : je finirai en pleurs s’il le faut, mais je la terminerai cette course !

Est-ce que tu te mets la pression ?

Non ! Je suis là pour l’expérience plus que pour la course à proprement parler. C’est vraiment une aventure. La préparation en amont, l’organisation en font partie. Et puis la pression, j’ai l’habitude de la gérer en course de vitesse, où les enjeux sont beaucoup plus importants : entre l’investissement financier énorme et le danger que ça représente, il y a de quoi stresser. Je n’aborde pas du tout l’Enduropale de la même manière. Bon, je ressens quand même une petite tension. Normal, c’est une première pour moi. Il reste donc beaucoup d’inconnues, si bien que l’adrénaline monte doucement !

Le cross, qu’est ce que ça signifie pour toi ?

C’est une histoire de famille. Mon père a toujours fait du cross. Mais pour ma part, le premier contact avec la moto a été routier, pour des raisons bassement utilitaire : à 18 ans, dès que j’ai travaillé, j’en ai fait mon moyen de transport ! Finalement, c’est quand je suis entré en école de gendarmerie que j’ai appris les bases techniques du cross.

Mais tu as un peu d’expérience quand même en cross ?

J’ai acheté la moto l’été dernier, et j’ai roulé sur des terrains en terre autour de chez moi, en Rhône-Alpes. Et oui, aucun terrain en sable là-bas ! Qui plus est, j’ai eu du mal à conjuguer cet entraînement avec mon calendrier piste. En plus, je ne voulais surtout pas me blesser pendant la saison. Donc j’ai réellement commencé à rouler cet hiver, après ma saison piste. Et puis j’ai fait un stage spécial sable, les Pirelli MX Days, ce qui m’a permis de voir un peu où je vais mettre les roues dimanche !

On vous tiendra au courant des performances de Mika dimanche (MàJ 04/02/19 : Ça y est, c’est bon !). En attendant, toute l’équipe Motoblouz se joint à moi pour te souhaiter bonne chance, Mika ! Et on les veut, nos cinq tours 😉

Mika Giron 767 Europale

Mika portera le numéro 767, surveillez-le !

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Loïc

Rédacteur et testeur pour Motoblouz, je suis l'extra-terrestre qui attend impatiemment la pluie pour mettre à l'épreuve l'étanchéité d'une veste ou d'une paire de gants... Fan inconditionnel de routes à virages, la moto est pour moi un moyen d'évasion comme un moyen de transport.