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Équipement pilote cross, le B-A BA


équipement cross, choisir le meilleur au meilleur prix

Ce qu’il faut retenir :

  • Le casque cross est la pièce maîtresse, et il se choisit surtout sur la sécurité, le poids, la ventilation et les technologies anti-chocs rotationnels comme MIPS ou AMS2 (Airoh).
  • La coque d’un casque motocross peut être injectée, en fibre ou en carbone, avec un gain de légèreté et d’absorption des chocs en montant en gamme.
  • La tenue cross (maillot + pantalon) doit rester mobile et résistante, avec textiles ventilés, zones renforcées et assez de place pour porter des protections dessous.
  • Les gants cross privilégient le feeling et le grip, avec paume renforcée, doigts siliconés et une coupe ajustée pour éviter les plis et les ampoules.
  • En compétition, l’équipement obligatoire FFM/UFOLEP inclut un casque homologué ECE 22.05 P ou ECE 22.06 P, une protection torse certifiée, une tenue résistante, des gants et des bottes.

Vous avez du mal à vous y retrouver parmi notre large éventail d’équipement cross ? Pas de panique, ce petit guide est là pour vous aider à identifier les meilleurs casques, tenues et bottes cross. Vous allez voir, certaines caractéristiques produits listées dans les fiches techniques Motoblouz vous permettront de faire la part des choses en un clin d’œil. Découvrez lesquelles ici !

Accès rapide :

  1. Le casque cross
  2. La tenue et les gants cross
  3. Les bottes cross
  4. Quel équipement obligatoire en cross ?

Choisir son casque cross

La pièce maîtresse de votre équipement cross ? Le couvre-chef ! Le choix d’un bon casque motocross répond à des impératifs de protection évidemment, mais aussi de confort, en particulier pour les longues sessions. Sans oublier certains aspects pratiques incontournables pour qu’il soit le plus simple à utiliser possible.

Casque cross Fox
Un casque Fox V3 RS avec une calotte en fibre

Protection : Fibre, injecté ou carbone ?

La calotte (ou coque du casque) peut faire appel à plusieurs matériaux dans sa fabrication :

  • Injecté : Il s’agit de polycarbonate injecté à chaud dans un moule sous pression, d’où ce nom « d’injecté ». Ce matériau offre une grande liberté de design ainsi qu’un niveau de protection satisfaisant, le tout pour le prix le plus accessible possible.
  • Fibre : Ce mélange de résines fixé sur une matrice de fibre, souvent tri-composite ou de verre, impose pour sa mise en œuvre l’intervention d’un ouvrier spécialisé, ce qui a une incidence sur le prix. Dommage, parce que la fibre amortit davantage l’onde de choc que l’injecté, tout en profitant d’un poids souvent moindre à protection égale.
  • Fibre de carbone : Issue de l’aéronautique, la fibre de carbone permet d’alléger considérablement le poids des calottes, donc des casques cross. Comme vous vous en doutez, c’est le matériau au prix le plus élevé.

La nature de la calotte, ça compte. Mais d’autres points méritent d’être surveillés. Certaines technologies améliorent ainsi le niveau de protection de cet équipement motocross. Le calottin d’amortissement peut ainsi être fabriqué en EPS (polystyrène expansé) offrant deux ou plsieurs densités différentes selon les zones du crâne concernée. La transmission de l’onde de choc sera mieux encaissée qu’avec un EPS d’une seule densité.

Intérieur de casque cross avec système de protection contre les chocs rotationnels
Détail du système MIPS dans un casque cross

Signalons aussi l’existence de technologies propriétaires comme le système MIPS ou AMS2 d’Airoh, qui limitent les dégâts des chocs rotationnels et angulaires fréquents à moto.

Enfin, n’oublions l’importance du poids : un casque cross léger peut limiter les lésions cervicales en cas de gamelle car il réduit l’effet levier. Un constat encore plus vrai pour un enfant. Pensez aussi à regarder si le modèle qui vous intéresse est compatible avec une protection cervicale tout terrain (ou neck brace). Pour cela, il doit simplement disposer d’une base la plus évasée possible. Bref, ça en fait des cases à cocher question sécurité à l’heure du choix !

Confort du casque moto tout terrain : de l’air, beaucoup d’air !

Un bon casque cross doit choyer votre tête. Impossible en effet d’envisager une course ou un après-midi d’entraînement moto dans les meilleures conditions s’il vous est inconfortable !

