Le blouson DXR Dagor, ou le vrai faux blouson vintage ! En effet au premier coup d’œil, son look de blouson réservé aux amateurs de néo-rétro un peu fashion laisse penser que le Dagor ne dispose que de protections anecdotiques, mise tout sur son look, en oubliant les aspects pratiques… Et si au lieu de ça, ce blouson DXR cachait bien son jeu ? Les équipes DXR ont voulu réinventer le blouson moto « originel ». Une conception moderne sous un aspect Café racer façon 60s, capable de s’adapter à un large éventail de pratiques. Mission réussie ? On voit cela ensemble à travers ce test réalisé avant et après confinement.
Le look du blouson DXR Dagor pour un large éventail de pratiques
Si vous avez l’habitude de me lire, vous savez que je ne suis pas un habitué du look néo-rétro. Et pour cause, aucune de mes machines ne colle à cet esprit. Pourtant, force est de constater que le blouson DXR Dagor sait s’accorder à presque tous les styles. Même si celui-ci s’inscrit dans une tendance vintage, à l’instar de toute la gamme « Custom & More » de DXR dont il fait partie, le Dagor se montre bien plus polyvalent qu’on ne peut l’imaginer.
Pour les fans de néo-rétro, il collera parfaitement à un ensemble full vintage. Un superbe casque au look rétro comme le Bell Bullitt par exemple siéra à merveille. Mais comme vous pouvez le voir sur les photos, un casque sportif comme le Roof RO200 ne dépareille pas non plus. J’y ai ajouté un jean et des baskets moto, et c’est parti pour une balade sur mon Ducati Monster ou même sur mon Diavel. On est loin du style vintage… Et pourtant ! En réalité, je vois plus le blouson DXR Dagor comme un retour aux sources du blouson moto. Et non un énième équipement qui suit la mode hispter, et limité à son look. Un bon cuir qui sait s’adapter à toutes les utilisations… Quoi de mieux ?
Retour aux sources du blouson moto… Mais loin d’être un basique !
Le blouson DXR Dagor est loin d’être un basique dans sa conception et la sécurité offerte. En effet, les créateurs DXR (basés dans les Hauts de France, rappelons-le) se sont inspirés de l’époque Café racer des 50s, 60s, 70s. Des surpiqûres avec aspect gaufré sont présentes sur le bas du dos et aux coudes. Juste ce qu’il faut, sans tomber dans la caricature. D’ailleurs, par rapport aux modèles d’époque, la coupe est bien plus dynamique et moderne, ce qui participe à la polyvalence dont je parlais précédemment.
Concernant sa conception, on est face à un blouson homologué CE. Il est également muni de protections Safe Max homologuées aux coudes et aux épaules. Pour la résistance à l’abrasion, on trouve un superbe cuir de vachette d’environ 1,3 à 1,4 mm d’épaisseur. Celui-ci est assez souple après quelques sorties au regard de l’épaisseur choisie… Sauf au niveau des poignets, j’y reviendrai plus loin. En revanche, sachez qu’il s’agit d’un blouson qui fait son poids, même si on s’y fait très rapidement.
De la sécurité sans négliger le confort
Comme je viens de le dire, ce blouson de cuir DXR est équipé de protections homologuées aux coudes et aux épaules. Il s’agit de coques en mousse haute densité offrant une protection de niveau 1. Elles sont réglables sur deux positions, par l’intermédiaire de velcros, afin d’adapter la protection à toutes les morphologies. Car rappelons-le, une coque ou une dorsale mal positionnée, mobile au moment de l’impact, ne peut plus agir comme elle devrait. Ce qui résulte en une protection inefficace voire nulle. Cette solution a aussi pour effet d’augmenter le confort, en évitant d’être gêné par le mauvais placement d’une coque.
En revanche, la dorsale est aux abonnés absents. Le blouson DXR Dagor est cependant conçu pour recevoir une dorsale homologuée de niveau 2 de la marque DXR pour un peu moins d’une trentaine d’euros. Notez que si, comme moi, vous avez une préférence pour d’autres marques de dorsale, le Dagor a pu recevoir ma Dainese Wave D1 sans problème. Attention toutefois aux dorsales qui présentent des éléments solides qui pourraient à terme marquer le cuir.
