Essai des gants mi-saison DXR TTR


Avec l’arrivée du printemps comme de l’automne, il y a des jours où on ne sait pas si on va mourir de chaud dans ses gants hivers ou perdre une ou deux phalanges dans ses gants d’été. Les gants mi-saison servent de balance dans ce bipolarisme thermique. Alors aujourd’hui on va causer du best-seller Motoblouz des gants mi-saison : les DXR TTR. Le secret ? On va le découvrir ensemble…

Petit tour du propriétaire

Grande première pour moi car je n’ai jamais utilisé d’équipement DXR, uniquement des accessoires qui ne m’avaient pas convaincu. Alors je jette un œil sur la fiche produit, les retours d’utilisateurs… et là grande surprise, je constate que depuis leur commercialisation fin 2015, les gants DXR TTR cumulent 920 avis utilisateurs avec seulement 86 allant de 3 à 1 étoile.

Est-ce mérité ? Je vais donc les analyser sous toutes les coutures. Tout d’abord, ils sont disponibles en deux coloris : marron pour le côté vintage (voir l’essai des DXR Sanchez si c’est ce que vous recherchez avant tout), ou noir pour le côté passe partout. Les gants DXR TTR sont plutôt bien finis. Le cuir de chèvre est du plus bel effet et les empiècements sont plutôt réussis. Malheureusement certains détails viennent contrarier la rétine. Notamment les découpes du cuir un peu aléatoires au niveau de la coque de métacarpe et des phalanges. Tout comme le renfort de paume en textile qui remonte jusqu’au-dessus de l’auriculaire qui gâche le look.

Si ces détails me fâchent sur les DXR TTR marron, nul doute qu’ils seront moins visibles sur les DXR TTR noir. Le seul bémol de ces derniers reste un logo blanc sur noir un peu trop flashy. Une chose est sûre, c’est que visuellement DXR n’a pas lésiné sur les protections !

Sécurité et homologation

Alors parlons-en des protections. Pour répondre à la norme CE EN 13594:2015 DXR a sorti le grand jeu : renforts phalanges pour l’annulaire, le majeur et l’index, renforts épais de 4mm sur la tranche de la paume et même au niveau du ligament annulaire du canal carpien, ce qui est peu commun mais vraiment intéressant ! Tout cela pour aboutir au niveau de protection 1KP (pour rappel, résistance à l’abrasion jusque 4 secondes avec en prime la protection de l’articulation des doigts). Mais avec tout ça, sont-ils confortables ?

Les DXR TTR à l’enfilage

Premier constat, contrairement à d’autres acheteurs, ils taillent grand pour ma main. Si le majeur, l’auriculaire et l’annulaire arrivent au bout, le pouce et l’index ne comblent pas le bout du gant. De ce fait les gants DXR TTR s’enfilent très facilement et se montrent assez confortables. Malheureusement le logo de l’homologation est imprimé sur une étiquette interne. J’aurais préféré que ce soit imprimé dans la doublure intérieure car les étiquettes, ça gratte… donc je leur ai réglé leur compte à coup de paires de ciseaux, j’espère ne pas avoir à me justifier en cas de contrôle routier…

Pour le maintien, celui-ci se fait par une patte de serrage toujours en cuir de chèvre combinée avec une boucle en laiton. Ce qui augure une bonne durée de vie et pas de desserrage intempestif. La manchette est courte et de petit diamètre. Sur ma moto avec un guidon ape hanger, un espace subsiste. J’ai donc réitéré l’essai sur la CB500x d’un collègue et une Africa Twin et la manchette et suffisamment longue pour vous protéger. La texture interne est douce et confortable. Par contre on ressent les coutures au niveau des doigts donc ce n’est pas plus mal qu’ils taillent grand car s’ils étaient vraiment juste mon avis aurait probablement été différent…

Conditions d’essai

Pour réaliser cet essai d’un mois, j’ai parcouru 850 km dont 435 km de nationale, 215 km de ville et 200 km d’autoroute. Sur une plage de température allant de 5 à 30°C.

Une fois en route

L’agrément thermique est vraiment bon pour les températures intermédiaires. Des vrais mi-saison qui tiennent au chaud le matin et restent agréables en fin d’après-midi. Malgré leur largeur le feeling sur les commandes est plutôt bon et l’on a facilement accès à tout. Ils se montrent confortables à l’utilisation et savent se faire oublier. J’en omets parfois que j’ai un test à réaliser sacrebleu ! Les DXR TTR sont très souples, aucun problème pour saluer un collègue motard ou faire un geste obscène au @$#&% qui oublie la raison du panneau « Stop ».

Mi-saison et un peu plus

Le thermomètre affiche 5°, je suis parti pour 20 bornes dont 15 de nationale. C’est selon moi la limite acceptable pour un confort optimal. Ceux-qui sont équipés de garde main ou poignées chauffantes pourront se permettre de descendre un peu plus bas. Après 35 bornes d’autoroute par 9°c on a froid aux mains mais pas suffisamment pour altérer le feeling sur les commandes. Enfin, vu ce premier épisode estival en plein mois d’avril c’est à partir de 26°c que j’ai commencé à les trouver trop chaud pour rouler en ville. Ils offrent donc une bonne plage d’agrément thermique pour être utilisés un max de temps.

Sous la pluie tu n’iras point

Incroyable mais vrai, pendant un moi j’ai roulé sans me ramasser une averse. Donc j’ai sorti le pulvérisateur de jardin en mode « crachin » et en mode « averse ». Dans un cas comme dans l’autre, ces gants ne servent à rien du tout, l’eau s’infiltrant rapidement par les empiècements des phalanges. Bon, je vais pas leur en vouloir car c’était clairement indiqué sur la fiche produit qu’ils aiment autant la pluie que mon chat… Ne vous inquiétez pas, en cas d’averse malveillante ils sèchent très vite.

Manipulations

Pour voir si les gants sont utilisables pour manipuler un smartphone, j’ai voulu envoyer un sms à ma moitié. Bon, je n’ai jamais réussi à déverrouiller l’écran et ma femme attend toujours son sms… en revanche pas de problème pour utiliser mon GPS moto, qu’il soit dans sa sacoche ou non. Aucune gêne non plus pour manipuler mon casque, ouvrir les différentes tirettes de ma veste, sortir mon portefeuille, la CB, taper le code 3654 et faire le plein.

Protection8
Confort9
Finition7.5
Aspects pratiques9
Agrément thermique8

Mon avis : Confort au rendez-vous

Les gants DXR TTR sauront vous satisfaire de la fin de l’hiver au retour de celui-ci. L’été, ils vous accompagneront volontiers lors des matinées plutôt fraîches ou sur les itinéraires à majorité forestiers. Si la finition n’est pas leur point fort, on peut justifier cela par un petit prix qui saura satisfaire la plupart d’entre-nous. Le confort est au rendez-vous et ils savent se faire oublier dès les premiers tours de roue.
8.3

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Gab

Moi c'est Gab', depuis que j'ai obtenu le précieux sésame en 2013, je roule sur mon Sportster pour déambuler sur les boulevards et plus récemment mon Africa Twin pour affronter les conditions climatiques hostiles ou pour rider vers d'autres horizons. Egalement cycliste et parfois automobiliste, je prône le partage, la responsabilité et la sagesse collective sur la route. Quoiqu'il en soit, je recherche l'équipement sachant allier style, efficacité et protection.