Essai pantalon Bering Dusty, au chaud, au sec, et en vitesse s’il vous plaît


Depuis quelques années, je consacre mes hivers à user mon pantalon DXR RelaxLorsque j’ai vu les caractéristiques du pantalon Bering Dusty que me proposait Motoblouz en essai, j’ai dit BancoNon pas que mon précédent pantalon moto ne remplissait pas son office, mais il manque quelques petits trucs… Et qui c’est qui remplit le cahier des charges ?

Tiré par les bretelles, le pantalon Bering Dusty ?

Un pantalon hiver, je le porte 99 % du temps par-dessus un pantalon civil, je l’achète donc large. Et un pantalon large a tendance à descendre. Non pas que je porte le string haut, mais en hiver, je me couvre.

Grâce à ses bretelles rapidement ajustables par des bandes velcro, le pantalon Bering Dusty maintient la chute des reins bien au chaud en toute circonstance.

Le serrage à la taille se règle par deux velcros et la fermeture par un crochet complété d’un bouton pression.

Complexé de la chaussette

C’est intime une chaussette, on ne dévoile pas ses atours aux premiers venus. Quoi de plus gênant, une fois à destination, que de devoir déchausser ses bottes pour enlever son pantalon ? Bering a pensé à notre intimité. Le pantalon Bering Dusty est équipé de longs zips qui descendent de la cuisse jusqu’à son extrémité. Une fois les zips ouverts, on enlève le pantalon en 4 secondes.

L’inverse est valable aussi, évidemment. Déjà chaussé, on l’enfile avec une aisance déconcertante.

Le pantalon Bering Dusty est livré avec des élastiques amovibles à passer sous le talon pour le maintenir en place. Je ne les ai jamais utilisés, les bas du pantalon n’ont jamais défié la gravité en remontant. Inutiles pour moi mais ils ont le mérite d’exister pour ceux que cela intéresse.

Qui dit large dit grand

Si comme moi vous êtes un peu trop athlétique, il doit vous arriver de temps en temps que les pantalons assez larges soient un peu trop longs. Bering nous gâte en permettant d’ajuster la longueur de son pantalon Bering Dusty sans passer par la case machine à coudre.

Détachez deux bandes velcro, pliez l’extrémité du pantalon, et roulez jeunesse.

Une presque très bonne protection contre l’eau et le froid

Paradoxalement, alors que j’enlève systématiquement la doublure de mes blousons, je garde celle de mes pantalons.

Le pantalon Bering Dusty protège du vent, de la pluie, et la doublure amovible remplit bien son rôle en conservant la chaleur des jambes. J’ai roulé avec lui par des températures proches du zéro sans ressentir d’inconfort.

Un bémol cependant. Lorsque l’on roule en roadster sous une bonne pluie, l’eau a tendance à venir s’accumuler entre le bas du réservoir et l’entrejambe du pilote. Et c’est toujours là que ça finit par percer sur un long trajet aquatique et qu’il faudrait renforcer l’étanchéité des pantalons. Le pantalon Bering Dusty ne fait pas exception, mais d’expérience, tous les matériaux finissent par céder lors de circonstances exceptionnelles. 

Du passe-partout hivernal

Pour son apparence, rien d’affolant. Noir avec quelques bandes et logos réfléchissantes. Deux bonnes poches fermées par zip, de quoi ranger ses clés, quelques cartes ou une main.

Une poche plus accessible lorsqu’on est en selle, genre sur la cuisse, eut été bienvenue.

Le Fibretech 600D semble bien résistant à l’abrasion mais je n’ai pas poussé l’essai jusque-là. Le pantalon Bering est livré avec les protections aux genoux et aux hanches. Cependant, ces dernières me paraissent un peu fines pour protéger correctement d’un choc.

Isolation4.75
Look3.5
Aspect pratique4.75
Protection4.5

Mon avis : du fonctionnel

Le pantalon Bering Dusty est un excellent pantalon à utiliser au quotidien. Il permet de rester au sec et au chaud, s'enlève, s’enfile et s'ajuste en quelques secondes sans passer par la case strip-tease, et évite de garder son pantalon moto toute la journée ! En ville, sur l'autoroute et sous les pluies d'entre-saison, il vous rendra bien des services.
4.4

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Etienne

Une gamelle avec la Wallaroo de mon grand frère il y a 20 ans a été le déclencheur d'une passion pour les déplacements rapides, depuis, vous nous croiserez Pippa et moi sur les routes de Belgique. Été comme hiver, qu’il pleuve ou qu’il fasse juste humide, par -10° ou +15°, rien ne nous arrête, nous sommes les navetteurs.