Essai casque route Shark Speed-R 2


J’avoue avoir un intérêt tout particulier pour le matériel moto technique : découvrir les dernières innovations dans le domaine de la sécurité du motard ou comment les équipementiers rivalisent d’ingéniosité pour nous proposer les dernières technologies concernant des détails dont nous n’aurions même pas imaginé la complexité. Et pour mon premier essai sur #EnjoyTheRide, je peux dire que l’équipe m’a gâté avec le Shark Speed-R 2 : En effet quoi de plus technique qu’un casque ?
Il y a beaucoup de choses à dire sur cet élément primordial de sécurité, qui l’air de rien est un vrai condensé de technologie, et Shark étant un fabricant basé à Marseille, on parle ici de technologie Française, s’il vous plaît !

Premières impressions de haut niveau !

D’entrée de jeu, on voit clairement qu’on a affaire à un casque de qualité : Fibres composites, finition très soignée et look racé. Les spoilers à l’arrière du Shark Speed-R et les extracteurs d’air rouges (fonctionnant par effet venturi) juste en dessous participent pour beaucoup à ce ressenti.
Les sérigraphies « SHARK » sur les côtés et le dessus sont de qualité et ne donnent pas l’impression d’être de simples stickers noyés dans un vernis.
Le plastique utilisé pour les aérations est de qualité et leurs mécanismes d’ouverture ne posent aucun problème de manipulation, même avec des gants épais.

Un écran principal à l’ergonomie perfectible, au contraire de l’écran solaire

Toujours au registre de la manipulation, celle de l’écran pare-solaire se fait également sans le moindre souci grâce à une glissière située sur haut du casque. Le mouvement est doux et précis, sans à-coup, notamment en fin de course comme c’est parfois le cas sur certains casques, du tout bon.

Je suis en revanche plus réservé concernant la manipulation de l’écran principal : la faute essentiellement à un ergot situé sur le côté gauche pas toujours facile à manipuler en position fermée. On s’y fait, mais ce n’est pas la panacée.
Bon point concernant le crantage du mécanisme de l’écran qui permet de régler assez finement l’ouverture afin de laisser passer un filet d’air plus ou moins important.

La teinte de la visière pare-soleil du Shark Speed-R 2 est un peu claire à mon goût, cependant, testée avec le soleil rasant habituel des fins d’après-midi d’automne, elle fait très bien le job. Elle descend assez bas, près du déflecteur nasal, ce qui évitera de générer trop de perturbations (et de bruit) en roulant visière ouverte.
À noter qu’un écran solaire « dark smoke », plus foncé que celui d’origine, est disponible au catalogue des accessoires, de même que des écrans principaux teintés selon différents niveaux, ou à revêtement iridium chrome, bleu, or… il y en a pour tous les goûts !
Le montage / démontage de l’écran s’effectue en un tour de main et sans outils, grâce aux deux verrous sur les cotés de l’écran, dont on pourra même ajuster le mécanisme grâce à une petite clé 6 pans fournie avec le casque.

Le Shark Speed-R 2, un champ de vision au top et une très grande polyvalence

Le champ de vision latéral est très bon, mais le Speed-R 2 propose également une bonne visibilité sur le haut. Il convient ainsi tout à fait aux machines à la position « droite », mais aussi aux motos où le corps est beaucoup plus incliné sur l’avant comme sur les roadsters les plus radicaux ou même sur les sportives. (Testé sur Ducati Diavel, Ducati StreetFighter 1098 et Yamaha YZF-R6)
Shark utilise ici un écran à densité variable, permettant de limiter la distorsion optique, et est traité anti-rayure (auto-régénérant, c’est à dire qu’il ne s’agit pas d’un simple traitement de surface) et anti-buée.

Un intérieur soigné, et une fermeture par boucle double-D issue de la compétition

Pour ce qui est de l’intérieur, la société Marseillaise propose sur ce modèle un tissu traité bambou, antibactérien, anti-sudation et hypoallergénique. L’aspect de celui-ci est très satisfaisant dans cette jolie couleur rouge, et le contact avec la peau se révèle très agréable.
Le placement des mousses a été pensé pour les porteurs de lunettes (dont je fais partie), et chose assez rare, dans ce casque même les branches des montures les plus épaisses passeront sans le moindre problème.
Les parties entre les mousses du haut du crâne sont faites d’un filet permettant à l’air de circuler librement et assurent ainsi d’une bonne ventilation.
L’ensemble de la garniture intérieure est démontable afin de faciliter le nettoyage.

