Organiser un road trip en moto à l’étranger : les 3 essentiels


Retour sur les traces de nos Dundee 2018. Avant son rapatriement en France, Hubert fait le point sur les essentiels pour bien organiser un road trip, en moto, dans un pays étranger. Assurance, équipement, langue : êtes-vous prêt ?

Voilà, je sors de l’hôpital et j’attends dans le hall qu’un taxi m’emmène à l’hôtel. Avant de vous faire un retour sur mon rapatriement en France prévu pour le lendemain, il est important de tirer quelques apprentissages de cet accident. Pour bien organiser un road trip, encore plus à l’étranger, trois éléments sont pour moi essentiels.

Pour organiser un road trip : la première nécessité est d’avoir un bon équipement

Lors de ma chute, mes bottes cross Forma Adventure ont limité la pression de la moto sur ma cheville. Les protèges malléoles ont joué leur rôle, et la fracture aurait été bien plus grave avec une paire de chaussures classiques. D’ailleurs, ceci a même été confirmé par le médecin de Mondial Assistance. Le pantalon DXR, avec ses protections ajustées, m’a quant à lui évité hématomes et contusions sur la hanche au moment de l’impact sur la piste caillouteuse. Le gilet coqué a joué son rôle, et je ne ressens, grâce a lui, aucune douleur au niveau des épaules, des coudes ou du dos.

Cet équipement moto a donc été hyper important dans le maintien de mon intégrité physique ! C’est bien dit, non ? Trêve de plaisanterie ! L’équipement nous a protégés, tous les deux, lors de cette chute… Flo n’a absolument rien grâce à son équipement : une veste Spidi Lady et un pantalon Rev’it. Ses bottes DXR l’ont protégée des valises, et le choc au contact du sol a été amorti par les protections.

Alors, outre le fait que ma Bertha se soit couchée contre mon pied, je n’ai rien d’autre. Ses 300 kg ont eu raison de mon ossature puisqu’il y a eu fracture, mais ni arrachement ni écrasement. Pour Flo, pas un bleu, ni même une douleur. Même a posteriori. Les protections ont été efficaces tout en étant confortables…

Un bon équipement moto est donc indispensable pour bien organiser un road trip moto à l’étranger. Et j’ai testé pour vous son efficacité en conditions réelles ! Un grand MERCI à l’équipe de Motoblouz pour la qualité des équipements qui nous ont été fournis.

La seconde est la nécessité d’avoir une bonne assurance

En effet, le principe anglo-saxon est (je caricature…) de demander comment on paie avant de demander où on a mal.

Notre assurance est incluse avec notre carte bancaire « Visa Premier ». Cette carte, d’une centaine d’euros l’année, inclut la prestation de Mondial Assistance pour tout voyage inférieur à 90 jours. Mondial Assistance a donc tout pris en charge avec rapidité et professionnalisme. Les rapports avec les hôpitaux, les transferts et mon rapatriement jusqu’à la maison… Alors n’hésitez pas. Si vous voyagez, optez pour ce type de carte ou assurez-vous de bien être couvert.

Attention, l’Australie est un pays exclu dans les contrats d’assurance moto française. Vous devez donc prendre une assurance sur place, mais elle ne couvre que la responsabilité civile. Sachez-le ! De plus, le fait que l’Australie soit exclu, exclut de la même façon toutes les options attachées à votre contrat français telles que la garantie dommage corporel du conducteur par exemple.

Ainsi, pour bien organiser un road trip à l’étranger, renseignez-vous bien sur les conditions d’assurance du pays où vous allez. Un accident banal comme le mien peut vite devenir une catastrophe financière (et plus encore) si la couverture d’assurance n’est pas adéquate.

La dernière est la nécessité d’avoir un niveau d’anglais cohérent

Dès la première hospitalisation, toutes les demandes m’ont été faites logiquement en anglais… Ma maîtrise, ou plutôt mon absence de maîtrise, de la langue de Shakespeare m’a frustré et ne m’a pas permis de comprendre à chaque fois tout ce que l’on me disait. Mon anglais est suffisant pour un besoin touristique basique, mais dès que les difficultés ou les spécificités sont présentes, mon niveau est insuffisant. J’avais pourtant fait quelques révisions via le net. Donc pour bien organiser un road trip au long cours, faites le nécessaire pour maîtriser au moins l’anglais.

A suivre !

Picture by @rawpixel

 

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Florence et Hubert

Tous deux, à la cinquantaine plus les intérêts, vivons la vie avec passion. Ce que nous recherchons dans nos voyages? L’émerveillement ! Vous savez : cette petite lumière qui s’allume dans les yeux à un moment ou un autre… et quand on peut en plus, la partager, n’est-elle pas encore plus belle ?