Essai blouson Bering Tracer


Tracer, en voilà un nom à la mode dans le petit milieu de la moto ! Bering a eu la bonne idée de baptiser l’une de ses nouveautés 2017 de la sorte. Et le choix est judicieux, parce que comme son homonyme de chez Yamaha, le blouson Bering Tracer a de bons arguments à faire valoir auprès de ceux pour qui la moto est synonyme de peps et de confort, sans entamer le budget de façon démesurée…

Vitaminé, le blouson Bering Tracer !

Attention, aucun tube de Guronsan n’est planqué dans les poches du Bering Tracer ! Comprenez plutôt par là que sa conception en fait un blouson routier un peu à part dans la production actuelle. Sans être coursifié façon pistard, ce qui n’est pas toujours de bon goût pour un blouson textile vous me l’accorderez, il se la joue plutôt propre sur lui dans sa livrée noire, mais avec des détails qui renforcent son dynamisme.

Le côté mat et fin du Softshell se montre en effet toujours aussi flatteur

Je pense en particulier du Softshell qui entre dans sa fabrication. Ce matériau élastique et doux au toucher – mais avec du recul un peu salissant à long terme – m’avait déjà séduit sur le Bering Luminous, le blouson lumineux lancé l’année dernière par la marque française. Son côté mat et fin se montre en effet toujours aussi flatteur. Et puis le matériau est rehaussé d’inserts mousse au niveau des poches main et en haut du dos qui ajoutent au style racé du Tracer. Sans oublier les bandes réfléchissantes autour des zips et dans le dos, qui tranchent avec le noir de l’ensemble. Bref, on sait y faire avec le design chez Bering !

La coupe est plutôt près du corps, « body fit » comme on le surnomme chez Bering. Il est un peu élastique et dispose de réglages à la taille, mais si votre tour de taille est vraiment au-dessus de la moyenne, vous risquez quand même d’avoir des soucis de fermeture. Dans le cas contraire, le gabarit est plutôt bon : même moi qui suis taillé comme un cure-dent, je m’y trouve plutôt pas mal mis en valeur (toutes proportions gardées, hein !)

Notez qu’il est assez difficile de passer les manchettes des gants par-dessus le blouson. À incriminer, la patte de serrage en gomme, facile à manipuler et donc imposante. Si vos gants hiver offrent peu de latitude d’ouverture, vous risquez d’avoir des problèmes de ce côté là.

La doublure isolante, du genre aboutie

Ok, et sur la route ? D’abord, la souplesse du blouson Bering Tracer se fait appréciable dès les premiers mètres. Les manoeuvres au guidon sont naturelles, et les renforts épaules et coudes Safe Tech suivent les mouvements de façon étonnante.

Les matins encore froids de ce début de printemps m’ont également permis de mesurer l’efficacité de la doublure hiver thermo-alu. Thermo-alu, ça veut dire que l’isolation fait appel à un film réfléchissant (type aluminium) pour réverbérer les infrarouges qui rayonnent du buste. Léger, fin, et assez commun dans les blousons routiers de bonne qualité. Difficile d’évaluer le rendement de cette technologie qui, à mon sens, joue un rôle moins important dans le confort thermique que la conception bien fichue de la doublure elle-même. L’extrémité de ses manches ainsi que son col sont tricotés, et serrent en douceur vos poignets et votre cou. Le résultat, c’est qu’aucun filet d’air froid ne vient baisser la température à l’intérieur du blouson quand la doublure est bien fermée.

Si on ajoute à ça son montage sur le blouson  via un seul zip bien pratique, on est en droit d’affirmer qu’elle est vraiment aboutie ! Seul détail qui m’a chagriné, l’ouverture pratiquée dans la doublure pour accéder à la poche intérieure du blouson. Une seconde poche dans la doublure aurait été plus judicieuse à mon humble avis pour éviter la fuite de calories. Au passage, bien vu la poche papier accessible sans ouvrir la doublure froid ! Hélas, tout n’y entre pas : on peut à peine y loger un smartphone dernière génération ou un portefeuille un peu large.

Pluie : Le Tracer tient bon !

