Essai des chaussures DXR Asgeir


essai des chaussures DXR Asgeir

De plus en plus de personnes utilisent au quotidien une moto ou un scooter pour leurs déplacements, notamment en ville. Les vêtements pour motards urbains se développent depuis plusieurs années. Ils ont la double contrainte de devoir protéger à moto et d’apporter confort d’usage hors moto. Que ce soit pour marcher ou pour tout simplement être portés toute la journée. Les bottes de moto étant trop hautes et lourdes, beaucoup de consommateurs préfèrent les bottillons, plus élégants qui plus est, comme les chaussures DXR Asgeir testées ici.

Présentation des chaussures DXR Asgeir

Sur le segment des demi-bottes moto ou bottines (qui couvrent la cheville mais pas le tibia), les adeptes de la moto ou du scooter en ville (ou péri-urbain) ont le choix entre baskets, sneakers, boots, bottillons… Voire rangers, chaussures de sécurité ou de randonnée. Mais quand la sécurité à moto doit se combiner avec les exigences d’un costume de ville ou la recherche d’un look « gentleman rider« , le choix du bottillon en cuir s’impose comme une évidence.

La marque distributeur de Motoblouz, DXR, se devait de répondre à cette demande. Elle propose ainsi depuis 2020 le modèle de chaussures DXR Asgeir. Ce prénom scandinave a été popularisé dans les années 2010 par le chanteur islandais Asgeir Trausti (avec un accent sur le « A »). Ces bottillons DXR sont le pendant masculin du modèle féminin DXR Lagerta, déjà testées en septembre dernier par Sonya (modèle avec une autre référence à l’univers scandinave).

essai des chaussures DXR Asgeir

Par rapport à la concurrence, les chaussures DXR Asgeir s’inscrivent sur le même créneau que les Soubirac Klipper III, une référence du genre (hélas sortie du catalogue). Elles ont cependant une esthétique plus fine et plus élégante. Les véritables concurrents de ce modèle seront plutôt à chercher du côté des Furygan Appio, Falco Aviator, TCX Hero et autres TCX Metropolitan, tous modèles déjà testés par les essayeurs de votre webzine préféré. Avec à chaque fois l’avantage du prix en faveur des DXR…

J’ai reçu ces bottillons fin juin 2020. Je les ai portés à de nombreuses reprises de juillet à octobre. Ces quatre mois m’ont permis de les tester dans des conditions climatiques variées, mais à chaque fois sur de courts trajets (100 km maximum) et jamais sous forte pluie prolongée.

Des bottillons très confortables

Une fois les chaussures DXR Asgeir déballées, la qualité perçue n’appelle aucun reproche. Tout est en cuir de vachette pleine fleur. Aussi, toutes les coutures sont doublées et bien parallèles. Le pourtour de cheville est capitonné pour plus de confort. Le chausson est doublé en polyester très doux. La première de propreté est épaisse et confortable. En un mot, ces chaussures se sont révélées confortables à porter, aussi bien à moto qu’en marchant. Je n’irais pas jusqu’à parler de « pantoufles », mais il est vrai qu’elles sont vraiment agréables à porter.

Encore faut-il pour cela qu’elles soient à la bonne taille… Ce qui semble être le cas ! Je porte habituellement du 44 et cette pointure me convient parfaitement avec les chaussures DXR Asgeir. Toutefois, il faut noter que j’ai le pied plutôt long et fin. Or je me sens déjà très « tenu » dans ces bottillons. Une personne avec le pied fort, large, risque de se sentir à l’étroit.

bonne pointure pour les chaussures DXR Asgeir

Côté sécurité

Pas de coques, mais des renforts. Ces bottillons sont homologués selon la norme européenne EN 13634 (version 2017) avec le niveau 2, ce qui est rassurant. En l’absence de coque rigide, la protection de la cheville n’est que de niveau 1. Il ne faut pas espérer de miracle, la surface couverte reste bien moindre qu’avec des bottes moto et l’épaisseur de cuir ne suffit pas à protéger d’un impact puissant. Surtout sans coques au niveau des malléoles.

