Test des demi bottes DRX Lagerta


Mes bottes de touring ayant rendu l’âme après mon road trip en Écosse l’année dernière, je suis partie cette année avec les demi bottes DXR Lagerta aux pieds. Déjà, elles ont un nom vikings super badass, j’adore. Des Lagerta pour Sonya la Rouge 😀 J’en profite pour saluer les efforts de la marque propre de Motoblouz qui propose de plus en plus d’équipements moto féminin. Je suis partie en août faire un simple petit tour de France, Covid oblige. Le temps était chaud et orageux. Il y avait deux défis que ces chaussures devaient relever : la chaleur écrasante et les orages violents.

Esthétique des demi bottes DXR Lagerta

Sur la photo, ces bottines de moto avaient l’air assez citadines. Quand on les voit en vrai, elles sont un peu moins fines qu’elles n’y paraissent. Elles ressemblent un peu à des Dr. Martens, avec des chevilles un peu épaisses, ce qui est malheureusement inévitable. Si vous arrivez à trouver des bottes de moto qui vous font des chevilles de sylphide, c’est probablement qu’elles n’ont pas de renforts et je vous invite à passer votre chemin.

Donc, pour en revenir à nos demi bottes DXR Lagerta : certes, elles sont plus mastoc que vos bottines en cuir de ville mais elles passeront tout de même assez inaperçues avec n’importe quel jean casual. Le slim ira à l’intérieur, le straight et le bootcut par-dessus la chaussure. Dommage par contre qu’elles ne soient disponibles qu’en noir.

Ces bottes DXR ont un renfort sélecteur de vitesse afin de prolonger leur durée de vie. Ce détail vous identifiera tout de suite comme motarde auprès des « connaisseurs ». Pour les autres, ce petit ajout peut passer pour un élément de design original. Il y en a sur les deux bottes, histoire que ce soit symétrique, évidemment. Je tiens à dire que j’apprécie beaucoup ce petit bout de cuir qui montre que DXR a pensé aux motardes et pas seulement aux passagères.

Confort

Alors là, j’étais vraiment soufflée. Partir en voyage avec des bottes neuves, ça ne me rassurait pas des masses. Fan de belles chaussures et adepte des talons aiguilles, je sais ce que c’est que d’avoir mal aux pieds dans des chaussures neuves. Le cuir est resté un peu rigide le premier jour et ensuite, elles sont devenues de vrais chaussons. Moelleuses dedans, confortables sur la moto comme en mode piéton. La contrepartie de cette souplesse du cuir de vachette, c’est qu’il y a très vite de légères marques de pliures qui vont apparaître. Mais bon, ce ne sont pas des chaussures de gala, il faut bien qu’elles vivent.

Ces demi bottes DXR Lagerta sont zippées sur le côté, donc pas besoin de faire et défaire les lacets. Aussi, une patte à scratch vient envelopper le haut de la fermeture éclair. Ce scratch est bien fait, il ne s’accroche pas au tissu de votre pantalon ou à l’autre jambe quand vous marchez comme j’ai pu le constater sur d’autres modèles.

Le soufflet est juste assez large pour passer votre pied, ce qui fait qu’il n’y a pas de pli gênant dans votre chaussure une fois fermée. La contrepartie, c’est que j’avais un peu de mal à les enfiler, et c’est bien l’unique et seul petit reproche que je peux faire à ses chaussures. Mais c’est aussi parce que j’ai un cou-de-pied assez fort. Pas un « coup de pied », je précise. Je ne tabasse personne à coups de pied, même nos amis scootéristes. Le « cou » du pied. C’est la bosse au milieu de votre pied au-dessus de la voûte plantaire. Vous n’en avez pas ? Vous n’aurez donc aucun problème pour enfiler ces demi bottes DXR Lagerta.

Sécurité

Ces chaussures sont bien sûr homologuées CE. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire l’article de Motoservices sur les normes de l’équipement moto. Sinon, pour vous faire un résumé pour les chaussures : il faut bien sûr avoir le petit logo du motard, ça c’est la base. Ensuite, les fabricants un peu plus sérieux font certifier leur produit EPI, qui est une norme non obligatoire. C’est la mention EN13634 pour les chaussures que vous voyez là. Les chiffres encore en-dessous correspondent au niveau de certification par rapport à la résistance à l’abrasion. Il y a 2 niveaux. Les bottes Lagerta sont niveau 2 au global (le premier chiffre), niveau 1 pour la protection des chevilles (le deuxième chiffre) et niveau 2 pour la protection de tibia et l’imperméabilité. Voilà, comme ça, vous savez tout.

Inspirez, expirez

Vous vous souvenez du défi ? Chaleur et orage. Je vous avoue que j’avais surtout peur de nager très vite dans mon jus quand j’ai vu que l’intérieur était en polyester, et aussi épais. J’ai pensé tout de suite « Ah ouais, mais ce sont des bottes pour l’hiver, en fait !« . Eh bien, j’étais très surprise de n’avoir pas plus chaud que ça en plein mois d’août. Ça m’est arrivé d’avoir envie d’essorer mon tee-shirt, mais jamais mes chaussettes. Bonne surprise, donc. Pour autant ça m’étonnerait beaucoup que vous ayez froid l’hiver.

Ça circule dans le bon sens donc, puisque ces bottines pour femmes sont respirantes et étanches. Après avoir pris un gros orage sur la tête dans le Jura, avec éclairs qui zébraient le ciel et tout, je vous certifie : elles sont étanches. Mais c’est du cuir donc n’oubliez pas de les bichonner avec les produits adaptés après une grosse « drache » et de les réimperméabiliser de temps en temps pour optimiser leur durée de vie.

Pour ceux qui ont vu d’autres de mes reviews et qui savent que je peux être bavarde, surtout quand j’ai des critiques à faire, je pense que la brièveté de cette review parle d’elle-même. Ces demi bottes DXR Lagerta sont (presque) parfaites. Ce sont officiellement mes nouvelles chouchoutes, et elles vont m’accompagner tout cet hiver et un bout de temps après j’espère.

 

Voir la fiche produit

Esthétique4
Confort5
Imperméabilité5
Sécurité4.5

Mon avis : la qualité sans le prix

Je pense que je vais arrêter d’en parler parce que ça devient lassant XD. Je teste beaucoup de produits DXR et Dexter, et c’est à chaque fois un coup de chapeau à Motoblouz qui arrive à sortir des produits de qualité à un prix aussi compétitif. Ces bottes en cuir en sont encore un exemple.
4.7

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Sonya

Une 600XT, des pistes inondées, du sable, ni leçons ni permis et quelques bonnes chutes. Loin de mes débuts en Afrique il y a 15 ans, devenue citadine sur une très sage ER-6, j'attache une attention particulière à la sécurité et j'essaye autant que possible de concilier féminité et moto. Un gros challenge qui demande de la créativité !