[15/05/2017 : Ce paragraphe a été édité suite à une expérience plus probante de la pluie…]

Fixée au blouson, la doublure pluie s’avère elle aussi plutôt bien vue. Bering a choisi d’en faire également la doublure fixe avec laquelle on est en contact quand on retire l’isolation. Pour que son toucher ne soit pas celui d’un sac-poubelle, la membrane est recouverte d’un textile perforé tout doux. Ça évite les multiples couches, assez pénibles quand on retire le blouson par exemple.

Sur la route, plusieurs grosses averse d’orage m’ont permis d’en mesurer l’efficacité. Après une journée de 700 km de route entrecoupée de douches intenses (sans que le Bering Tracer ait donc le temps de sécher), je suis arrivé 100% sec à destination. Belle perf ! En revanche, comme on pouvait s’y attendre, le textile extérieur et le Softshell en particulier s’imbibent de flotte. Le Bering prend quelques kilos au passage, et demande un bon moment avant de sécher dans ce cas de figure. Mais l’essentiel, c’est d’être à l’abri de la pluie, non ?

Des zips de ventilation pour élargir son champ d’action à l’été

Hiver : Check ! Pluie : Check ! Et quand ça chauffe ? Polyvalent, le blouson Bering Tracer prévoit aussi le coup. Il dispose de zips de ventilations prêts à entrer en action – quand vous retirez la doublure hiver ça va sans dire. Les deux zips poitrines sont équipés de pattes pression qui permettent de garder les aérations grandes ouvertes. Facile à utiliser, c’est déjà une bonne chose. Et niveau refroidissement, sans tomber dans le flux d’air d’une veste mesh, disons que c’est mieux que rien : sachant que les ouvertures des ventilations débouchent sur la membrane (!), le fait qu’on sente quand même le frais est une surprise. Toujours bon à prendre, surtout sous les bras ! L’air moite s’échappe par les zips arrière, situés sur les omoplates. Le Tracer y gagne quelques touches de jaune fluo au passage, une association de coloris qui n’est pas sans rappeler les Gaerne Voyager en gris/fluo (si vous cherchez des baskets assorties !)

La protection, dans la moyenne

Le confort, c’est ce qui nous concernera à chaque roulage. La protection, elle, on n’espère jamais avoir à en profiter. Quoi qu’il en soit, le blouson Bering Tracer est étudié pour parer à toute éventualité. Les coques aux épaules et aux coudes (réglables en hauteur) limiteront les dégâts d’un choc sur les articulations. Bonne nouvelle, par sa conception, le blouson est certifié en tant qu’EPI – je vous renvoie vers notre guide d’achat pour en savoir plus dans ce domaine. Ne manque finalement plus qu’une dorsale, dispo en option, que vous pourrez loger dans une poche prévue à cet effet. Ou alors vous pourrez carrément opter pour le gratin en la matière, la dorsale à bretelles, comme le modèle Bering testé par Meuhsli il y peu.

Classe et bien fini, le Tracer !

Je dois enfin vous parler de la finition, clairement valorisante sur le blouson Bering Tracer. Du zip de fermeture gros gabarit aux pattes de serrage poignets en gomme en passant par les coutures propres, les détails sont soignés, c’est indéniable. Tout ça rassure sur la durée de vie du Bering Tracer, et fait qu’on quotidien, il est très agréable à utiliser. Et puis on sait pourquoi son prix flirte avec les 280 € ! Notez quand même que les zips étanches aux poignets réclament un peu de vigueur pour être manipulés. Mais, avec l’ouverture dans la doublure et la poche Napoleon un peu étroite, c’est tout ce que j’ai relevé, autant dire que ça reste du détail…

Confort9
Sécurité8
Imperméabilité8
Agrément thermique8
Finitions10

Mon avis : Convaincant, le blouson Bering Tracer !

Avec ce côté clean sympa et une conception aboutie qui le rend utilisable confortablement une bonne partie de l'année, le blouson Bering Tracer m'a convaincu. Alors : cuir premier prix ou textile bien fichu ? Pour ma part, au quotidien, je n'hésite pas, et je pars sur la deuxième option, parfaitement incarnée par le Tracer !
8.6

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Loïc

Rédacteur et testeur pour Motoblouz, je suis l'extra-terrestre qui attend impatiemment la pluie pour mettre à l'épreuve l'étanchéité d'une veste ou d'une paire de gants... Fan inconditionnel de routes à virages, la moto est pour moi un moyen d'évasion comme un moyen de transport.

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