Le renfort de cuir épais sur le bout de pied pour le sélecteur (présent sur les deux pieds par souci d’esthétique) évite de se faire mal à la longue. Il sauve surtout le cuir plus fin du bottillon qui finirait par se marquer à la longue à cet endroit. C’était le point faible connu des Soubirac Klipper que j’ai portés pendant des années.

Côté imperméabilité

Pour ce qui est de l’imperméabilité, je peux témoigner que les chaussures DXR Asgeir résistent à une averse. Même à une aspersion prolongée (une bonne heure) sur une moto très protectrice. Je ne me prononce pas sur leur tenue sous des trombes d’eau pendant plus de 30 minutes. Mais encore une fois, ce n’est pas leur vocation. On n’est pas là sur de la botte de route ! Leur boulot est de vous maintenir les pieds au sec pendant 15 à 30 minutes au plus. Et encore, à condition que le pantalon soit imperméable et recouvre la cheville, faute de quoi l’eau entrera par le haut. Et si vous roulez souvent sous la pluie (même brièvement), il ne faudra pas oublier d’entretenir le cuir de ces chaussures, notamment de le graisser en insistant sur les coutures.

Un peu compliquées à enfiler…

Terminons avec le confort d’enfilage, où le bilan s’avère plus mitigé. DXR a fait le choix de doter les chaussures DXR Asgeir d’un seul zip latéral, côté intérieur. Une fois ouvert, ce zip permet d’élargir l’ouverture du bottillon afin d’y enfiler ou d’en extraire plus facilement le pied. Le but est de serrer les lacets une fois pour toutes, et d’avoir ensuite seulement à ouvrir et fermer le zip latéral. Sauf que c’est raté…

En tout cas, dans ma pointure. Avec ma longueur de pied et avec le zip fermé, il est impossible d’enfiler le bottillon sans forcer à outrance. Même pour l’enlever, il faut forcer. J’ai été obligé de lacer et délacer à chaque manœuvre. Cela se fait rapidement, ce n’est pas une grosse contrainte… Mais c’est une contrainte. Mes bottillons Soubirac Klipper, équipés de deux zips latéraux, s’avéraient bien plus rapides à enfiler. De même pour mes bottines BMW Rider, sans lacets ni zips, mais dotées d’une zone extensible.

zip d'ouverture des chaussures DXR Asgeir

Autre (très léger) point négatif sur ce chapitre, les lacets sont inutilement longs. Ils sont immenses ! A tel point que cela impose de faire un double nœud pour ne pas qu’ils pendent trop et risquent de s’emmêler dans les pédales. Ou alors de les faire passer autour de la cheville. A moins d’avoir des chevilles très épaisses et le pied fort, je ne vois pas qui aurait l’utilité de lacets aussi longs. Surtout que ces bottillons ne sont pas coupés pour un pied fort.

Dommage, car à part ça, ces chaussures moto sont faciles à vivre, plutôt élégants et encore une fois, confortables. La large languette arrière facilite l’enfilage. La petite languette de zip latéral offre une bonne préhension et semble solide dans le temps (autre défaut connu sur d’autres modèles). Le rabat de cuir sur le haut du zip évite à la tirette de descendre à la longue à cause des vibrations. Les œillets en métal permettent au cuir de résister à la traction des lacets, un autre gage de longévité.

essai des chaussures DXR Asgeir

 

Voir la fiche produit

Confort5
Esthétique5
Sécurité4
Etanchéité 4
Enfilage 3.5
Adhérence 4.5

Mon avis : des bottillons sympa pour la ville et le quotidien !

Pour un usage quotidien et à condition de ne pas être exposé à des pluies torrentielles, les chaussures DXR Asgeir conviendront à la grande majorité des conducteurs de motos et scooters qui veulent ne pas avoir à changer de bottes et pouvoir garder aux pieds toute la journée des chaussants à la fois confortables et protecteurs. Le tout à un prix très raisonnable.
4.4

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Fabien Lecoutre

Formateur de conduite, journaliste moto, auteur de guides touristiques motards et du site Passion Moto Sécurité... je suis surtout un "roule toujours" passionné.