Essai des gants chauffants Racer Connectic 3


Pour plagier un ancien président, je pourrais dire « dans la lutte contre le froid, on a tout essayé« . C’est vrai quoi ! N’importe quel gant hiver montrera ses limites au bout d’un certain temps, à des températures polaires. Alors, pour résoudre ce problème, on a fait appel à des spécialistes. Leur réponse : les gants chauffants Racer Connectic 3.

Racer : depuis 1927

Des gants chauffants, oui. Mais pas n’importe lesquels, s’il vous plaît. Quoi de mieux qu’une firme spécialisée dans les gants depuis 1927, proposant des gants chauffants depuis 1982 ? Racer, c’est aussi des gants de ski, de vélo et bientôt d’équitation. Et moment cocorico oblige, Racer est une marque Française !

Gants chauffants Racer Connectic 3 présentation finition

Déjà, à la réception du colis, les premières impressions sont positives. Le conditionnement est classe. Une belle boîte en carton glacé contient les gants chauffants Racer Connectic 3, la notice qui est complète et lisible, la paire de batteries et le chargeur. La finition ne souffre d’aucun défaut apparent. Les empiècements sont bien réalisés. Les gants sont composés de cuir sur la paume. Sur la membrane externe, on retrouve du polyamide à 76 %, du cuir à 18 % et 6 % de polyuréthane. Le bouton d’allumage / choix du mode de chauffe est parfaitement intégré au gant.

Une longue manchette permet en plus de bien vous protéger, de loger les batteries. Pour éviter un débranchement inopiné de ces dernières, la fiche du tissu chauffant est réalisée de manière à assurer un excellent maintien.

Serrage et maintien

Pour vous assurer un confort optimal, une première patte de serrage type velcro se situe au poignet. D’une largeur intermédiaire, d’une longueur correcte et d’une bonne souplesse, elle ne se décolle pas inopinément et se montre efficace.

Un deuxième serrage à l’extrémité de la manchette, au niveau des avant-bras permet d’assurer une étanchéité parfaite entre les gants chauffants Racer Connectic 3 et la manche de votre blouson / veste. Le serrage est quant à lui élastique.

Pour faire le plein sans avoir à les poser n’importe où, chaque gant possède une dragonne élastique pour le relier à votre poignet. Cette même dragonne permet de les faire pendouiller en vue de les sécher après avoir ramassé une averse hivernale.

En termes de taille, j’ai pris du « M », je fais du « M » et je suis tombé sur la bonne taille du premier coup.

Double batterie, double plaisir

Apparemment, deux c’est mieux et ça, Racer l’a bien compris. Pour avoir plus d’autonomie, chaque gant peut accueillir deux batteries pour deux fois plus d’autonomie. Bien évidemment, il faudra racheter une paire de batteries séparément.

Charge

Avant tout, il est important de charger les batteries une première fois. Pour ça, un chargeur aussi rouge que tonton Hubert au repas de Noël permet de recharger deux batteries simultanément. Il faut compter quatre heures de charge environ. Bon, je vous rassure une led passe du rouge au vert pour vous signaler la fin de la charge.

Autonomie

Pour nous tenir au chaud, Racer propose des gants équipés de batteries individuelles en Lithium Polymère de 7.4V. Sur le papier, Racer nous promet plus de trois heures d’autonomie en mode maximum et sept heures en mode minimum. Ceci grâce à un système de chauffe thermo-régulé développé en interne par le service recherche et développement de Racer. Personnellement, mes essais ont conclu à une autonomie de :

  • 2 heures en mode maximum (jusqu’à -2°C)
  • 3 heures en mode intermédiaire pour des températures de 6°C à 12°C
  • 5 heures en mode minimum

Nous sommes donc bien en deçà de ce qui est annoncé par Racer. Pas cool ça… Si vous voulez approcher leurs chiffres, débranchez les batteries après chaque utilisation et ne stockez pas les gants chauffants Racer Connectic 3 dans votre Top Case bien frais. Une double led permet de visualiser le niveau de charge de la batterie, soit 4 niveaux au total ou 6 en mode double batterie (en option).

Un p’tit bonus ?

Bon, désolé pour le spoil mais c’est mon job de tout dire pour mieux conseiller. Les p’tits coquinous de chez Racer ont oublié de signaler l’existence d’un mode de chauffe bonus :le mode Boost. Celui-ci est destiné à lever le majeur à une potentielle vague de froid, genre la Moscou-Paris de début 2018. Le mode Boost est destiné aux froids extrêmes, et Racer recommande de ne pas l’utiliser trop longtemps pour éviter que le gant ne chauffe trop. Forcément, la batterie sera plus sollicitée… je ne l’ai utilisé que pour un trajet à -6°c. Je n’ai pas ressenti plus de chauffe qu’en mode maximum.

Et si j’ai plus de batterie, je fais comment ?

Et oui, la panne, ça arrive à tout le monde. Mais du coup, ça se passe comment ? J’suis en mode gant été ou pas ? Plusieurs fois, par température allant de 5°C à 12°C, j’ai choisi de ne pas mettre le mode chauffe. Pour être honnête, ça n’est pas exceptionnel mais ça reste dans les standards du gant hiver.