Aspects pratiques au top du top
Les aspects pratiques sont un des très gros points forts du blouson DXR Dagor à mon sens. Les poches sont ultra nombreuses :
- 2 poches sur la poitrine
- 2 grandes poches latérales
- 1 poche sur le revers gauche
- 2 poches sur la doublure (téléphone et poche papiers à zip)
- 2 poches sous la doublure (pas de perte de poches une fois retirée donc)
- 1 poche sur la manche gauche qui permet de placer une carte bancaire ou un badge de télépéage
C’est au total pas moins de 8 poches disponibles, avec ou sans la doublure. Habituellement, il faut regarder du côté des vestes Touring pour trouver autant de rangements. C’est d’autant plus surprenant vis-à-vis du look du Dagor… qui ne laisse pas penser à un blouson pratique au premier abord.
Un blouson multi-saison
Reçu juste avant le confinement, le blouson DXR Dagor m’a accompagné lors de fraîches journées début mars, et lors de chaudes après-midi de ce mois de mai. Et c’est vraiment une très grosse surprise : malgré ce que laisse présager son aspect et son épaisseur, le Dagor est capable de s’adapter à une large plage de températures. Avec sa doublure thermique, aucun problème sous les 10°C. Une fois retirée, le blouson reste parfaitement agréable, même par 25°C (tant qu’on ne s’éternise pas en ville).
Ce blouson DXR nous préserve avec brio de l’effet « sauna ». La doublure intérieure en mesh et la qualité du cuir (et donc, sa respirabilité) n’y sont pas étrangers.
Quelques petits défauts
Même si le Dagor reste globalement assez souple, malgré l’épaisseur de peau employée, le cuir des poignets est assez rigide. Même après ces quelques semaines de roulage.
De même, les différentes pattes de serrage manquent un peu d’amplitude à mon avis. Aucun problème à déclarer au niveau du col, qui s’accommode d’un épais tour de cou. En revanche, toujours au niveau des poignets, impossible pour moi d’utiliser la seconde pression qui permettrait de serrer davantage la manchette.
La manchette de gants hiver passe tout juste au-dessus des manches. Concernant l’enfilage, aucun souci grâce aux zips. Il en va de même pour l’ajustement au niveau de la taille : celui-ci aurait également gagné à avoir plus d’amplitude afin de s’adapter à toutes les morphologies.
En parlant des zips, ceux-ci sont de la marque YKK, larges et robustes. Il faudra peut-être quelques manipulations afin de les rendre un peu moins durs à coulisser. Enfin (mais pour le coup, il ne s’agit pas vraiment d’un défaut) notez qu’il s’agit d’un blouson qui demandera un minimum de soin. Certes une patine naturelle sublimera ce blouson au fil du temps. Néanmoins il s’agit d’un cuir plus « brut » que celui de certains blousons modernes. Il conviendra de soigner le cuir comme il se doit !
L’heure du bilan
En dehors d’un poids assez élevé inhérent à sa conception et d’un certain manque d’amplitude au niveau des différentes pattes d’ajustement, difficile de reprocher beaucoup plus au blouson DXR Dagor (même s’il ne s’agit pas d’un sans faute). Surtout quand on prend en compte le prix auquel est proposé le Dagor, à savoir moins de 220 € au moment où j’écris ces lignes. Je vous recommande toutefois chaudement d’ajouter quelques dizaines d’euros pour investir dans la dorsale pour laquelle il est prévu.
Une chose est sûre, ce blouson de cuir DXR en propose beaucoup pour son tarif, ultra serré. L’agrément thermique est surprenant tellement il semble capable de vous suivre toute l’année (sauf peut-être l’hiver, fonction de votre région). Tout aussi surprenant, le nombre de poches et leur accessibilité. Le Dagor est enfin très valorisant et bien fini. Il est capable de s’accorder à beaucoup de look, sans sacrifier la sécurité. C’est un grand oui !
Merci à Esmeralda de chez DXR pour toutes ses réponses lors de la rédaction de cet essai.
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