Essai des bottes TCX Drifter


Bottes TCX Drifter à l'essai

Quand on décide de changer de moto et que l’on s’aventure dans la catégorie « aventure », il faut s’équiper en conséquence. N’étant pas un extrémiste du off-road, mais souhaitant toutefois bénéficier d’une protection adéquate lors des sorties poussiéreuses, j’ai choisi les bottes TCX Drifter. J’ai pour maxime qu’il ne faut rien regretter dans la vie, ces bottes moto en font partie (OK ça va un peu loin là…).

Du style…

En voyant pour la première fois le carton contenant mes futures TCX, j’ai d’abord eu l’estomac noué. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, comment réagir… Est-ce que ça allait coller entre nous ? Ce n’est qu’en ouvrant délicatement le couvercle que j’ai commencé à ressentir cette drôle de sensation… Vous savez ? Tout bizarre, les papillons dans le ventre.

Non sans déconner, ces bottes TCX Drifter, elles ont quand même une gueule d’enfer. On est sur une inspiration « vintage » motocross, et je trouve ça franchement réussi ! Il n’existe qu’une seule couleur, mais c’est la bonne. Il s’agit d’une dominante de cuir marron, mixée avec des inserts plus sombres de couleur noire.

Esthétique des bottes TCX Drifter

Des bottes qui ont de la gueule…

J’aime d’abord le fait que ces bottes ne soient pas radicalement off-road. Cela permet de se balader, sans pour autant être confondu avec RoboCop. On se situe bien sur une gamme « adventure/touring » qui allie de l’esthétisme, de la protection…

Bottes TCX Drifter

Petites beautés : de devant comme de derrière…

et du confort !

Je n’ai jamais eu la chance d’enfiler une botte de motocross. Néanmoins, de ce que j’ai vu, se mouvoir avec elles ne semble pas chose aisée. Bien sûr, ce type de bottes motocross offrent une protection maximale. Mais les bottes TCX Drifter, elles, offrent un bon compromis.

Attention, ce ne sont pas non plus des pantoufles. Surtout les premiers temps. D’autant que, personnellement, je ne suis pas pourvu de « pieds de blond » (pour ceux qui connaissent le sketch de Gad Elmaleh). Je suis plutôt du genre pieds crochus avec deux orteils qui se disent « laisse-moi tranquille ». Neuves, les bottes sont assez rigides, c’est d’ailleurs un peu perturbant pour faufiler son pied autour du sélecteur. Malgré tout, je n’ai pas ressenti de douleur (hormis bien sûr, celles que je ressens habituellement avec n’importe quelle paire de chaussures neuves). Au passage, j’avais eu la même expérience avec les bottes TCX X-Blend WP (que j’adore dans une toute autre catégorie).

Après plusieurs milliers de kilomètres, les bottes TCX Drifter se font vraiment, et on s’y sent bien. Je ne pense pas que les riders enduro puissent en dire autant ! Du coup, je ne les quitte plus, que ce soit pour une réunion avec ma boss ou bien une bonne nuit de sommeil dans le lit, ok.

Bottes TCX Drifter : étanches

Je les quitte cela dit pour me baigner… (pour ne pas les abîmer surtout !)

Un assemblage digne de la haute couture

La botte est composée d’un large panel en cuir qui part de l’intérieur, vient envelopper la pointe du pied puis couvre une partie de l’extérieur. Le nombre de couture réduit permet de minimiser les accrocs avec les objets que vous êtes susceptible de rencontrer. Cela permet aussi d’augmenter la robustesse.

On a ensuite deux soufflets en microfibres pour apporter un peu de flexibilité à l’ensemble. Le plus grand, situé en position frontale, est cousu au raccord étanche. Le second est situé sur la partie arrière au-dessus du talon.

La partie la plus supérieure de la botte est constituée d’un collet élastique qui viendra s’adapter à tout type de pantalon. On a également une languette en scratch qui vient sceller le tout. Pour le serrage, c’est ultra simple. On est sur trois boucles en aluminium réglables et interchangeables. Plutôt pratique en cas de rupture donc. Le système est classique, et je risque de vous perdre en essayant de l’expliquer à l’écrit… Retenons ici que c’est facile, même lorsque l’on porte des gants super épais.

Système de fermeture des bottes TCX Drifter

Gros plan sur le système ouverture / fermeture des bottes TCX Drifter

Enfin la botte est dotée d’un panel résistant à la chaleur sur la face intérieure (côté moteur donc).

