Essai casque SHARK Skwal 2


Shark nous sort une nouvelle version de son intégral à LED intégrées et à écran solaire rétractable ! Le casque Shark Skwal 2 est censé corriger les défauts de la première version. Je l’ai essayé pendant un mois, et vous fais toute la lumière sur ses avantages et inconvénients.

« Je ne vous avais pas vu ! »

Quel pilote de deux-roues n’a jamais entendu cette phrase sortir de la bouche d’un conducteur surpris ? Avec son casque Shark Skwal 2, la marque française nous permet d’être plus visible parmi les autres usagers de la route. Le tout grâce à un système à LED intégré dans la coque du casque : 2 LEDS sur le menton, 2 sur le front et 2 à l’arrière. Vous avez le choix de les allumer en position fixe ou clignotante façon sapin de noël. Mais tout n’est pas dans la présence des LED, il a bien d’autres atouts, ce casque Shark !

Packaging

A l’intérieur du carton, Shark nous livre donc le casque dans une housse siglée. Un cache-nez et une bavette anti-remous sont déjà en place, tandis qu’un Pinlock max vision est fourni non monté. Cet écran anti-buée recouvre tout le champ de vision.

Également dans la boîte, vous trouverez deux jeux d’autocollants réfléchissants adaptés aux découpes du casque. Dommage qu’ils soient blanc, cela jure avec un casque foncé. Cela dit, vous pouvez en trouver des noirs si vous le souhaitez.

Un câble micro USB est aussi présent pour recharger la batterie. Par contre, il est vraiment court. Cela dit, comme pour l’absence d’un adaptateur secteur dans le carton, nous avons tous déjà ces accessoires en de multiples variantes tant ce type de prises est courant de nos jours.

La taille, ça compte

Mesurant entre 56 et 57 de tour de tête (en fonction de la coupe de cheveux et du ruban utilisé pour la prise de mesure), habituellement, je prends du S chez HJC et du M chez SHOEI. J’ai donc directement pris une taille S qui me va parfaitement. Les mousses s’écartent facilement afin de rentrer la tête sans s’arracher les oreilles. Une fois en place, le casque Shark Skwal 2 est parfaitement ajusté.

Tout s’éclaire

Le système de LED inclus dans la coque du casque est alimenté par une batterie intégrée qui se recharge à 100 % en 5 heures. La prise de charge au format micro USB est cachée dans la mousse arrière du casque. L’autonomie annoncée par Shark est de 5 heures en position fixe, et de 10 heures en position clignotante. Après essais, je peux vous dire que oui, c’est le minimum auquel vous aurez droit avec une batterie complètement chargée. J’ai regardé pendant plus de 15 heures le clignotement du casque. Et j’ai failli devenir épileptique ! Pour info, sur mon modèle, la couleur des LED est verte, sur certaines déco, elles sont blanches.

L’interrupteur est placé sur le côté gauche, sous le casque. Même avec des gants d’hiver – et un peu d’habitude – il est aisé de l’actionner. Il suffit d’un appui pour allumer les LED en mode fixe, une seconde pression fait passer l’ensemble en clignotant, et on termine par un troisième clic pour l’éteindre.

J’avais peur qu’en pleine nuit les LED se reflètent sur l’écran occasionnant une gêne lors de la conduite. Et bien non, c’est du beau travail d’intégration ! Pas de reflet indésirable, même lors de passage dans des zones complètement noires.

Au niveau de la visibilité, il est clair que lorsque les conditions climatiques sont peu favorables ou à la nuit tombée, cela apporte un gros plus. Par contre en pleine journée, ça ne sert à rien.

Cependant, de jour, vous avez à votre disposition l’écran interne pare-soleil qui est suffisamment foncé à mon goût. Sa manipulation est aisée même avec de gros gants. Sa commande se trouve côté gauche, au niveau de la platine de fixation de l’écran. La montée et la descente sont nettes, et il descend suffisamment bas pour couvrir tout le champ de vision.

Pré-connecté

Quand Shark annonce que son casque intégral est pré-équipé pour recevoir le kit Sharktooth, comprenez par là qu’il dispose d’emplacements pour loger les oreillettes et la batterie du kit. Il permet de communiquer avec votre téléphone, la fonction Intercom fonctionne uniquement avec un autre kit Sharktooth.

