Jorge Martín : « J’ai une confiance aveugle dans mon Shark »


Alors que Jorge Martín nous a rendu visite à l’occasion du 17ème anniversaire de Motoblouz, nous avons eu la chance de pouvoir lui poser quelques questions. Interview au pied levé du pilote MotoGP n°89, que nous sommes heureux de soutenir cette saison !


Motoblouz : Alors, l’accueil des gens du Nord ?
Jorge Martín #89 : Super surprise ! Je vous trouve très accueillants, tout le monde est d’un contact facile. Et chez Motoblouz, vous êtes tous des fans de moto, c’est génial !

Que penses-tu de la Ducati ?
La Ducati est incroyable. Avec elle, j’ai pris 362 km/h ! Malgré tout, elle manque un peu d’agilité. Mais c’est une super moto, j’en suis super content. La première fois que je suis monté dessus, j’avais hâte de la pousser dans ses retranchements en ligne droite pour voir ce qu’elle avait dans le ventre. Et en fait, ça allait tellement vite que je n’arrivais pas à me coucher derrière la bulle ! Et le freinage qui a suivi était super impressionnant lui aussi. La moto s’arrête net et il faut énormément de force pour se retenir. La douceur de la boîte de vitesse, c’est également un truc de dingue. Les rapports passent en douceur, presque comme si c’était un scooter !

Jorge Martin MotoGP #89 chez Motoblouz

On a mis les petits plats dans les grands pour recevoir Jorge Martín !

Ça fait quoi de courir avec Marquez ou Rossi ?
La première fois que tu cours avec eux sur circuit, c’est impressionnant, mais au fil des courses, ils deviennent peu à peu des concurrents et on s’habitue… À la base, je suis un fan de Valentino Rossi, et c’est un peu dur de voir qu’il n’a pas de bonnes sensations au guidon cette saison.

En quoi te considères-tu comme différent des autres pilotes du plateau MotoGP ?
Je suis un pilote qui donne toujours 100% de ce que j’ai. Parfois c’est bien, d’autres moins… Pour aller chercher la pole position, je débranche le cerveau et je gère virage par virage, sans savoir si je vais en sortir sur mes deux roues. En course, c’est un peu différent. Il faut modérer ses ardeurs les six premiers tours pour économiser les pneus, qui sont très sollicités par le surpoids du plein d’essence. À la fin de la course au contraire, on est beaucoup plus dans le physique pour compenser la glisse de la moto due aux pneus usés.

Et tes blessures à Portimao, comment tu fais pour récupérer aussi vite ?
Il n’y a pas de secret malheureusement. Pour résumer, les courses qui suivent, il faut supporter la douleur. D’ailleurs, encore aujourd’hui, je n’ai pas complètement récupéré.

Avec Johann Zarco, ton team mate, ça se passe bien ?
Oui, ça se passe très bien. Johann est un pilote à part, très mature, qui a des goûts très différents des miens. C’est quelqu’un de bien et on a de très bonnes relations tous les deux !

C’est quoi ton objectif pour la fin de saison et pour 2022 ?
Donner le meilleur et me battre pour le podium autant que possible. Dernièrement, je suis souvent au pied du podium, je peux y arriver. Pour 2022, des podiums, et pour le reste, on verra !

D’où vient ton surnom « Martinator » ?
À ma toute première course, je suis tombé et je me suis fait une belle fracture à l’avant-bras, qui m’a value la pose d’une plaque de métal. Plus tard, j’en ai eu une autre, si bien que les gens m’ont comparé à Terminator. Terminator – Martinator, le surnom était trouvé ! Par chance, c’est du titane, donc je ne bipe pas à l’aéroport…

Tu es content de ton Shark Race-R Pro ?
En tant que pilote, je suis surtout attentif à la protection que m’apporte mon équipement. Et dans ce domaine, j’ai une confiance aveugle dans mon Shark. Je me suis pris la pire gamelle de ma vie avec lui et je suis encore là pour en parler aujourd’hui. Bien sûr, j’ai travaillé avec Shark pour personnaliser l’intérieur du casque. Les mousses sont adaptées aux contraintes du pilotage en MotoGP. Par exemple, la mousse au sommet du crâne est plus dense que sur le casque standard. Mais pour tout le reste, il est identique au Race-R Pro de série.

As-tu une position sur l’adoption d’un système de communication intercom pilote/team en MotoGP, comme en F1 ?
Pour moi, le MotoGP est un sport plus physique que la formule 1. Il faut beaucoup bouger, et ça me paraît difficile de trouver le moment adéquat pour communiquer. D’ailleurs, les pilotes qui ont essayé n’ont pas adhéré.

Ta préparation physique, ça donne quoi ?
Natation, vélo, salle de sport, j’enchaîne tout ce qu’il faut pour être bien préparé, et ce six jours par semaine. Pour la nutrition, j’ai une équipe qui s’occupe de me suivre au quotidien.

Est-ce que tu suis des sports autres que la moto ?
J’aime beaucoup les sports de contact comme le MMA ou la boxe, mais aussi le triathlon ou le cyclisme. Globalement, je suis les sportifs espagnols, comme par exemple Rafael Nadal.

 

Merci à Jorge Martín pour sa disponibilité, à Shark qui a rendu sa venue possible, à Bruno pour la traduction et à Max pour les photos !
Photo de couverture, de gauche à droite : Jérôme Dalidet (CEO de Motoblouz), Jorge Martin (on ne vous le présente pas !), Adrià Morgó (Manager e-commerce Espagne) et Joffrey Dumont (Directeur Général Adjoint et pilote à ses heures)

#JM89 #Martinator #Motoblouz

Jorge martin signe un colis Motoblouz

Trois clients recevront leur colis Motoblouz signé par Jorge Martín. Surprise !

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Loïc

Rédacteur et testeur pour Motoblouz, je suis fan inconditionnel de routes à virages. La moto est pour moi un moyen d'évasion comme un moyen de transport.