Sécurité

En termes de sécurité, les gants chauffants Racer Connectic 3 sont homologués niveau 1 selon la norme CE EPI EN13594-2015. Il faut l’avouer, et c’est ce que je regrette : la protection est minimaliste. Elle se résume à un renfort de paume. Pas de protection au niveau des phalanges et pas de coque au niveau des métacarpes.

Plus de sécurité : Racer Heat 3

Ceux/celles qui comme moi mettent un point d’honneur à la protection lâcheront une grosse soixantaine d’€uros supplémentaires pour prendre les Racer Heat 3. En effet, ils disposent d’une coque pour protéger les métacarpes, de renforts de phalanges, de renforts de paume et d’une raclette de pluie sur le pouce. Ceux-ci sont donc homologués de niveau 1KP. Un ami a préféré les prendre et me les a laissés. La seule différence notable par rapport aux gants chauffants Racer Connectic 3 est qu’il leur faudra plus de temps pour « se faire » vues les protections supplémentaires.

Conditions d’essai

Pour réaliser cet essai, j’ai parcouru 680 kilomètres dont 80 sur autoroute, 450 sur nationale et 150 en ville, sur une plage de température allant de -6°C à 12°C.

Sélection du mode de chauffe

L’allumage et la sélection du niveau de chauffe se font par un bouton situé sur la partie supérieure de la main, juste entre l’index et le pouce. Il suffit d’une pression longue pour allumer et éteindre, et une pression courte pour régler le mode de chauffe. Si ça reste très facilement manipulable en roulant, perso je préfère le faire à l’arrêt…Trois led permettent de visualiser sur lequel des trois niveaux vous êtes. Et là, si vous ne vous êtes pas encore endormis, vous allez me dire « ouais mais comment sait-on que nous sommes en mode Boost ? ».

En mode Boost, les trois led clignotent dans tous les sens. Rhoooo c’est génial, ambiance fête foraine garantie !

Sensation de chauffe

Quel que soit le niveau de chauffe choisi, on ressent une légère sensation de chauffe à l’allumage et après on s’y habitue. Après cette période d’accoutumance, c’est comme si les gants chauffants Racer Connectic 3 cassaient le froid plutôt que de réchauffer. On roule, et c’est après qu’on se dit « hey, mais en fait je n’ai pas froid ?! ».

Je pense que cela vient du système de thermorégulation qui limite la sensation de surchauffe pour privilégier l’autonomie sans empiéter sur le confort.

Je n’ai trouvé de limite qu’à partir de -5°c sur nationale ou mon pouce gauche commençait à me lâcher. Passé cette température, les poignées chauffantes sont nécessaires en complément.

Thermorégulation, kézako ?

Pour préserver la batterie, un microcontrôleur gère le système de chauffe de manière intelligente. De ce fait, la sensation de chauffe n’est pas toujours la même. Quoi qu’il en soit, trop froid ou trop chaud, à vous d’appuyer sur le bouton pour choisir la puissance voulue.

À l’utilisation (pilotage)

Tout d’abord, les gants chauffants Racer Connectic 3 s’enfilent très facilement. Avec toutes les couches de textile et de système de chauffe, on est en droit de se demander s’il reste un minimum de feeling au pilotage. Pour mon utilisation personnelle, je n’ai pas rencontré de difficulté pour manipuler les divers boutons des commodos, du plus simple Sportster à la dernière R1250 GS bardée de petits boutons.

À l’utilisation (confort)

En termes de confort, au début j’étais terriblement sceptique car les gants chauffants Racer Connectic 3 ont mis beaucoup de temps à « se faire ». Est-ce dû à leur forte épaisseur et le nombre de couches ?

Je ne sais pas… Au bout de 250 km, le problème a disparu. Cependant, pour ouvrir l’écran de mon Nolan N87, j’ai vraiment eu du mal à saisir l’ergot à cause de l’épaisseur des gants Racer.

Étanchéité

Pour assurer leur étanchéité, les gants chauffants Racer Connectic 3 sont équipés d’une membrane Polymax. Franchement, j’ai ramassé des violentes pluies à chaque promenade autoroutière et je suis resté on ne peut plus sec…

Utilisation d’un GPS / smartphone

J’ai franchement été surpris de la facilité à taper au clavier de mon smartphone avec les gants chauffants Racer Connectic 3. Le verdict est le même sur mon GPS : pas de problème à entrer une adresse.

Confort4
Finition5
Etanchéité5
Agrément thermique4
Ergonomie5
Autonomie3

Mon avis : des gants pour des trajets utilitaires hivernaux

Les gants chauffants Racer Connectic 3 vous protégeront du froid... sans vous réchauffer pour autant. Leur ergonomie est agréable au quotidien, que ce soit en termes de manipulations des gants ou le feeling qu’ils laissent sur les commandes. Leur autonomie les destine plus aux trajets utilitaires ou aux petites balades hivernales. Dernier point positif, leur très bonne étanchéité et leur longue manchette. Si vous voulez plus de sécurité investissez dans les gants Racer Heat 3.
4.35

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Gab

Moi c'est Gab', depuis que j'ai obtenu le précieux sésame en 2013, je roule sur mon Sportster pour déambuler sur les boulevards et plus récemment mon Africa Twin pour affronter les conditions climatiques hostiles ou pour rider vers d'autres horizons. Egalement cycliste et parfois automobiliste, je prône le partage, la responsabilité et la sagesse collective sur la route. Quoiqu'il en soit, je recherche l'équipement sachant allier style, efficacité et protection.