En priorité, le système de ventilation doit être suffisamment efficace pour éviter la surchauffe. Pendant l’effort, même en hiver, la transpiration finirait rapidement par détremper l’intérieur. Ce type d’équipement doit donc favoriser le refroidissement du pilote. Examinez la surface occupée par les prises d’air et leur nombre pour compléter ce qu’avance la fiche technique.

Tous les heaumes modernes disposent de mousses intérieures démontables et lavables pour repartir dans les meilleures conditions à la session suivante.

Casque Thor Reflex avec masque MX
La dimension de l’ouverture dans la calotte joue sur la facilité d’installation d’un masque

À surveiller également

Le meilleur casque moto disposera d’une grande ouverture dans la calotte afin d’accueillir les masques cross les plus imposants.

La présence d’une boucle double-D se montre elle aussi indispensable dans le but de bénéficier de l’homologation en compétition motocross. Eh oui, une boucle micrométrique serait éliminatoire !

Choisir la taille de son casque

Le plus simple reste de se fier à ce que vous mesurez vous-même. Prenez la circonférence de votre crâne à 2,5 cm au-dessus de vos sourcils avec un mètre de couturière ou une ficelle. Utilisez ensuite le tableau de correspondance « tour de tête/taille fournisseur » disponible sur la fiche du produit qui vous intéresse pour trouver la taille adéquate.

Un petit coup d’œil aux avis client des autres pilotes vous permettra aussi de savoir si un modèle en particulier a des spécificités en matière de taille.

Les trucs qui feront la différence :

  • Une calotte en fibre, ou mieux encore en carbone
  • La légèreté (surtout pour les longues sessions)
  • Les systèmes contre les chocs rotationnels, type MIPS
  • Une ventilation bien étudiée

Les marques : Shot, Fox, Thor, Kenny, ProV, Bell, Airoh, O’Neal…

Mathilde Denis et sa tenue Kenny
Mathilde Denis et sa tenue de cross Kenny

Choisir son équipement cross textile : Pantalon, maillot et gants cross

Le style de votre tenue tout-terrain (et de vos gants assortis !), ça permet de s’illustrer parmi les pilotes. Mais n’oubliez pas de tenir compte de la qualité de l’ensemble et de ses capacités question confort. Ça peut réellement peser dans l’agrément du pilotage !

La tenue cross

Pour un maximum de mobilité, il est important d’avoir une tenue cross confortable qui permette de bouger librement. La taille doit être ajustée, ni trop serrée ni trop ample, juste ce qu’il faut d’espace pour porter des protections en dessous – pare-pierre, plastron ou gilet en haut et genouillères ou orthèses en bas. Le bon sens veut que plus on débute, plus on se protège, parce qu’on fera davantage d’erreurs qu’un pilote moto avancé !

Le confort dépend également de la gestion de votre chaleur corporelle. On vous recommande donc de porter des sous-vêtements thermiques sportifs, à adapter en fonction de la saison.

Les marques : Alpinestars, Shot, Fox, Thor, Fly, Kenny, Pull’In, ProV, O’Neal…

Le maillot de cross

Fabriqué en polyester, le maillot de cross profite souvent d’empiècements de textile perforé ou mesh pour une meilleure ventilation des zones stratégiques. Le dos est allongé pour ne pas sortir du pantalon de façon intempestive (rien de plus énervant). Le textile parfait se montre élastique pour gagner en agrément, et assez résistant pour ne pas se déchirer au moindre contact.

Les graphismes sublimés sont à privilégier pour une meilleure durabilité.

Les trucs qui feront la différence :

  • Le textile élastique, mais résistant
  • Les zones ventilées
  • Les graphismes sublimés, plus durables
Pilote cross portant une tenue Fox
Votre ensemble cross ne doit être ni trop large, ni trop serré

Le pantalon cross

Autrement plus technique que le haut, le pantalon de cross affiche aussi un prix supérieur. Soumis à beaucoup plus de frottements, le textile employé dans sa fabrication revendique ainsi une résistance à l’abrasion supérieure. À l’entrejambe et sous les fesses, il est courant de trouver des matériaux haute résistance pour supporter le contact répété avec la moto et la chaleur dégagée par le moteur. Même constat pour le bas des jambes.

Les zones en contact étroit avec la moto impliquée dans le pilotage (intérieur de genoux en particulier) sont parfois doublées d’empiècements de cuir retourné ou d’autres matériaux offrant un bon grip. Indispensable pour un pilotage au doigt et aux genoux !

