Suivez-nous  :

Ma première moto pour débuter, mon témoignage


Il y a des motos qui font rêver sur le papier. Et puis il y a celles qui, une fois la jambe passée par-dessus la selle, vous donnent simplement envie de prendre la route. Cela fait maintenant 11 ans que j’ai passé le saint-graal ! (oui, ça ne me rajeunit pas). A l’époque, j’avais plein d’idées de moto pour débuter mais peu d’avis et de recommandation avec des arguments autres qu’esthétique…

À la moto école, je roulais sur une CB500 et je me suis donc basée sur son gabarit pour établir une liste d’envies… puis j’ai finalement choisi une Kawasaki ER-6N de 2007. Avec le recul, je pense que c’était exactement le genre de moto dont j’avais besoin pour débuter : simple, légère, accessible et surtout rassurante.

Une première moto doit avant tout mettre en confiance

Quand on débute la moto, on pense forcément au moteur, au look, au bruit ou encore aux performances. Mais il y a un élément qui, à mon avis, compte encore davantage : la confiance.

Ma ER-6N n’était pas une machine intimidante. Elle était compacte, relativement légère et facile à prendre en main. À son guidon, je n’avais pas cette sensation de devoir constamment « dompter » la moto. Et pour un débutant, c’est précieux.

Les premiers kilomètres permettent déjà de gérer beaucoup de nouvelles choses : l’équilibre, les commandes, les trajectoires, les freinages, les changements de rapport… Alors autant éviter d’ajouter une moto compliquée à l’équation.

Avec l’ER-6N, je pouvais progressivement prendre mes marques et surtout apprendre à connaître ma façon de rouler.

Une moto simple, et c’est justement ce qu’on aime

La Kawasaki ER-6N de cette génération n’avait rien d’extravagant. Pas d’électronique à profusion, pas de modes de conduite, pas de technologie destinée à gérer chaque situation.

Et finalement, pour commencer, ce côté simple était plutôt un avantage pour débuter à moto.

La moto était suffisamment vive pour procurer de bonnes sensations, tout en restant accessible. Son bicylindre offrait du caractère sans donner l’impression d’avoir une machine surdimensionnée entre les mains. C’était une moto avec laquelle je pouvais apprendre. Apprendre à être plus fluide. À mieux regarder loin dans les virages. À travailler mes trajectoires. À comprendre le freinage et les réactions de la machine. D’ailleurs, elle ne m’a pas seulement permis de découvrir le plaisir de rouler sur route… elle m’a également ouvert les portes du circuit !

Avec son moteur accessible, son comportement sain et son caractère assez prévisible, elle s’est révélée être une excellente moto pour faire mes premiers tours de piste sans me sentir dépassée. Plutôt que de chercher immédiatement la puissance, l’ER6-n m’a permis de me concentrer sur l’essentiel : apprendre les trajectoires, travailler mes freinages, comprendre les réactions de la moto et surtout progresser à mon rythme. Bien évidemment, la sécurité dépend avant tout de la façon dont on aborde le circuit — équipement adapté, encadrement et respect de ses limites — mais pour débuter, cette moto m’a donnée une base rassurante et m’a permis de prendre confiance tout en découvrant une nouvelle facette de la moto.

Bref, mon ER6-n m’a appris la passion des débuts, tout simplement !

Et puis il y avait le prix

Choisir sa première moto, c’est aussi faire attention au portefeuille.

Lorsqu’on commence, on n’a pas forcément envie, ni forcément besoin, d’investir une grosse somme dans une machine récente et suréquipée. Une première moto va prendre des kilomètres, parfois quelques petites marques, et surtout permettre de savoir ce que l’on aime réellement.

L’ER-6N avait pour elle un autre argument : un tarif d’achat raisonnable sur le marché de l’occasion.

Et c’est un point qui peut faire toute la différence lorsqu’on démarre.

Plutôt que de mettre une grosse partie de son budget dans la moto, on peut garder de l’argent pour l’équipement : un bon casque, une veste, des gants, un pantalon adapté, des bottes… Parce que oui, la moto est importante, mais l’équipement l’est tout autant.

L’assurance : un détail qui peut vite devenir important

Il y a également un aspect auquel on ne pense pas toujours suffisamment avant d’acheter sa première moto : l’assurance.

Quand on est jeune permis ou simplement nouveau motard, la facture peut rapidement grimper. Choisir une moto raisonnable permet donc aussi de limiter les dépenses fixes.

L’ER-6N avait l’avantage d’être une moto courante, avec une mécanique relativement simple et une puissance qui restait cohérente pour une première expérience. Cela pouvait contribuer à en faire une option intéressante côté assurance, même si évidemment, le tarif dépend énormément du profil du conducteur, de son expérience et de son lieu de résidence.

C’est quelque chose que je conseille vraiment de regarder avant même d’acheter la moto : faire quelques simulations d’assurance peut éviter les mauvaises surprises.

Avec le recul, je referais le même choix

Est-ce que je choisirais à nouveau une ER-6N de 2007 pour débuter ? C’est quasiment certain 🙂

Pas parce que c’est la meilleure première moto pour tout le monde. Il n’existe pas vraiment de « meilleure première moto » universelle… Mais parce qu’elle correspondait à ce dont j’avais besoin à ce moment-là !

Une moto simple, légère, suffisamment amusante, abordable à l’achat et raisonnable à assurer. Surtout, une moto avec laquelle je me sentais en confiance 😉 Et c’est probablement le meilleur conseil que je pourrais donner à quelqu’un qui cherche sa première monture : ne choisissez pas uniquement une moto qui vous fait rêver. Choisissez aussi une moto avec laquelle vous vous sentez bien.

Parce que les premières sorties, les premiers virages, les premiers road-trips et même les petites erreurs font partie de l’apprentissage. Et quand on est à l’aise avec sa machine, on peut profiter pleinement de tout ça.

Ma première moto, c’était donc une ER-6N de 2007. Pas la plus spectaculaire, pas la plus technologique… mais probablement l’une des plus importantes dans mon parcours de motarde.

Et finalement, n’est-ce pas exactement ce qu’on demande à une première moto ?

Partagez cet article

Alyson Aigrain

Moi c'est Lily, vous me connaissez peut-être sous le nom de "Talons et Guidon". Passionnée par l'univers mécanique, j'aime écrire et présenter des chroniques sur ce sujet. Pilote et journaliste, je travaille pour divers médias comme Moto Heroes ou encore la chaine Lestream. Je suis également la créatrice de Ride Trippers et auteur du livre sur la moto au féminin Talons & Guidon.

Aucun commentaire

Ajoutez le votre