La protection des bottes TCX Drifter

Certains doivent se dire : « il attend le troisième paragraphe pour parler du plus important… » En effet. Homologuées CE, un point fort de ces bottes TCX Drifter, c’est bien la protection. Quand tu chutes, coinces ton pied à deux reprises pendant plusieurs minutes sous un veau de 300 kg, je peux « te » dire que tu es content de les avoir ! Les bottes sont solides et costauds dans leur intégralité, et elles l’ont prouvé lors de cet essai.

Essai des bottes TCX Drifter

La protection des bottes TCX Drifter a été testée à plusieurs reprises…

Le cuir épais est bien rigide, sans l’être trop. Sur les points sensibles, on retrouve un tas d’options qui vient complémenter la robustesse générale de la botte. Oubliez la légende du talon d’Achille, talon et pointe sont renforcés en polyuréthane. Il y a ensuite deux inserts latéraux métalliques ronds sur chacune des bottes au niveau de la cheville. On retrouve aussi un panel résistant à la chaleur, côté intérieur, en contact avec le moteur. On peut serrer ses jambes contre le moteur, ou bien rentrer en contact rapide avec le pot, sans pour autant se transformer en merguez. Enfin sur la partie haute de la botte, il y a un insert en plastique qui permet d’encaisser les chocs frontaux.

Je n’ai malheureusement pas eu la chance de traverser un cours d’eau assez profond pour submerger mes bottes entièrement. Néanmoins, j’ai pris soin de piétiner toutes les flaques sur mon passage et n’ai pas ressenti d’humidité dans la chaussure. Je pense que le système est bel et bien étanche. Attention néanmoins à prendre en compte la hauteur de ce dernier : il n’est pas équivalent a la hauteur totale de la botte.

Bottes TCX Drifter et protection

Du grip !

Un des points importants pour une botte moto, et que TCX n’a pas oublié de soigner, c’est la semelle. Un motif à barrettes offre une adhérence maximale aussi bien sur le goudron, la terre, le gravier que sur le sable. Et pouvoir compter sur sa semelle, c’est indispensable pour rattraper nos bécanes en cas d’erreur ou de déséquilibre. Personnellement, je n’ai pas glissé une seule fois avec ces bottes, ni même sur les lignes blanches ou les plaques d’égout, au sec ou trempées…

La semelle est au juste milieu entre rigidité et souplesse. Rigidité pour faire face aux éventuels cailloux que l’on pourrait rencontrer en frontal ou latéral, et souplesse pour permettre de marcher correctement. Au milieu du pied, les crampons disparaissent pour laisser de l’espace au cale-pied. La position est naturelle, aussi bien assis pour cruiser que debout pour les portions plus techniques.

Enfin dernier point. Si jamais vous finissez par user la semelle, chose qui probablement nécessitera quelques kilomètres de « Jesus walk » (clin d’oeil à nos amis stunters) : il s’agit d’une semelle collée, les apparences sont parfois trompeuses. En effet, bien qu’on remarque la présence de jolies coutures sur les côtés de la botte, il ne s’agit là que d’un bonus esthétique. Ou du moins, ces coutures sont simplement une jonction entre les parois en cuir de la botte et un second panel de cuir plat de la forme de la semelle pour former finalement un chausson. Du coup, c’est plus confortable et il n’y a plus qu’à coller le tout à une bonne semelle toute neuve. Pas folle, la guêpe !

Essai des bottes TCX Drifter sur tous types de sol

Résistance et grip à tous types de sol !

Look 5
Protection4.8
Confort 4
Polyvalence4
Facilité d'utilisation 4.8

Mon avis : c'est du costaud !

Finalement ces bottes, je les aime beaucoup. Pour ceux qui souhaitent mettre un pied dans de l’équipement plus technique, sans pour autant débourser un salaire. Ou bien dont l’utilisation ne justifie pas l’achat d’une botte de compet'. Les bottes TCX Drifter représentent un parfait compromis. Elles sont esthétiques, avec une petite touche "vintage" qui les démarque. Elles sont solides et protègent comme il faut. Elles sont étanches... Enfin, il faut croire TCX sur parole sur ce coup. C’est du costaud : test "à l’appui" avec une moto de 300 kg.
4.5

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One Month One Ride

Max est un passionné-passionnant de motos. Moi, Mathilde, je suis passionnée par les voyages (et par la bouffe). C’est en duo (ou trio avec la Super 10) que nous avons décidé de partir vivre et rider sous le soleil de Californie. Histoire de découvrir le pays, la culture… et les merveilles culinaires américaines. Alors c’est en duo qu’on vous résume ici nos folles… ou plutôt nos terreuses, ensoleillées, et merveilleuses aventures. Suivez-nous aussi sur Insta.