Un bon ajustement s’appuie sur un tour de taille élastique. Pour autant, le motocross, ça secoue le pilote et son équipement. Pour un bon maintien, surveillez le système de serrage de la ceinture. Les plus costauds font appel à un clip à crémaillère semblable aux boucles micrométriques des casques routiers.

Les trucs qui feront la différence :

  • Les coutures multiples, plus résistantes
  • Les empiècements en cuir aux genoux
  • Les graphismes sublimés, plus durables
Justin Barcia avec ses gants cross Alpinestars
Justin Barcia vous présente l’intérieur de ses gants cross, rembourrés comme il faut

Équipement cross : les gants

Puisque le pilotage cross s’appuie grandement sur le toucher du guidon, le gant cross met à fond l’accent sur le feeling. Les gants pilotes cross entravent donc le moins possible les mouvements naturels de la main et assurent un grip des poignées de la moto aux petits oignons dans les conditions précaires. On retrouve donc dans la fabrication des textiles très élastiques et souvent assez ventilés. Côté paume, les matériaux sont généralement plus épais et résistants (ex. : Clarino), voire matelassés pour limiter l’effet des vibrations et les ampoules..

Certains produits embarquent des renforts souples pour un complément de protection des articulations. Des impressions silicone sur les doigts améliorent la préhension des leviers.

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Bien choisir ses gants cross

Ce guide d’achat vise à démystifier la diversité de l’offre actuelle en matière de gants cross, en s’intéressant aux critères cruciaux à considérer pour effectuer un choix éclairé.

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Pour l’hiver, les fabricants proposent des gants cross isolés, souvent avec du néoprène. Ce choix technique permet de ne pas trop perdre le feeling des commandes tout en offrant une isolation suffisante en conditions sportives.

En ce qui concerne le choix de la taille, commencez par mesurer la circonférence de votre main en la tenant ouverte et en étirant tous vos doigts. Ne comptez pas le pouce dans cette cote, et prenez bien la mensuration au-dessous de toutes vos articulations, y compris celle du petit doigt. Choisissez la version de gant qui convient dans le tableau de correspondance disponible sur chaque fiche produit. L’essentiel, c’est que ce type d’équipement ne soit pas trop lâche. Dans le cas contraire, il finira par former des plis côté paume et risque de cause des ampoules. Choisissez donc une coupe fit.

Les trucs qui feront la différence :

  • La paume renforcée ou matelassée
  • Les renforts souples sur les doigts
  • Les doigts siliconés pour le grip
Bottes cross Alpinestars avec articulation de la cheville
La souplesse des bottes au niveau de la cheville est l’apanage des modèles de qualité

Choisir ses bottes cross

Les pilotes pros le disent : une moto de cross se pilote avec les pieds. Les meilleures bottes motocross cumulent donc une protection avancée du pied et de la cheville, mais sans altérer le feeling de la moto.

Un mix de protection et de confort

La protection prime donc sur une paire de bottes cross. Dans ce sens, la fabrication fait appel à du plastique suffisamment rigide pour encaisser les projections et les chocs. Les différentes pièces sont assemblées par de fortes coutures et thermocollées de façon à protéger le pied en toutes circonstances. Vos malléoles, vos doigts de pieds et vos tibias sont sous bonne garde. Ajoutez-y un renfort intégré à la semelle empêchant sa torsion et vous avez le top de la sécurité du pied !

On retrouve en général un système d’articulation au niveau de la cheville ainsi que des soufflets dans les zones moins exposées, histoire de faciliter la flexion de la botte. L’amplitude d’ouverture et fermeture de la cheville est bridée pour vous protéger des lésions en cas de gamelle.

On constate souvent que plus une paire de bottes cross est haut de gamme, plus la flexion est facile, sans que cela ne nuise à la protection. De même, à niveau de protection comparable, le poids, l’agrément général de la botte moto et son encombrement sont réduits pour gagner en mobilité sur les repose-pieds et en toucher des pédales.

Bottes Sidi en cours de serrage
Les boucles de serrage métalliques doivent avoir votre préférence

Vos chevilles sous clé

La semelle, moulée ou cousue, sera à choisir en fonction de la pratique. Les crampons seront bien utiles sur les terrains glissants et intéresseront donc plutôt les pilotes d’enduro. Sur la tige des bottes, côté intérieur, les fabricants installent des inserts adhérents en cuir ou en caoutchouc qui améliorent la préhension de la moto.