L’évolution version 2.0

J’ai contacté directement Shark pour savoir ce qu’ils avaient réellement changé. Ils m’ont dit que les problèmes d’écrans qui cassaient sur la première version ont été résolus. Cela était dû selon eux, à l’application du traitement anti-rayures. La coque a été retravaillée pour un meilleur aérodynamisme. Aussi, il y a une nouvelle mécanique d’écran, le plaquant sur le joint pour une meilleure étanchéité. La forme des LED, ventilations et spoiler changent afin de souligner un esprit plus sportif. Enfin, l’écran solaire intégré bénéficie d’un nouvel amortissement.

Douceur et silence à bord du casque Shark Skwal 2

Le casque Shark Skwal 2 s’enfile donc facilement, les mousses sont douces et confortables. Elles reviennent facilement en place, et font joint avec le bas de votre visage. Cela permet une bonne insonorisation phonique. Sur un roadster dépourvu de protection, en mode « plein la face », pas de bruits d’air ou autres perturbations acoustiques. L’écran se plaque bien contre le joint, il est bien étanche à l’air et à l’eau. Ayant l’habitude des casques plus sportifs, je suis agréablement surpris par le silence.

Habitué à une boucle double D pour la fermeture de la jugulaire, j’ai testé la boucle micrométrique pour la première fois. Et il est vrai que ce système tient bien et se règle facilement à chaque fermeture.

Ce casque Shark Skwal 2 est bien équilibré. Je n’ai pas déploré de portance négative, effet qui se produit à haute vitesse et qui fait remonter le casque. Juste une légère prise au vent lors des contrôles latéraux sur autoroute. Le poids est légèrement plus haut que la moyenne de cette catégorie de casque. Mais il est bien équilibré, et ne se fait pas ressentir.

Pinlock et désembuage

Le Pinlock max vision fourni fonctionne à merveille sur l’écran principal. Par contre, sur l’écran solaire rétractable par temps froid, lorsque vous circulez à faible allure ou lors d’arrêts, la buée fait son apparition. Elle disparaît lorsque vous recommencez à rouler.

Pour aider le désembuage, une ventilation sur le menton a été ajoutée. Je suis par contre déçu de la qualité du plastique utilisé, tout comme son fonctionnement. Il n’y a pas de « cran » qui la bloque en position fermée ou ouverte, elle est trop souple. Tout comme l’apport d’air qu’elle est censée amener, il est très léger. Celle située sur le dessus de la coque se manipule via un petit curseur difficile à manipuler avec de gros gants d’hiver. Elle apporte un léger filet d’air sans pour autant être un véritable torrent.

Jour et nuit

Malgré la météo capricieuse de cette fin d’année, j’ai quand même pu profiter de quelques rayons de soleil afin d’éprouver l’écran solaire rétractable. Sans avoir la luminosité des jours d’été, un soleil rasant m’a permis de constater que cet écran joue parfaitement son rôle. Pas trop fumé pour permettre une bonne vision sur les endroits plus sombres, il protège efficacement vos yeux sensibles.

Mise à l’épreuve

Conscient des problèmes survenus aux écrans de la première génération de Skwal, j’ai essayé de le mettre en défaut en simulant une utilisation intensive d’ouvertures et de fermetures. Ainsi, je l’ai démonté et remonté à plusieurs reprises. Tout comme l’écran solaire ainsi que les aérations. Bien sûr, cela a été fait dans le respect et le soin que j’ai l’habitude d’apporter à mon matériel. Et le verdict est que rien n’a cassé, ni même abîmé prématurément.

Par contre concernant l’intérieur démontable, je l’ai fait. Et j’ai galéré à tout remettre correctement en place. C’est certainement une habitude à prendre.

Poids6
Confort Intérieur8.5
Insonorisation8.5
Ventilation6
Look7.5
Finitions7.5

Mon avis : Pour voir et être vu !

Le casque Shark Skwal 2 est très bien équipé. Question rapport qualité/prix, il est très bon. L’écran solaire est parfait, le silence royal, et la présence des LED est un sacré atout pour ceux qui recherchent plus de visibilité. Pour moi, seul le plastique un peu « cheap » au niveau des aérations dénote avec cette nouvelle version du Skwal !
7.3

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Thibaud

Amateur de gros roadsters et de routes à virages. La moto pour moi est un loisir, je l'utilise rarement en tant qu'utilitaire, je me balade souvent avec les copains ou en duo avec mon fils.