Le Shark Speed-R 2 est également livré avec une astucieuse bavette, qui se fixe facilement en trois points entre la calotte externe et la garniture de la mentonnière, et est munie d’une ficelle permettant d’ajuster le tissu sous le menton de façon à bien isoler de l’air, mais aussi de bien caler un tour de cou par exemple, de façon étanche et sans pression excessive. Simple et efficace.

La fermeture du casque se fait par un système double-D, qui trahit son orientation sportive. Personnellement je ne jure que par ce système. Pour le néophyte un rapide apprentissage est obligatoire pour savoir se servir de ce système « à l’aveugle », mais une fois l’habitude prise, il s’agit de la fermeture la plus sûre. Et moi, quand on allie sécurité et simplicité, j’apprécie. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il s’agit du seul système homologué en compétition…

Prédisposition aux kits de communication et une très bonne isolation thermique et phonique

On note également que le casque est prêt pour l’installation du kit de communication maison de Shark, le « SharkTooth », notamment en laissant une place confortable au niveau des oreilles pour l’installation des écouteurs. Bien évidemment, cela facilitera l’installation d’un kit en provenance d’une autre marque, comme CardoSena ou Dexter.

Côté insonorisation, j’ai été très agréablement surpris. Pour un casque qui se place dans le segment « Sport-touring », je ne m’attendais pas à un si bon niveau. On n’atteint évidemment pas le degré d’insonorisation des modèles touring les plus haut de gamme, mais dans cette gamme de prix, c’est remarquable, surtout avec la bavette anti-remous en place.

Autre bon point : l’étanchéité du Speed-R 2. Testé dans le froid et sous une pluie battante, aucun suintement n’est à déplorer, et une fois les ventilations fermées, pas le moindre filet d’air ne se fait ressentir, même sur autoroute. Par temps froid la tête reste parfaitement au chaud, ce qui plaira aux « roule-toujours » à l’approche de l’hiver.
Concernant la buée, celle-ci ne se forme pas trop vite tant que la température extérieure reste au-dessus des 10° même par temps humide. Et elle disparaît rapidement même à faible vitesse, grâce à la ventilation basse qui propulse l’air frais sur l’intérieur de l’écran. En dessous de cette température, l’installation du Pinlock MaxVision, fourni dans le kit, sera nécessaire.

Avec un poids raisonnable (pour un casque disposant d’un écran solaire intégré) de 1528 grammes (pour 1550g annoncés, en taille L), le casque Shark Speed-R 2 ne se fait pas trop sentir et respecte ainsi son orientation polyvalente, avec juste ce qu’il faut de sport.

Poids7.5
Ergonomie6
Confort intérieur8.5
Ventilation7
Silence7
Finition9

Mon avis : Un très bon casque polyvalent, à la finition soignée

Proposé chez Motoblouz, il s'agit clairement d'un des meilleurs casques dans sa gamme de prix. Très bien fini et bénéficiant des dernières avancées dans le domaine (traitement bambou de l'intérieur, écran à densité variable, extraction de l'air par effet venturi), le Shark Speed-R 2 propose davantage que de nombreux autres modèles. En bref une valeur sûre que je recommande chaudement !
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Cédric

Enseignant de la conduite et de la sécurité routière depuis 6 ans et motard depuis plus de 12 ans, j’ai lancé le site "Le Moniteur Hors Des Clous !" dans le but de partager le regard particulier que je portais sur l'actualité auto/moto, tout en amenant les lecteurs à penser “en dehors du cadre” concernant les événements en lien avec notre passion. Bénéficiant au quotidien d'une position d’observateur privilégié concernant la “Route”, j'essaye d’apporter un éclairage particulier sur la prévention routière, la législation et la formation, en dépassant les dogmes et en apportant les éléments nécessaires pour se forger sa propre opinion.

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