Très montantes, les bottes cross réclament un système de fermeture puissant. Il se compose le plus souvent de trois ou quatre boucles de serrage à régler indépendamment via des crémaillères. Sur les bottes de qualité, celles-ci sont fabriquées en aluminium et s’avèrent remplaçables. Pas besoin de changer la paire pour une pauvre boucle cassée ; pas mal, non ? Mention spéciale à Sidi, offrant un maximum de pièces de remplacement pour ses bottes cross.

Choisir la bonne pointure pour ses bottes cross

On recommande souvent de prévoir une demi-taille supérieure à votre pointure habituelle afin de compenser l’épaisseur des chaussettes. Rassurez-vous, en cas de mauvaise surprise à réception, le retour est gratuit sur Motoblouz !

Les trucs qui feront la différence :

  • Les articulations de cheville bien étudiées
  • Les protections omniprésentes
  • L’encombrement de la botte, en particulier au bout du pied
  • Les boucles de serrage en alu
  • Un maximum de pièces remplaçables

Les marques : Sidi, Alpinestars, Shot, Fox, Gaerne, Thor, Acerbis, Kenny, ProV, Forma, Fly, TCX, O’Neal…

Un pilote cross bien équipé en plein whip
Un pilote cross doit être équipé de la tête aux pieds, quel que soit le sens sous lequel on l’examine

Quel équipement obligatoire en cross ?

Le cross se pratique sur terrain fermé. On pourrait imaginer que la question de l’équipement du pilote cross ne fait l’objet d’aucune réglementation particulière. Ce serait oublier que la compétition en cross se déroule sous l’égide de la FFM (Fédération Française de Motocycle) à l’échelle nationale, ou localement de l’UFOLEP. Règlement oblige, l’équipement du (ou de la) pilote cross doit satisfaire aux exigences dictées par ces structures qui organisent les courses MX en France.

La liste de l’équipement obligatoire en cross

Concrètement, le ou la pilote doit se présenter au contrôle technique avec :

  • Un casque intégral aux normes. Bien sûr, on ne parle pas d’intégral routier avec visière, même si rien n’empêche un participant masochiste de rouler le crâne ainsi couvert. En motocross, le casque intégral revendique une mentonnière proéminente, une visière solaire, une ouverture assez grande pour accueillir un masque et une ventilation maximale, comme évoqué plus haut. Le casque en question doit être âgé de moins de 5 ans et homologué selon la norme EN ECE 22-05 P (P indique la configuration intégrale) ou ECE 22-06 P. Les casques conformes à la première – en fait l’ancienne norme – devront néanmoins être remplacés pour la saison 2027.
    Pour les pilotes étrangers, les casques homologués FIM selon les normes JIS 8133 2015 (Japon) et SNELL M 2015 ou 2020 (États-Unis) sont acceptés sur circuits fermés.
  • Des protections antichocs dignes de ce nom au niveau du torse. Ce gilet ou ce pare-pierre doit être labellisé FFM. À défaut, il doit bénéficier de la certification EN 14021 (ou 1621-3) pour leur renfort pectoral et EN 1621-2 pour le renfort dorsal.
    La FFM précise que les pilotes de motocross jusqu’à 125 cm³ doivent y ajouter des protections couvrant les genoux, les coudes et les épaules.
  • Une tenue, composée d’un maillot et d’un pantalon en « matière résistante ».
  • Des gants cross, eux aussi en matière résistante.
  • Une paire de bottes en cuir ou en matériaux synthétiques.

Les critères de la FFM se montrent suffisamment larges pour couvrir à peu près tous les produits disponibles dans le commerce. Une bonne chose, car en cas de non-présentation d’un équipement cross conforme, le ou la pilote s’expose à des sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion de la course.

Équipement cross au meilleur prix chez Motoblouz

Choisir son équipement cross au meilleur prix

N’y allons pas par quatre chemins : le prix de l’équipement constitue un levier majeur à l’heure du choix. Pour être certain(e) de trouver l’équipement cross qu’il vous faut en déboursant le moins possible, on vous conseille de jeter un œil à la gamme Motoblouz. Car au-delà de notre offre extra-large et de notre qualité de service reconnue, ce seront peut-être les promotions ou les offres du moment qui achèveront de vous convaincre. On vous laisse vous faire une idée !

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Loïc

Rédacteur et testeur pour Motoblouz, je suis fan inconditionnel de routes à virages. La moto est pour moi un moyen d'évasion comme un moyen de transport.

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